PLQ : Nada Boumeftah à l’assaut de Maurice-Richard

Nada Boumeftah sur la Promenade Fleury. Photo : Amine Esseghir / JDV

Écouter cet article

Nada Boumeftah, avocate connue aussi pour ses passages remarqués dans les médias, est la candidate du Parti libéral du Québec (PLQ) dans Maurice-Richard.

Bien qu’elle ne réside pas à Ahuntsic, Mme Boumeftah a pris ses quartiers dans la circonscription, multipliant les apparitions, arpentant les rues et serrant des mains.

Cela étant, l’annonce de sa candidature n’est pas passée inaperçue. Et ce n’était pas pour les bonnes raisons.

Des médias ont vite rappelé la réprimande que lui a value le Conseil de discipline du Barreau du Québec, en novembre 2024, pour avoir fourni de faux motifs à un tribunal afin de participer à une émission de télévision. Cette réprimande pourrait bien s’inviter comme diversion dans sa campagne.

« À ce jour, la question n’a même pas été soulevée. Et, ceux qui en ont fait mention m’ont dit qu’ils étaient derrière moi et très fiers devant une candidature comme la mienne », a-t-elle confié en entrevue avec le Journal des voisins (JDV).

Elle assure que c’est elle qui a choisi la circonscription de Maurice-Richard

« C’était un des comtés qui était entouré de nos alliés, avec lesquels j’avais déjà été engagée », a-t-elle précisé.

Avocate en droit criminel, en droit pénal et en protection de la jeunesse, elle s’était investie dans les cliniques juridiques gratuites de Saint-Michel, notamment, et aussi à Hochelaga.

Sur les enjeux locaux, elle veut travailler sur les questions d’accessibilité au logement, particulièrement pour aider ceux qui arrivent dans la vie adulte.

« Nos jeunes se voient forcés d’être en colocation, à devoir même rester vivre avec leurs parents », a-t-elle relevé.

Elle veut lutter contre l’itinérance en travaillant avec les organismes locaux particulièrement.

Sur l’éducation, elle estime que le rôle des enseignants n’est pas assez reconnu à sa juste valeur. Elle plaide également pour une réelle égalité des chances entre les élèves, peu importe l’école qu’ils fréquentent.

« De quelle école viens-tu ? Ah ben, ta note ne vaut pas la même que celle d’une autre école. Et pourquoi donc ? », a-t-elle raconté, décrivant une expérience vécue par une de ses proches.

Questionnée sur le cas de l’école Sophie-Barat et sur les problèmes qu’elle rencontre, elle a promis qu’elle prendrait le temps de s’informer convenablement sur ce qui se passe avec cette infrastructure.

« C’est une situation que j’ai à cœur et que j’espère pouvoir porter, et qui est du domaine du pouvoir provincial », s’est-elle engagée.

Alors que la campagne débute, elle propose une campagne fondée sur la proximité et le contact direct avec les électeurs.

« Faire des entrevues à la télé, n’est pas ma priorité. Je veux aller à la rencontre de mes concitoyens », a-t-elle indiqué.

Sa priorité est d’écouter réellement et de prendre en note les enjeux.

Et après son élection, elle veut être présente.

« Je l’entends déjà [des citoyens qui demandent où elle sera après le 5 octobre]. Ils vont me revoir marcher sur Fleury », a-t-elle promis.

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Avis public

Consulter les détails

À lire également

TIRAGE mieux vous connaître

Pour participer au tirage, merci de répondre à toutes les questions.

Toutes les données sont sécurisées dans un serveur établi au Québec.