Un lieu de mémoire. Un événement théâtral qui se déroulera les 5 et 6 juin en soirée (20 h) sur le terrain de l’école Sophie-Barat. À l’initiative du professeur de français Michel Stringer, plus de 50 élèves de quatrième secondaire célébreront cette école centenaire qui fermera ses portes pour des travaux.

La pièce de théâtre se présente comme un périscope qui permettra au public de visualiser des pans de l’histoire de l’école à travers le prisme des élèves. En effet, elle est une réflexion citoyenne sur l’avenir de l’école et la célébration du partage et d’un legs. Ce spectacle plein air est devenu possible grâce notamment au programme Culture-Éducation.
Les petits plats dans les grands
Monsieur Stringer n’a rien négligé pour cet événement. En effet, grâce à une subvention de 35 000 $ du ministère de l’Éducation, il a fait appel à des professionnels des arts vivants. Depuis le mois de janvier, Marie-Aube St-Amant Duplessis, conceptrice d’éclairage et artiste multidisciplinaire, travaille sur l’éclairage du terrain. Elle a collaboré, à cet effet, avec la compagnie de création la Fratrie pour la mise en scène de ce spectacle.
« C’est avec une scénographie et des éclairages qui s’intégreront au paysage, avec la rivière des Prairies comme toile de fond, que les élèves et les artistes uniront leurs voix sur scène. Cet événement permettra de souligner les derniers instants de cette maison d’enseignement telle que nous l’avons connue jusqu’à maintenant », nous indique le professeur Michel Stringer.
Le clin d’œil à Roland Giguère
Dès l’heure bleue, les artistes et les élèves occuperont la scène pour un spectacle qui voyagera à travers le temps. Théâtre, musique et poésie se chevaucheront durant une heure. Ils déclameront des poèmes de Roland Giguère. Poète, peintre, graveur et éditeur, Roland Giguère est un artiste multidisciplinaire qui a vécu dans le quartier. Auteur du recueil L’âge de la parole, il s’est éteint le 17 août 2003.
La présence des architectes responsables des travaux pourrait faire renaître l’espoir de voir un jour une maison des arts et des lettres portant le nom de l’illustre poète.

Célébrer le passé et le présent
Le spectacle se veut festif et rassembleur. Tout au long de leur prestation, les acteurs sur scènes visiteront la mémoire de ce lieu du savoir.
Ils feront allusion à des moments importants de l’histoire de l’école. Mais aussi une référence sera faite aux derniers instants de ces élèves-là dans ce lieu, souffle-t-il.
Unique école secondaire publique d’Ahuntsic, Sophie-Barat amorce la phase finale de sa cure de jouvence. Fondée en 1855 par la congrégation des Dames du Sacré-Cœur, elle était un pensionnat pour les filles avant de devenir une école publique en 1970.
La cohorte actuelle est la dernière qui séjourne dans le bâtiment avant le démarrage des travaux. Selon le chronogramme établi, le grand projet de réfection du collège prendra fin en 2032. La phase 1 de celui-ci avait commencé en mars 2023 au Bloc A.
Un lieu de mémoire, un instant de célébration, avant que le pavillon principal de Sophie-Barat soit fermé. Le spectacle prévu les 5 et 6 juin est gratuit, mais les places sont limitées, en raison du cadre. Pour éviter de ne pas avoir de places assises, il est conseillé de faire une réservation ici. En cas de pluie, il sera décalé au 7 juin.











