Crue en zone inondable : préparer le pire en espérant le meilleur

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Les riverains ont découvert l’analyse multicritère des mesures envisagées contre la crue. Photo : Benoît Dosseh/JDV

Des équipes de techniciens de l’arrondissement et des experts ont animé des kiosques au Centre communautaire et culturel de Cartierville (4C) pour une séance d’information, le 31 mars dernier, afin de faire face à la crue.

C’est désormais un incontournable pour les citoyens de Cartierville qui habite près de la rivière des Prairies. À la fin de l’hiver, ils ont rendez-vous avec l’arrondissement pour avoir des conseils sur les mesures à prendre et celles prises par l’arrondissement pour faire face aux possibles inondations.

« C’est un rendez-vous très important. Les gens viennent pour avoir des informations directes sur leur propriété », explique l’élue du district Bordeaux-Cartierville Effie Giannou.

« Je suis chanceux. Je n’ai pas été inondé. Et d’après les calculs de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), je ne le serai pas », se réjouit André Gravel.

Les résidents ont eu un aperçu des travaux envisagés par la ville durant un exposé, mais aussi à travers les kiosques animés par les experts.

Ressources disponibles

Ces rencontres rappellent le stress des différents épisodes des périodes de crues survenues durant les années passées, poursuit la conseillère de ville. Cependant, elles permettent aux citoyens, de plus en plus exposés aux inondations, de renforcer leur résilience en cas de sinistre.

Cette séance leur a permis de s’informer sur les ressources disponibles. La ville octroie des subventions grâce au programme d’accompagnement de RénoPlex : Volet Bâtiment résilient face aux inondations.

Ledit programme permet aux propriétaires d’immeubles allant d’un à cinq logements d’avoir des subventions afin de réaliser des travaux et ainsi réduire les risques d’inondations. Il faut toutefois que ces travaux soient admissibles pour en bénéficier. Les montants alloués vont de 1500 $ pour l’installation d’une nouvelle pompe et d’une nouvelle fosse de retenue à 88 $ par mètre carré pour la pose d’un toit végétalisé.

L’arrondissement suit, quotidiennement, le niveau de l’eau. Il dispose d’un arsenal de matériel au besoin : des murets de béton (Jersey), des sacs de sable, des pompes de deux pouces submersibles, etc. Les résidents peuvent obtenir certains d’entre eux sur demande.

La crue occasionne du refoulement, préjudiciable pour les résidences. Aucune ville au monde n’a de réseau d’égout capable de contenir 50 à 80 mm d’eau en une ou deux heures, souligne Rémi Haf, conseiller en planification du service de l’eau. Il a prodigué des conseils aux riverains sur des travaux à réaliser.

« Ce n’est pas parce que vous n’avez jamais eu de problème par le passé que vous n’en aurez pas dans le futur », rappelle-t-il.

L’arrondissement exhorte la population à s’y prendre tôt pour les travaux et à consulter ses techniciens.

Cette rencontre sert aussi de cadre pour présenter l’évolution des projets en cours.

Projets à l’étude et consultation publique

Quatre objectifs ont été élaborés pour contrôler l’élévation du niveau des eaux. Photo : Benoît Dosseh/JDV

Au-delà des actions immédiates, des études d’aménagement sont en cours. Des experts multidisciplinaires, en collaboration avec les techniciens de la ville, ont élaboré des approches de solutions. Ces mesures d’adaptation du territoire ont différents objectifs. Selon Valérie Simard et Gilles Côté de la ville, elles permettront d’utiliser la bonne méthode au bon endroit.

L’échéancier reste à définir, car il faudra tenir compte des observations du gouvernement provincial, mais aussi trouver le financement, relativise Gilles Côté, directeur du développement du territoire.

Depuis le 1er mars 2026, le gouvernement a changé la réglementation pour la gestion des zones inondables, des zones de mobilité et des milieux humides/hydriques. Celle-ci, plus contraignante, interdit de nouvelles constructions dans des zones à haut risque. Elle impose, également, aux municipalités une surveillance accrue des ouvrages de protection. À cet effet, la CMM élabore une nouvelle cartographie des zones à risque.

L’arrondissement se prépare au pire et espère le meilleur. Toutefois, « nous serons là pour épauler les riverains lorsque le pire arrivera », assure la mairesse Maude Théroux-Séguin.

Les riverains peuvent se prononcer sur les projets à l’étude ici.

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