La rue Sauriol, en face de l’école secondaire Regina Assumpta, à l’heure de pointe du matin. (Photo: François Robert-Durand)

Congestion d’autos, interblocages, arrêts non respectés, accélérations intempestives, risque accru d’accidents pour les élèves du Collège Regina Assumpta et les passants des environs qui sont à pied, les dangers sont bien réels, comme a pu le constater, en novembre dernier, votre média. Le PDQ 27, le Collège, et l’arrondissement se mobilisent pour trouver des solutions. Journaldesvoisins.com fait le point sur les actions entreprises.

Un début sur fond d’enquête terrain et de comité

Sur le terrain, Alexandre Lelièvre, commandant du PDQ 27, note la congestion matinale autour du Collège entre 7 h et 8 h30.  Selon lui, la signalisation et les limites de vitesse sont généralement respectées.

« [Mais, je constate] une problématique de cohabitation urbaine entre le Collège, les usagers de la route, les parents d’élèves et les habitants de ce secteur très résidentiel », précise M. Lelièvre.

Il coordonne le comité composé du lieutenant du PDQ27, de la directrice générale du Collège Regina Assumpta, en fonction depuis janvier 2022. Il a aussi invité des représentats de l’arrondissement : le chef de division des études techniques de la direction du développement du territoire, ainsi que le directeur du même service. En outre, Diane Martel, directrice générale de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville assistait également à la première rencontre du 15 novembre dernier.

À la suite des tâches assignées et de collecte de données, les résultats d’un questionnaire tombaient quelques semaines plus tard.

La part du Collège

Pendant les classes, pas moins de 90 % des élèves avaient répondu au questionnaire sur les transports. Presque la moitié d’entre eux viennent en voiture.

Selon Julie Duchesne, directrice générale du Collège, leur provenance est très disparate. Pour 30 % des automobilistes, le Collège est sur le chemin du travail. Presque autant trouvent la voiture plus sécuritaire. Quelque 24 %, s’épargne les temps de transports collectifs jugés trop longs.

En outre, 65 % des parents conduisent leur véhicule à proximité de l’entrée de la rue Garnier et s’y arrêtent quelques minutes le temps de déposer leur jeune. Quarante pour cent d’entre eux jugent cela plus sécuritaire. Environ 27,5 % des élèves invoquent le «Parce que je ne veux pas marcher. »

Jusqu’alors, mettre à contribution les adolescents dans le processus était difficile.

« La COVID-19 ne permettait (pas) les activités extra-scolaires. Mais cela a changé. Le Comité des élèves sur l’environnement et le Conseil étudiant réfléchiront aux moyens d’inciter les jeunes à la marche par exemple. L’Association de parents travaillera pour trouver des solutions, comme étaler les arrivées en déposant les enfants un peu plus tôt », explique Mme Duchesne.

De plus, des supports à vélo supplémentaires ont été installés à l’automne pour les élèves. Un espace sécurisé est également réservé aux vélos des enseignants.

« [Mais] notre priorité, avant tout, est la sécurité des élèves. Ce qu’on souhaite pour les habitants, les parents, les élèves et toute la communauté, c’est de trouver des solutions pour cohabiter de façon harmonieuse et sécuritaire », déclare Mme Duchesne.

Pour ce faire, outre la présence policière, le commandant du PDQ 27 s’assure de la coopération de l’ensemble du personnel policier du poste.

Le PDQ 27 sur le terrain

« Depuis le retour en classe, des opérations en sécurité routière ont lieu quotidiennement lors des heures problématiques.  Il s’agit d’opération de prévention (éducation, information) et de répression (constats d’infraction).  Je m’assure de ce suivi localement », ajoute le commandant Lelièvre.

Le 14 février aura lieu la troisième rencontre du Comité.  Les données collectées, dont l’ensemble de la cartographie et la signalisation du secteur, fournis par l’arrondissement, permettront de proposer des solutions, selon M. Lelièvre.

Après la collecte de données

Le commandant Lelièvre souhaite que ces solutions soient novatrices, respectent l’aménagement urbain, et tiennent compte de la provenance des parents. Le Comité veillera à trouver des solutions permanentes.

Lorsque les données collectées seront significatives, et si l’arrondissement le juge nécessaire, il est prêt à travailler avec d’autres partenaires, comme Ahuncycle, l’AMAAC ou d’autres.

« S’ils peuvent nous amener ailleurs et à réfléchir autrement, c’est bien », conclut M. Lelièvre.

Cela tombe bien, Frédéric Bataille d’Ahuncycle souhaite intégrer le Comité. Samuel Millette-Lacombe de l’Association Mobilité Active d’Ahuntsic-Cartierville (AMAAC) est du même avis.

« L’AMAAC souhaite faire partie du comité pour intégrer la mobilité active dans les solutions proposées. La mobilité active peut être une bonne réponse à la problématique de la congestion automobile », assure M. Millette-Lacombe.

D’ailleurs, plusieurs méthodes existent pour désengorger la circulation en intégrant les transports actifs, dont la carte conceptuelle du transport actif, paru dans les Cahiers de géographie du Québec, en décembre 2011.

Le conseiller de Ville Jérôme Normand n’est pas en reste. L’élu du Sault-au-Récollet souhaite aussi participer à ces réunions pour diminuer le trafic motorisé.

« La circulation autour du Collège relève de l’apaisement de la circulation. Il faut aussi compter avec Papineau. […] Aujourd’hui, l’administration de la ville et de l’arrondissement sont pour la diminution de circulation des autos. Et nous voulons le faire avec les citoyens », affirme M. Normand.

 

 

 

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