Le quartier Ahuntsic Ouest compte plus de 200 commerces, sociétés et organismes divers.  Voici  le portrait de ceux dont le nom a été tiré au sort.
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PhotoCrédit photo : La Parentrie

La Parentrie, entraide et répit
par François Barbe  (décembre 2013)

Lorsqu’une personne est atteinte d’un problème de santé mentale, c’est souvent tout son entourage qui se retrouve démuni. Comment offrir à ce parent, à cet ami, tout le soutien dont il a besoin? Comment s’adapter à ce nouveau rôle d’aidant qui s’impose le plus souvent sans prévenir et sans laisser le choix?

Il y a près d’un quart de siècle que La Parentrie offre aide et ressources aux proches des personnes souffrant de troubles mentaux. Situé au 10780, rue Laverdure, dans le nord du quartier Ahuntsic, l’organisme célébrera en effet son 25e anniversaire de fondation en 2014.

Les services de La Parentrie sont regroupés en deux volets : l’entraide et le répit. Mais comme l’explique la directrice générale Christiane Germain, l’organisme est également très actif sur le plan de la concertation locale et régionale. On le retrouve par ailleurs parmi les membres de plusieurs regroupements et comités œuvrant dans le domaine de la santé mentale.

Entraide

L’objectif principal du volet Entraide est d’offrir un lieu de partage et de ressources à l’entourage de la personne atteinte d’un trouble de santé mentale. De l’intervention téléphonique ponctuelle à la conférence spécialisée, en passant par l’accompagnement pour les requêtes officielles, les rencontres d’échange et la publication quatre fois l’an du journal spécialisé Le Filon, la liste des activités d’orientation et de soutien ne manque pas de diversité!

Répit

Le volet répit permet pour sa part aux proches et aux aidants de prendre un peu de temps pour eux-mêmes. Il propose un ensemble d’activités durant lesquelles un accompagnateur prend en charge la personne souffrant d’un problème de santé mentale pendant quelques heures, voire une journée complète, ce qui offre un moment de répit à celui ou celle qui s’en occupe habituellement, le plus souvent un membre de la famille proche.

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Photo

L’antidote Sam Micro

Texte et photo : François Barbe (octobre 2013)


En matière d’informatique, on croit souvent à tort que seuls les magasins à grande surface peuvent véritablement combler nos besoins. Une rencontre avec Sam Charife, propriétaire de la boutique Sam Micro (située au coin de Saint-Laurent et de Fleury), nous permet aujourd’hui de nous débarrasser de certaines idées reçues à propos des ordinateurs… et de notre société de consommation, rien de moins!

Les « Future Buy » et autres « Bobos en gros » de ce monde voudraient bien nous convaincre qu’il est essentiel, pour notre bonheur, de changer d’ordinateurs chaque deux ans. Et, bien sûr, il n’y aurait qu’eux pour nous procurer la machine de nos rêves… Désolé, Grandes Surfaces inc., l’antidote Sam Micro m’a convaincu que même les entreprises du domaine de la haute technologie peut être bien servies dans un petit commerce de quartier!

Treize ans dans le quartier

Installé dans Ahuntsic depuis 2005, Sam Micro se spécialise dans la vente d’équipement informatique, de surveillance et de communication. Premier vaccin contre la surconsommation : on retrouve sur place un inventaire des plus intéressants d’ordinateurs et de portables remis à neuf. Dans la majorité des cas, il s’agit de modèles haut de gamme retournés à leurs fabricants, pour des problèmes mineurs, après quelques jours d’utilisation. Une fois remis à neuf, les appareils sont revendus par le biais de boutiques comme Sam Micro. On peut ainsi se procurer un appareil professionnel pratiquement neuf pour la moitié de son prix original. Économique et écologique…

Sam Micro offre également des services d’entretien et de réparation d’ordinateur. Deuxième vaccin contre la surconsommation! En informatique, lorsqu’un ordinateur ne fonctionne plus, la tendance consiste généralement à s’en débarrasser pour le remplacer par un neuf. Pourtant, beaucoup de gens pourraient être surpris d’apprendre le nombre de composants d’ordinateur qui se réparent ou se remplacent, pour beaucoup moins cher qu’on le croirait…

Homme-orchestre

Originaire du Liban, Sam Charife vit au Québec depuis 23 ans. Diplômé en informatique et en électronique, il gère seul sa boutique, et s’occupe de l’administration, des réparations, et des ventes. La majeure partie de sa clientèle est constituée de commerces et d’organismes divers, mais tout le monde est évidemment le bienvenu!

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Entraide Ahuntsic-Nord        (août 2013)
Pour bâtir son REER… autrement


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Activité de socialisation à l’Entraide

Par François Barbe

Présent sur la scène communautaire depuis maintenant plus de 30 ans, Entraide Ahuntsic-Nord s’est donné pour mission de briser l’isolement et de préserver la vie active des aînés du quartier. Si l’organisme de la rue Laverdure est aujourd’hui bien connu pour ses activités de socialisation et ses services de première ligne, ce qui distingue avant tout l’Entraide, c’est la philosophie derrière la mission.

Comme l’expliquent Roxanne Hamel et France Brochu, respectivement directrice générale et coordonnatrice de l’action bénévole, l’équipe de l’Entraide Ahuntsic-Nord accorde une importance particulière à la joie, au rire, aux émotions positives et à la créativité dans son intervention. « Il y a une grande harmonie dans l’équipe », souligne Mme Hamel. « Employés, membres du conseil d’administration, bénévoles, on est tous vraiment dans la mission », ajoute Mme Brochu.

Parmi les activités de l’Entraide, on retrouve tout d’abord les services de première ligne tels que la popote roulante et l’accompagnement médical. Très sollicités, ces services constituent une véritable porte d’entrée à travers laquelle beaucoup découvrent l’organisme et le reste de ses activités : groupes de socialisation, sorties resto et magasinage, visites musicales et d’amitié, etc. Il n’est pas rare de voir par la suite certains participants s’engager à leur tour en devenant bénévoles…

L’intervention d’Entraide Ahuntsic-Nord se fait avant tout dans une perspective de responsabilisation. On veut en effet amener l’aîné à se prendre en charge et non à être pris en charge. Combinant socialisation et responsabilisation, les activités et services de l’organisme permettent ainsi à chaque participant de se transformer en composante active d’un véritable réseau social local, ce que Mme Brochu appelle « bâtir son REER en services communautaires ». Il faut avouer que l’image est bien choisie : tout comme un vrai REER, plus on s’engage, plus ça rapporte…

Entraide Ahuntsic Nord est situé au

10780,  rue Laverdure, près du boulevard Gouin.

On peut joindre les responsables au 514 382-9171.

Pour plus de renseignements sur Entraide Ahuntsic-Nord : http://entraidenord.org
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Au Dépanneur Merry                 (juin 2013)
«On connaît notre monde»


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Many So et Ty Shea

« Quatre-vingt-dix pour cent des clients qui viennent  sont des habitués », dira Ty Shea, copropriétaire avec sa conjointe, Many So, du Dépanneur Merry situé sur la rue Fleury Ouest, entre Clark et Saint-Urbain. Le petit commerce — qui porte le nom de leur fille de 12 ans, Merry — accueille chaque jour clients du quartier, habitués, et passants à pied ou en voiture.

Ce dépanneur a eu plusieurs propriétaires depuis trente ans. Ty et Many, quant à eux, sont aux commandes de ce commerce de proximité depuis septembre 2006.

Arrivés au Québec respectivement en 1987 et en 1993, en provenance de camps de réfugiés situés en Thaïlande et au Vietnam, Ty et Many sont tous deux nés au Cambodge,  mais ont des racines chinoises par leurs grands-parents.

Ils se sont donc établis à Montréal et se sont rencontrés en 1999. Tous deux travaillaient dans des bureaux de change, quand ils ont décidé de devenir propriétaires du dépanneur, ensemble.  C’est donc au Québec que sont nés leurs deux enfants,  leur fils de 10 ans, Victor, et Merry.

Polyglottes, — Many encore plus que son conjoint — ils  peuvent accueillir les clients en français, anglais, cambodgien, vietnamien, mandarin et cantonais. Ils travaillent de longues heures mais il est rare que les clients ne soient pas accueillis avec le sourire. Affables et pleins de gentillesse, ils connaissent bien leur clientèle. Pendant l’entretien, un client est entré… En le voyant, aussitôt, Ty a ouvert le présentoir de cigarettes pour sortir celles que ce client achète habituellement.  « On devine ce que nos clients veulent! », dit-il en souriant.
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Solidarité Ahuntsic (mars 2013)


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Solidarité Ahuntsic est une table de discussion et de concertation qui regroupe pratiquement tous les acteurs socio-communautaires du quartier Ahuntsic et qui œuvre pour le développement social du quartier. Cette table ne s’occupe pas de culture, au sens artistique du terme, ni d’économie (c’est là le rôle de la CDEC Ahuntsic-Cartierville).

L’organisme compte actuellement 110 membres, parmi lesquels des organisations communautaires, des institutions qui oeuvrent dans le quartier, des élus et des citoyens. Les élus sont membres associés, c’est-à-dire qu’ils ne votent pas. Il y a un conseil d’administration et l’assemblée générale des membres a lieu une fois par année, en plus des assemblées publiques.

Solidarité Ahuntsic a pignon sur rue au Centre communautaire Ahuntsic, l’ancienne école au 10780, rue Laverdure. Le Centre est un projet géré par Solidarité Ahuntsic, mais chacun des organismes qui y a ses quartiers est autonome. Ces organismes paient d’ailleurs un loyer à titre de locataire, mais pas en totalité, puisqu’ils sont soutenus par le fonds de réserve de Solidarité Ahuntsic.

Les bailleurs de fonds principaux de Solidarité Ahuntsic sont la Ville de Montréal, la Direction de la Santé publique de Montréal-Centre et l’organisme Centraide. Azzedine Achour est le coordonnateur de Solidarité Ahuntsic depuis 13 ans; auparavant, il en a été le président pendant deux ans. Une dizaine de personnes assurent la permanence de l’organisme.

Vous ferez connaissance plus abondamment avec M. Achour et Solidarité Ahuntsic au cours des prochains mois sur les Actualités du vendredi en ligne sur journaldesvoisins.com.

Selon M. Achour, quel mot décrit le mieux Ahuntsic ? « Passion ». Bénévolat? « Citoyenneté »; et finalement, solidarité? « Espoir ».
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Casser la croûte au Chien rose?
Beau dommage!  (décembre 2012)


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L’histoire du chien rose a commencé il y a 50 ans. Un jeune garçon, Jean Desrosiers, avait une maman très aimante qui avait donné un surnom à chacun de ses enfants. Le chien rose était le surnom de Jean. Pourquoi? On ne le saura jamais puisque grand-maman a emporté son secret dans sa tombe.

Quarante ans et des poussières plus tard, Michèle Desrosiers (oui, oui, l’homonyme de la chanteuse québécoise du groupe Beau dommage), diplômée de l’ITHQ, ouvre son restaurant. Compte tenu de l’aide de son père, le petit Jean de l’histoire, et de l’héritage de sa grand-mère, qui lui permet d’avoir les moyens de ses ambitions, Michèle, alias Mitche, décide d’appeler son restaurant Le Chien rose.

Situé sur Fleury Ouest, à l’angle de la rue Meunier, Le Chien rose a ouvert ses portes le 14 février 2012. C’est une équipe de neuf personnes, incluant la chef et un chef en pâtisserie, qui préside aux destinées du nouveau restaurant. Coquet et agrémenté de photos diverses, il peut accueillir une quarantaine de personnes.

La cuisine que Mitche prépare, « avec beaucoup d’amour », dit-elle, est simple et bonne. « C’est comme chez nous, mais avec une touche de par-ci par-là! », ajoute la jeune chef. Un exemple : le macaroni de Mitche sera préparé avec des tomates confites, du cheddard fort, un brin de fromage fêta et de chèvre…

Pour venir se sustenter au Chien rose, Mitche croit qu’il faut avoir l’esprit ouvert. Son plat préféré ? Les poireaux vinaigrette à l’estragon, prociscutto et œuf poché. Mmm, sûrement divin, en tout cas particulier… avec Mitche, beau dommage!
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L’arc-en-ciel, centre de réalisation de soi (oct. 2012)


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Le Centre l’arc-en-ciel a été Fondé en 1983 par par Rose Pineault et André Lévesque, enseignants.  Depuis 1999, il est situé au 39B boulevard Gouin Ouest, et est dirigé par Katia Daudelin depuis 1989. La mission de cet organisme? Élargir les frontières de la conscience et favoriser le plein épanouissement de l’être. Selon les fondateurs, le rêve est un « inestimable révélateur dans une démarche d’éveil de la conscience et au cœur du cheminement proposé à L’Arc-en-ciel ».

L’approche développée par les fondateurs de L’Arc-en-ciel tient compte de toutes les dimensions de la personne : physique, psychique et spirituelle, et s’inspire de la psychologie jungienne, de la Gestalt-thérapie, de la psychosynthèse, du yoga, de la méditation et des traditions amérindiennes. La direction mentionne que leur approche est exemple de dogmes et de croyances.

« Le rêve est riche pour apprendre à se connaître soi-même. Mais c’est vous qui l’avez, la réponse dans vos rêves! On ne prétend pas faire des miracles! », dit Katia Daudelin.

Le Centre regroupe  une quinzaine d’animateurs et de thérapeutes.