Les citoyens pourront rencontrer les policiers des postes de quartier (PDQ) 10 et 27 dans le cadre d’assemblées publiques. Cela permettra aux agents de l’ordre public d’échanger avec la population, mais offrira aussi aux citoyens l’occasion d’interpeller les policiers et exprimer leurs préoccupations.
Sécurité, circulation, itinérance, jeunesse, fraude, fusillades, les sujets de discussion ne manqueront pas, assure Jean-Michel Brunet, commandant des PDQ 10 et 27 à Ahuntsic-Cartierville.
Sur les quatre assemblées publiques, une par district, les deux premiers rendez-vous sont confirmés. Le premier aura lieu le 15 juin au Centre communautaire et culturel de Bordeaux-Cartierville, le 4C. Le second se tiendra le 22 juin à l’école Saints-Martyrs-Canadiens, dans le Sault-au-Récollet. Les deux autres lieux seront connus plus tard.
« C’est une occasion pour les postes de quartier d’Ahuntsic-Cartierville d’inviter la population à venir rencontrer ses policiers et policières. Je serai également présent pour animer les rencontres, accompagné de policiers », indique-t-il en entrevue avec le Journal des voisins (JDV).
Le chef des PDQ promet des échanges interactifs avec des agents de différents services. Des partenaires communautaires seront également présents. Il souhaite aussi recueillir de la rétroaction afin d’alimenter le prochain plan d’action triennal et de mieux faire connaître le travail policier.
Écouter tout le monde
Si quatre assemblées distinctes sont organisées dans chacun des quatre districts de l’arrondissement, l’accès à ces réunions sera ouvert à tous les citoyens d’Ahuntsic-Cartierville, peu importe où ils résident.
Ces rencontres visent aussi à mieux cerner ce qui inquiète ou préoccupe les citoyens.
« On parlera de ce qu’on appelle le sentiment de sécurité, qui ne signifie pas nécessairement le fait de ne pas être en sécurité, mais plutôt de se sentir moins en sûreté », précise-t-il.
M. Brunet croit aussi que ces assemblées auront des vertus pédagogiques essentielles.
« Quand je me fais interpeller, que ce soit dans la rue, dans des réunions de tables de concertation ou lorsque je dois parler en public, je constate qu’on ne sait pas vraiment ce qu’est un service de police. Que fait-il ? Comment est-il conçu ? Qui travaille dans un service de police ? Quelles sont ses fonctions ? Etc. », explique-t-il.
Les rencontres marquent également la fin du plan d’action actuel et serviront à recueillir les commentaires des citoyens pour concevoir un nouveau plan adapté à la réalité locale.
M. Brunet rappelle que le SPVM a mis en place la police de quartier dans les années 1990, à l’époque où Internet faisait son apparition. Il y a nécessairement maintenant une réflexion à avoir sur les rôles et le fonctionnement des services policiers.
« Donc, on est passé de la police de quartier à la police de proximité et nous expliquerons un peu ce qu’est la police de concertation », souligne-t-il.










