BIXI : des stations retirées bientôt de retour

Plus de 700 000 personnes ont utilisé les vélos libre-service en 2025. Photo : Benoît Dosseh/JDV.

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Dès les premières heures de la nouvelle saison BIXI, des résidents ont constaté l’absence de stations dans des zones de l’ouest de l’arrondissement. Celles-ci devraient faire leur retour, a annoncé Effie Giannou, élue du district de Bordeaux-Cartierville, lors du Conseil d’arrondissement du 8 juin.

Plus de 700 000 personnes ont utilisé les vélos libre-service en 2025. Photo : Benoît Dosseh/JDV.

La nouvelle saison de vélo libre-service bat son plein depuis quelques semaines, et les stations de Louisbourg/O’Brien et de Dudemaine/James Morrice manquaient à l’appel. Elles avaient été retirées en raison du vandalisme, affirmait le service des communications de l’organisme dans un échange de courriels en date du 30 mai.

Selon Mme Giannou, le problème semble maintenant réglé. Les stations sont en cours de réparation et seront remises à leur emplacement habituel. Les usagers pourront donc continuer à profiter de ces stations BIXI.

Le vandalisme, mais pas seulement

Il y aura donc à nouveau des stations de vélopartage public dans les deux points susmentionnés. Comme le mentionne l’organisme, le vandalisme motivait la décision du retrait. Toutefois, ce n’était pas l’unique raison.

En effet, lors du survol de la dégradation des BIXI fait par le JDV l’année dernière, nous avions constaté que des stations, comme celle du parc Tolhurst et du coin Henri-Bourrassar/avenue de l’esplanade, avaient aussi été endommagées. Elles n’ont pourtant pas manqué l’ouverture de cette saison. D’autres facteurs pèsent donc dans la décision d’implanter ou non une station à un endroit.

À BIXI, organisme à but non lucratif (OBNL), on assure que le retrait de stations est une mesure de dernier recours. Outre le vandalisme, cette décision repose sur plusieurs critères, dont l’achalandage, et l’éclairage.

Plus de stations à l’avenir, mais à quel prix ?

Le retour de ces stations n’est pas une exception, car « des stations ont, par le passé, dû être retirées afin d’être réparées puis remises en place, avec des ancrages solidifiés, par exemple », précise le service des communications dans une autre correspondance.

Tous ces travaux de réparation ont un prix assez conséquent pour l’organisme. Selon un document décisionnel du comité exécutif de la Ville, le coût de la dégradation des infrastructures de l’OBNL l’année dernière s’élève 1,4 million de dollars, annonce La presse. L’incivisme de certains usagers cause donc du tort à la communauté BIXI.

En partenariat avec le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), l’organisme a développé des solutions, qu’il garde confidentielles, pour faciliter leur mise en place. Globalement, les mesures vont des caméras à la signalisation jusqu’aux modifications des équipements pour éviter certains gestes.

Cette saison, 30 stations sont ouvertes dans l’arrondissement. L’organisme compte en ajouter deux autres d’ici 2028.

 

 

 

 

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