André Albert Morin se présente pour un deuxième mandat aux élections provinciales dans la circonscription de l’Acadie, sous la bannière du Parti libéral du Québec.
Avant de faire le saut en politique, André Albert Morin a consacré plusieurs décennies au droit. Titulaire d’un doctorat en droit pénal comparé et en histoire du droit de l’Université de Poitiers (France), il a été procureur de la Couronne et a travaillé au sein du Service des poursuites pénales du Canada pendant 35 ans.
Sa carrière s’est également déroulée dans les salles de classe. Pendant 25 ans, il a enseigné le droit aux universités d’Ottawa et de Montréal. Il est aussi l’auteur de plusieurs publications en droit public et pénal.
En 2022, il a été élu pour un premier mandat, qu’il a effectué dans l’opposition. À l’Assemblée nationale, André Albert Morin a travaillé sur les dossiers de l’immigration, de la justice, des ordres professionnels et des relations avec les Premières Nations.

Un premier mandat dans l’Acadie
Son mandat l’a mené à intervenir dans plusieurs dossiers de sa circonscription. Il évoque notamment le Collège Bois de Boulogne, où des travaux étaient nécessaires sur la façade du pavillon Ignace-Bourget. Morin affirme avoir mené des actions auprès du gouvernement afin que des sommes soient débloquées pour réaliser les travaux.
Au cégep de Saint-Laurent, confronté à des problèmes de structure dans certains bâtiments, il dit avoir contribué aux démarches visant à trouver des espaces pour relocaliser les étudiants.
Il revient également sur son opposition au projet de nouvelle prison pour femmes sur le site de l’ancienne Maison Tanguay. Un dossier dans lequel il a accompagné des citoyens qui protestaient contre cette construction.
Immigration et francisation
L’immigration fait partie des dossiers qu’André Albert Morin souhaite continuer à défendre. Il insiste notamment sur la nécessité de fournir davantage de prévisibilité au système d’immigration québécois.
Le député sortant revient particulièrement sur les changements apportés au Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Selon lui, les décisions du gouvernement provincial ont plongé dans l’incertitude des étudiants et des travailleurs étrangers qui espéraient s’établir au Québec.
Il affirme que ces changements ont eu des conséquences pour des entreprises qui comptaient sur cette main-d’œuvre. Morin considère les interventions de l’opposition dans ce dossier comme l’une des réalisations importantes de son premier mandat.
La francisation demeure également un enjeu qu’il associe à l’intégration des nouveaux arrivants. Il défend un meilleur financement des cours de français et souhaite en faciliter l’accès.
La justice parmi ses priorités
La justice fait partie des dossiers qu’il souhaite poursuivre, notamment en matière d’accès et de transformation numérique du système. Durant son premier mandat, il a également accordé de l’attention au temps d’attente pour l’enrôlement des dossiers et à l’aide juridique.
À ces dossiers s’ajoutent des préoccupations plus larges. Selon lui, le Québec devra s’attaquer au cours des prochaines années aux enjeux de l’inflation, le logement et la santé. Il présente aussi les libertés individuelles et la justice sociale comme des valeurs qui continuent à guider son engagement au sein du parti.








