
La Ville de Montréal a rétabli la gratuité du stationnement au complexe sportif Claude-Robillard.
Cette mesure, qui figurait parmi les promesses électorales de la mairesse Soraya Martinez‑Ferrada, est en vigueur depuis le 4 mars.
«Mon ami Jim Beis avait, depuis un an et demi [avant l’élection], écrit des motions et il avait poussé pour revenir à la gratuité. Alors c’est fait!» a annoncé Maude Théroux-Séguin, mairesse d’Ahuntsic-Cartierville, lors d’une conférence de presse au complexe sportif, tenue le 10 mars.
Dimitrios «Jim» Beis, maire de Pierrefonds-Roxboro, a mentionné qu’en plus de la position défavorable des élus de son parti, Ensemble Montréal, à la décision de l’ancienne administration, le retour à la gratuité est venu répondre à des demandes et des inquiétudes des usagers du complexe.
Il a assuré que les élus ont reçu une pétition de 7000 noms et ont rencontré les organismes communautaires ainsi les clubs sportifs.
«Tout le monde voulait exactement ce que l’on propose aujourd’hui», a-t-il indiqué.
Le complexe dispose de 614 places de stationnement réparties sur 7 lots.
M. Beis a rappelé au passage, que beaucoup de jeunes inscrits dans les cégeps alentour, Ahuntsic et André-Grasset, venaient travailler au centre Claude-Robillard.
«Le stationnement représentait 50 à 70 % de ce qu’ils gagnaient. Il fallait faire quelque chose», a-t-il martelé.
Il a plaidé pour rendre effectif le slogan, le sport pour tous en facilitant l’accès aux installations sportives municipales.

Test grandeur nature
La semaine passée se déroulait au complexe Claude-Robillard la compétition de gymnastique International Gymnix 2026. Elle accueillait 1200 athlètes, 300 entraîneurs et 8000 spectateurs.
«J’ai su qu’il n’y avait pas eu de problèmes de stationnement», a assuré Victor Esposito, conseiller de Ville de Saint-Sulpice, en entrevue avec le Journal des voisins (JDV), en marge de la conférence de presse.
Cet événement a servi indirectement de test.
«C’était du mercredi au dimanche, donc trois jours de semaine et un week-end», a-t-il précisé.
«C’était une de nos demandes d’avoir, le stationnement gratuit, notamment, pour les bénévoles. On en a eu 350 qui ont offert de leur temps pour la compétition», a souligné Marie-Chantale Laplante, directrice de Gymnix et International Gymnix.
Chanh Chau Tran, entraîneur bénévole depuis 40 ans au Club d’élite de karaté Montréal-Concordia, a été très inquiet quand la tarification avait été mise en place il y a, un peu, plus d’un an et demi. Devant le risque de voir les jeunes déserter son tatami, son organisme avait décidé de rembourser le stationnement aux membres.
Quand un parent amenait ses enfants deux ou trois fois par semaine, il devait payer autant de fois le stationnement. Beaucoup de familles ont deux ou trois jeunes inscrits au club et doivent se déplacer autant de fois.
«Les ceintures jaunes et orange, c’est mercredi et vendredi, les ceintures bleues, c’est un autre jour», a-t-il expliqué au JDV.
Le club compte près de 150 membres, entre enfants et adultes.
Entourage perturbé
Le stationnement payant a été aussi une source d’irritants pour le voisinage.
«Ce n’est pas parce qu’on met des stationnements payants, qu’on enlève des automobiles dans la rue», a soutenu la mairesse d’Ahuntsic-Cartierville lors de la conférence de presse.
Faute de place où laisser sa voiture, les automobilistes laissaient leurs voitures dans la rue. Une pression sur le stationnement fortement décriée par les riverains du complexe.
«On a pénalisé les athlètes, les familles, les parents, les arbitres, les bénévoles. Les gens ont continué de venir en auto et se stationnaient dans les rues résidentielles », a décrit M. Esposito au JDV.
Pour lui, on n’a fait que déplacer le problème.
Pour rappel, à l’automne 2024, le stationnement était devenu payant au complexe Claude-Robillard, au coût de 2,50 $ de l’heure ou 11 $ par jour.
L’ancienne administration invoquait la hausse des coûts d’exploitation. Elle disait vouloir ainsi préserver l’accessibilité financière des services offerts. Cette tarification avait suscité de vives critiques de la part des usagers.
Malgré un allègement avec la réservation de 200 places gratuites ainsi que les débarcadères, les sportifs, bénévoles et autres usagers du complexe demandaient toujours le retour de la gratuité.
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