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Lettres ouvertes – Semaine du 7 décembre 2018

Publié le 02/12/2018
par Rédaction

Trente km/h ? J’ai envie de déménager…

Bonsoir,

Gabriel Lopez, 33 ans, j’habite dans Ahuntsic et je marche à tous les jours pour me rendre au travail. J’utilise la voiture le soir occasionnellement. À la lecture de l’article, j’ai déjà envie de déménager alors que ça fait moins de 6 mois que j’y réside.

D’abord, merci de diffuser l’information à travers votre journal de quartier.

Maintenant, ceci est une critique, non pas de l’article de la journaliste de Mme Morin-Lefebvre, mais de la farce qu’est de passer à 30 km/h les rues locales et les raisons invoquées dans l’article. Ma critique vise la mentalité véhiculée par des personnes comme la mairesse.
Ma conclusion d’abord : Absolument disgracieux et scandaleux. Pourquoi sommes-nous pris pour une bande d’imbéciles qui ne savent pas circuler sur les routes, à pieds, en vélos et en voitures?
Explications de cette conclusion :
1er élément : L’utilisation de la sécurité des gens comme prétexte pour implanter une mesure déraisonnable.
« Pour Mme Thuillier, il s’agit d’une question de sécurité pour les usagers vulnérables comme les cyclistes et les piétons en contexte urbain ».
Est-ce que les piétons d’Ahuntsic sont à ce point idiots de ne pas savoir qu’il faut regarder des 2 côtés de la rue avant de traverser, que ce soit à une intersection ou au milieu de la rue? Qu’il ne faut pas sortir entre 2 voitures stationnées en courant pour traverser la rue? Qu’il ne faut pas supposer que parce que l’on commence à traverser la rue, qu’il faut avoir la tête en l’air et supposer que le véhicule s’approchant va s’arrêter alors qu’il n’a pas diminuer sa vitesse au dernier regard jeté sur lui?
Il s’agit pourtant de règles de bases que l’on nous expliquait à la petite école. L’instruction aux jeunes enfants et l’exemplarité des parents ne coûtent pas 700 000$ figurez-vous.
Ce n’est pas parce que je suis vulnérable, que je n’aurais pas une part de responsabilité si une voiture ou autobus me happe en raison que je ne respecterais pas les règles de bases mentionnées plus haut. On peut supposer le même principe aux cyclistes qui pour beaucoup, ne respectent pas les automobilistes ni les piétons.
Quel est donc l’intérêt de réduire la vitesse des véhicules, si des piétons et cyclistes manquent de jugement? Pourquoi les automobilistes doit payer les frais de cette carence innée?
La mairesse, selon ce que vous rapportez, semble apprécier la répression policière en mentionnant que : « La police ne donne pas de contravention pour 10 km/h plus ou moins supplémentaires…Là avec le 30km/h, ce ne sera plus permis ». Devons-nous voir là une taxe déguisée en plus d’un souhait de répression?
Mais revenons à l’élément de sécurité, qui supposément est l’objectif de base. Comment explique-t-elle, ainsi que le lobby derrière cette mesure, que les ingénieurs du MTQ et de la ville se soient trompés dans leur conception lorsque ces rues locales ont été conçues et construites?
Effectivement, si ces rues étaient à 50 km/h à la base, c’est que des ingénieurs se sont penchés sur la question avant de recommander cette vitesse, qui a été diminuée à 40 km/h pour maintenant être un ridicule 30 km/h.
Voilà une belle contradiction qui est dévoilée par la nécessité de devoir changer la géométrie des rues afin d’être conséquent avec le 30 km/h. Par exemple, en ajoutant une piste cyclable, on réduit la largeur des voies qui par conséquent, augmente le risque d’accrochage. Naturellement, l’automobiliste diminue sa vitesse diminue par précaution. Mais là, on a fait le chemin inverse!
D’ailleurs, où sont les statistiques des multitudes d’accidentés et décédés pour justifier la réduction de vitesse à la base de tout ce cirque?
2er élément : 700 000$ des contribuables pour de la signalisation. Encore une fois, on vient piger dans les poches des contribuables afin de mettre en place une énormité qu’est le 30 km/h sur les rues locales. Pourquoi ne pas carrément abolir la voiture à Montréal, si elle dérange tant les élus?
3e élément : installation de panneaux lumineux de 50 000 à 60 000$ l’unité. Serions-nous dans les vallées verdoyantes des surplus budgétaires, comme le disait si bien Feu M. Bernard Landry, pour justifier l’installation de panneaux à ces prix?
4e élément : Qui est ce « M. Bataille » qui carbure à la même répression que la mairesse en affirmant : « Il faut que la baisse de vitesse soit accompagnée d’aménagements qui forcent les automobilistes à réduire leur vitesse […] » ?
Est-il possible que sa haine des automobilistes soit un exutoire de frustration qu’il traîne depuis son enfance?
Est-il un cycliste? Car de tomber à 30 km/h de sa bicyclette sur le béton ou l’asphate d’un certain angle, peut lui briser la nuque. J’aimerais alors que l’on implante des panneaux de signalisation pour les cyclistes pour limiter leur vitesse à 10 km/h! C’est bien sûr pour leur propre sécurité puisqu’ils sont vulnérable!…
Si la question suivante vous viendrait à l’esprit :  » Est-ce que ça lui a fait du bien de se vider le sac dans son courriel? », la réponse est non. Les mesures infantilisantes prises par des personnes en position d’autorité est une menace à la société québécoise.
Gabriel Lopez, Ahuntsic
Le 6 décembre 2018

Prenez note que cette chronique sera interrompue pour la période des Fêtes, soit du 21 décembre 2018 au 11 janvier 2019, inclusivement. La dernière chronique, en 2018, « Lettres ouvertes » sera donc publiée le 14 décembre. Nous reprendrons sa publication le 18 janvier prochain. Merci de votre compréhension.