Florence Normandin et Ariane Boyer : des exemples d’une jeunesse impliquée dans la philanthropie. Photo : Benoît Dosseh / JDV

Il n’y a pas que les donateurs vieillissants pour soutenir la philanthropie dans notre arrondissement. De plus en plus de jeunes s’impliquent en consacrant temps et talents à des causes sociales.

De nombreux enjeux au rang desquels figurent la santé mentale, le bien-être et l’environnement sont au cœur de leurs préoccupations. Ces causes les motivent à aller bien au-delà de leurs casquettes professionnelles, comme en témoignent ceux de la Fondation de l’Hôpital du Sacré-Cœur : les Sacrés-Jeunes.

Un vent de fraîcheur

La fondation de l’hôpital a saisi la dynamique que peuvent insuffler les générations montantes dans sa mission, et s’est ainsi dotée, depuis 2016, d’une aile jeunesse qui compte 16 membres de 25 à 35 ans provenant de divers milieux professionnels.

Parmi eux figurent Ariane Boyer, présidente du conseil d’administration, active depuis septembre 2024, et Florence Normandin, qui a rejoint l’équipe en 2025.

« Les jeunes professionnels ressentent le besoin de redonner à la société. Une de nos missions sous-jacentes consiste donc à solliciter leur intérêt pour la philanthropie », explique Florence.

Projet financé en 2025

Lors du précédent exercice, l’aile jeunesse de la fondation a remis 40 930 $ à l’Hôpital en santé mentale Albert-Prévost, un montant récolté à l’occasion de sa soirée Quiz et délices en avril 2025. « Cette somme est nettement au-delà de l’objectif qu’on s’était fixé », souligne Ariane Boyer.

Au sein de l’actuelle cohorte des Sacrés-Jeunes, un seul membre est du réseau de la santé. Aussi, pour mieux expliquer l’importance d’une participation à leurs événements, ils projettent de s’entretenir avec le personnel des hôpitaux et de visiter leurs installations.

Ariane Boyer, avocate d’affaires à BCF, et Florence Normandin, conseillère aux programmes des étudiants à Gowling WLG, exercent dans le milieu juridique. S’impliquer dans leur communauté fait partie de leurs ADN. En effet, enfant d’Ahuntsic, Florence s’est initiée à la philanthropie dès le secondaire (collège Mont-Saint-Louis) en faisant notamment du bénévolat. Un parcours qui lui a permis de codiriger le club de bénévolat qui organisait des camps pour enfants défavorisés et la collecte de vêtements hivernaux pour de nouveaux arrivants.

Pour sa part, Ariane a fait valoir sa fibre à Longueuil. « Trois matins par semaine au sein du Club des petits déjeuners », se souvient-elle, « j’allais préparer le déjeuner dans les écoles défavorisées. » Elle a ensuite continué de s’impliquer à l’université (UdeM), où elle a, entre autres, occupé le poste de vice-présidente aux affaires internes de l’association étudiante.

Plus qu’une tâche

Malgré les charges liées à leurs responsabilités professionnelles, l’une et l’autre éprouvent un énorme plaisir à mener à bien leur mandat philanthropique. « J’ai acquis une expérience et développé une certaine expertise dont je voulais faire bénéficier la fondation », explique Ariane.

Le même enthousiasme s’observe chez Florence, qui souligne le réconfort que son engagement lui procure. Une satisfaction décuplée par le fait qu’elle contribue au rayonnement de l’hôpital de son quartier.

Les Sacrés-Jeunes veulent s’invertir encore plus, car cela concourt à soulager tout le monde. « C’est une manière de répondre à des besoins sociaux et communautaires urgents et concrets. C’est une manière de créer un impact durable sur les patients, sur le personnel soignant et, à grande échelle, sur le réseau de la santé en général », précise Ariane.

Un engagement social

Pour les jeunes, la philanthropie va bien au-delà du don financier. L’engagement social, le bénévolat et le développement de projets en sont des aspects qui leur tiennent à cœur. « Je me réjouis de voir qu’il y a de plus en plus d’initiatives philanthropiques communautaires et sociales », conclut la présidente du conseil d’administration des Sacrés-Jeunes.

Quant à Florence Normandin, elle espère voir les jeunes faire preuve d’encore plus d’audace et d’ambition. « On a le réseau pour le faire, dit-elle. Osons nous impliquer et nous donner les moyens de rehausser notre contribution. »

La philanthropie est rassembleuse, ajoutent-elles en chœur.

 

Ce texte à été publié dans la version papier du JDV de décembre 2025.

 



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