Catherine Saint-Amour, directrice générale de la Fondation de l’Hôpital Fleury. Photo : Courtoisie Fondation de l’Hôpital Fleury

Souvent, celles et ceux qui soutiennent la Fondation de l’Hôpital Fleury ont une histoire personnelle liée à l’établissement.

 « Moi-même, je suis née ici, à l’hôpital. C’est mon grand-père qui était le barbier de l’hôpital », confie au Journal des voisins (JDV) Catherine Saint-Amour, directrice générale de l’organisme.

Difficile de comparer la Fondation de l’Hôpital Fleury à un simple organisme de bienfaisance. Le lien qu’elle nourrit avec la communauté locale semble incontournable. « Les dons de la population et les dons majeurs d’entreprises sont essentiels à notre mission », précise Mme Saint-Amour.

Soutenue par les voisins

Tout aussi précieux sont les engagements du porte-parole de la fondation, Michel Olivier Girard, connu du public comme le vendeur de burgers des publicités A&W, mais avant tout comédien, présent dans de nombreuses productions québécoises. Lui aussi est né à l’hôpital Fleury. « C’est une autre façon d’être philanthrope. Ce n’est pas quelqu’un qui nous donne de l’argent, mais il nous donne de son temps et nous ouvre des portes auprès de ses contacts », souligne la directrice.

Cet esprit de solidarité se manifeste aussi chez Michel Rabagliati, célèbre bédéiste et illustrateur d’Ahuntsic. Lorsque la fondation a voulu se doter d’un nouveau logo, elle a fait appel à lui. Rabagliati a offert le personnage de Paul pour en faire l’image de marque. Désormais, les ambassadeurs de la fondation – donateurs ayant contribué 500 $ ou plus – portent fièrement le nom d’Amis de Paul.

« Nous nous sommes complètement approprié cette nouvelle image. Nous voulions nous démarquer, et nous avons eu la chance d’avoir Michel Rabagliati, qui avait envie de nous prêter son personnage pour mieux rayonner », raconte Catherine.

Logo de la Fondation de l’Hôpital Fleury créé par Michel Rabagliati. Photo : Courtoisie Fondation de l’Hôpital Fleury.

Urgences

Parmi les réalisations majeures de la fondation, citons la longue campagne de financement pour soutenir la construction de la nouvelle urgence, attendue depuis plus de dix ans. En 2016, c’est Sœur Angèle qui était sollicitée, autre personnalité marquante d’Ahuntsic.

L’urgence en cours de construction représente un investissement de plus de 137,5 millions $, financé par le gouvernement du Québec. La fondation y contribue à hauteur de 2 millions $, et elle sollicite notamment des dons pour la salle de choc, un espace crucial dédié à la prise en charge immédiate des patients en détresse vitale (crises cardiaques, hémorragies, septicémies, etc.). « Les gens comprennent tout de suite ce qu’est une salle de choc. C’est pour sauver des vies. Ce sont des mots qui interpellent tout le monde », explique Mme Saint-Amour.

L’approche a porté ses fruits.

Pierre à l’édifice

« Sincèrement, j’ai remarqué une énorme augmentation du montant moyen des dons. Certains donateurs ont même doublé leur contribution habituelle, parce qu’ils croient à l’urgence du projet », poursuit-elle.

Ce lien direct entre le donateur et l’hôpital se manifeste à de nombreuses reprises. « L’un des dons d’entreprise les plus importants que nous avons reçus vient d’une personne dont la mère a été soignée ici. Il m’a appelée et m’a dit : “Je veux faire un don pour l’urgence.” », se souvient notre interlocutrice.

Plus récemment, la fondation a contribué à l’installation du robot chirurgical à l’hôpital Fleury. Cet appareil accroît l’efficacité des interventions et favorise des hospitalisations plus courtes ainsi qu’une guérison rapide. La fondation s’était engagée à réaménager la salle à cette fin, et quelque 40 000 $ ont été amassés afin de préparer l’espace nécessaire à la mise en place de la machine.

La fondation, qui fêtera ses 45 ans en avril 2026, pourra bientôt retracer une histoire riche et profondément humaine. Née de la fusion de plusieurs fondations locales, elle demeure fidèle à sa vocation première : être proche de la communauté.

« C’est sûr que notre travail est en évolution constante. On s’adapte au milieu, au monde, aux besoins des gens. Les donateurs ont, eux aussi, des envies ou des priorités qui changent selon les époques », conclut Mme Saint-Amour.

Ce texte a été publié dans la version papier du JDV de décembre 2025.



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