L’hiver venu, plusieurs amateurs installent des mangeoires pour nos amis à plumes. Comme on n’est pas toujours disponibles ou vaillants pour faire la chasse visuelle aux oiseaux en hiver, on peut se satisfaire en les attirant chez-soi. Pour ceux qui aimeraient tenter l’expérience, en voici la description de quelques types.

Le bloc de suif

Consiste en une petite cage en grillage métallique dans lequel on insère un bloc de suif.

Le bloc de suif – photo J. Poitras

Clientèle cible : Pics, Sitelles, Mésanges.

Coût : modeste ; approximativement 6$ pour la cage, les blocs de suif eux se détaillent aux environs de 2$.

 

Le silo à graines de chardon

Un tube, généralement en plastique transparent, qui comporte de petites ouvertures permettant aux oiseaux de venir y prendre les graines de chardon.

Le silo à graines – photo: J.Poitras

Clientèle cible : Chardonnerets, Sizerins, et autres oiseaux à petit bec.

Coût : entre 10 et 35$. Les graines se vendent entre 4$ et 5$ le kilo.

 

Le silo à graines de tournesol

Un tube, lui aussi en plastique transparent, muni d’ouvertures plus larges permettant l’utilisation de graines de dimensions variées.

Clientèle cible : Cardinal, Mésanges, Sitelles, Pics, Chardonnerets, Moineaux, et parfois

Détail du silo montrant la grille anti-écureuils – photo: J. Poitras

de plus gros oiseaux comme les Geais et les Quiscales.

Coût : entre 15$ et 100$.  Les graines de tournesol noir se vendent entre 1 et 2$ du kilo. Les mélanges de graines diverses sont un peu moins cher.

Il en existe un modèle qui possède une grille métallique extérieure montée sur ressorts et qui sous le poids d’un écureuil s’abaisse et obstrue les ouvertures au grand dam du rongeur

 

Ici, un drôle de moineau…!

Mangeoire style plateau – drôle de moineau! – photo: J. Poitras

Le plateau simple

C’est une plateforme circulaire ou rectangulaire munie de rebords et parfois d’un toit. Le grand désavantage de cette mangeoire est son exposition aux intempéries qui dispersent ou détrempent les graines.

Clientèle cible : toutes sortes d’oiseaux.

Coût faible. On peut aisément un fabriquer une soi-même. Il faut par contre s’assurer qu’il y ait des trous de drainage pour éviter que les graines soient en contact prolongé avec l’eau de pluie ou la neige fondue ce qui pourrait causer des moisissures. On peut utiliser toute sorte de graines et aussi des arachides.

 

Le plateau avec trémie

Mangeoire plateau avec trémie – photo: J. Poitras

Similaire au plateau simple, mais avec un contenant en forme de trémie (pyramide inversée) qui contient et protège les graines. La fente au bas de celle-ci permet l’écoulement des graines au fur à mesure que les oiseaux en mangent.

Clientèle cible : toutes sortes d’oiseaux.

Coût : entre 30$ et 150$ selon les matériaux. Il est aussi possible de le fabriquer soi-même pour en réduire le coût. On peut y utiliser une grande variété de graines.

 

La bûche

Une mangeoire à fabriquer soi-même, à faible coût. Se procurer une section de branche d’arbre d’environ 10 cm de diamètre par environ 30 cm de long. Si des émondeurs sont à l’œuvre près de chez-vous, demandez-leur de vous donner un morceau de branche de cette dimension; ça ne vous coûtera rien.

Percer quelques cavités de 2 cm de diamètre par autant de profondeur. Ces cavités devraient idéalement se situer à au moins 5 cm de chaque extrémité de la bûche. Insérer au centre de l’un des bouts de la bûche, un crochet métallique dont l’extrémité  droite est filetée comme une vis à bois. Choisir un crochet dont le diamètre de la tige est de 5 ou 6 mm (disponible à faible coût dans les quincailleries.)

Remplir les cavités d’un mélange de suif (graisse de rôti), beurre d’arachide, et de farine (pour donner de la consistance). Suspendre la bûche par son crochet.

Clientèle cible : Pics, Sitelles.

Notes générales :

L’hiver est la saison durant laquelle les mangeoires sont les plus utiles; la nourriture est plus rare et plus difficile à trouver alors que les besoins énergétiques des oiseaux sont les plus élevés.

De ce fait, si vous installez des mangeoires, il faut s’assurer de les garnir de nourriture pendant tout le temps qu’elles y sont. Les oiseaux s’habituent à un site, et en chercher un autre d’abondance équivalente ne leur est pas toujours simple.

En installant une mangeoire, il faut choisir un endroit d’où il vous sera aisé d’observer les oiseaux qui viendront s’y alimenter et où il vous sera facile de la remplir lorsqu’elle sera vide.

Comme la corde à linge n’est généralement pas utilisée en hiver, cela peut être une option intéressante. Lorsqu’il faut renouveler l’approvisionnement de la mangeoire, il suffit de la ramener vers soi.

Si vous utilisez un poteau pour installer vos mangeoires, il est utile d’y fixer un cône anti-écureuil, car après tout, ce sont les oiseaux que vous voulez nourrir, pas les rongeurs.

Idéalement, une mangeoire devrait être installée à quelques mètres d’un arbre, d’une haie ou d’un bosquet où les oiseaux peuvent se réfugier en cas d’attaque d’un prédateur, ou tout simplement pour s’y reposer.

À la fin de la saison, il est nécessaire de nettoyer à fond vos mangeoires pour éviter une prolifération de bactéries ou de moisissures qui peuvent se révéler néfastes pour les oiseaux.

 

 

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