Des parents d’élèves de 1re secondaire, au programme d’études normal de l’école Sophie-Barat, sont déçus de la manière dont les élèves seront répartis entre les trois pavillons de l’école à la rentrée 2026-2027.
Ils déplorent que les élèves du premier cycle du secondaire doivent être scolarisés à l’école St. Dorothy, à Saint-Michel, plutôt que dans le nouveau bâtiment transitoire situé au 9767 du boulevard Saint-Laurent, qui ouvrira ses portes à la rentrée.
Il sera en effet réservé aux élèves du programme Défi ainsi qu’aux deux groupes de 5e secondaire suivant l’option physique et chimie du programme normal.

La meilleure solution
Au CSSDM, on justifie d’abord ce choix pour des raisons d’espace. Le bâtiment transitoire ne peut accueillir qu’environ 620 élèves, alors que Sophie-Barat en compte plus de 1700 au total. Impossible, donc, d’y regrouper tous les élèves du programme d’études normal. Des considérations pédagogiques et organisationnelles ont ensuite pesé dans la balance, après l’analyse de plusieurs scénarios.
« La solution choisie est celle qui répond le mieux aux contraintes de capacité d’accueil, à l’organisation scolaire et aux besoins des différents programmes », indique Alain Perron, responsable des relations de presse du CSSDM, dans un échange de courriels avec le JDV.
Différences pédagogiques
Le programme Défi fonctionne en séquence continue, sans redoublement. Les groupes restent les mêmes d’une année à l’autre, ce qui évite d’avoir à déplacer les élèves d’un pavillon à l’autre. Or, le programme normal suit une logique différente, avec plusieurs parcours et niveaux. Certains élèves doivent d’ailleurs suivre des cours d’un niveau différent du leur, selon leur cheminement.
« Une répartition des groupes du programme normal entre plusieurs pavillons entraînerait donc des déplacements d’élèves, ce qui n’est pas envisageable, compte tenu de la distance entre les pavillons et du temps disponible entre les périodes », souligne M. Perron.
Le déplacement des enseignants pose lui aussi problème. Les horaires ne laissent que dix minutes entre les périodes, un délai trop court pour changer de pavillon sans nuire au bon déroulement des cours. « Il est donc essentiel que les élèves et les enseignants d’un même programme soient regroupés dans un même lieu afin d’assurer la prestation des services éducatifs », précise M. Perron.
Le scénario retenu a été présenté aux parents et approuvé par le conseil d’établissement.
Une histoire de bâtiments
Le déménagement vers le bâtiment transitoire est appuyé par des aides-emballeurs professionnels, et s’échelonnera jusqu’à la fin août.
L’annexe de Sophie-Barat, sur le boulevard Gouin, conservera le programme normal de la 3e à la 5e secondaire, de même que l’adaptation scolaire.
L’ancienne école, dans le bâtiment patrimonial également situé sur le boulevard Gouin, reste fermée. Le CSSDM attend toujours une rencontre d’information sur sa rénovation. « Elle sera organisée lorsque nous aurons un retour du Conseil des ministres à la suite du dépôt du dossier d’affaires. Elle est actuellement envisagée pour l’hiver prochain », a écrit la directrice de l’école, Sabine Posso, dans une lettre aux parents.
Le projet de réfection, de construction et de réaménagement de l’école Sophie-Barat était évalué il y a 5 ans à plus de 160 millions de dollars. Construit en 1858, le bâtiment principal, qu’on appelle aussi la Maison mère, avait subi d’importantes dégradations en 2020, forçant la condamnation partielle de l’établissement.
Le pavillon transitoire peut accueillir 620 élèves et comprend 25 classes :
- 16 classes normales
- 2 classes flexibles
- 7 classes spécialisées : 4 locaux de sciences (3 laboratoires et une salle de machines-outils) et 3 locaux d’arts (2 d’arts plastiques et 1 de musique)
- Cafétéria et cuisine de production
- Gymnase (2 plateaux sportifs)
Cet article a été publié dans la version papier du JDV du mois d’août 2026.








