
François Boileau se prépare physiquement et mentalement pour les compétitions de haut niveau en karaté du Championnat national junior canadien, qui aura lieu en mai prochain à Edmonton, en Alberta.
Le jeune homme de 14 ans porte actuellement la ceinture brune. Bien qu’il soit réservé, la force intérieure est bien présente chez lui, et son horaire est bien rempli, tant par le sport que par ses études. Inscrit en sciences à l’Académie de Roberval, il accorde une grande importance à l’obtention de bonnes notes tout en participant à des compétitions de karaté. Il a d’ailleurs l’ambition de poursuivre des études en sciences — niveau enrichi en 4e secondaire.
Accumuler des points
En karaté, chaque séance d’entraînement dure au moins une heure, et François s’y prête régulièrement. « Je connais des étudiants qui laisseraient leurs études de côté, mais pas moi ; je trouve ça vraiment important », confie le jeune sportif en entrevue avec le Journal des voisins (JDV).
Il est arrivé au dojo Tai Sei avec une boîte de médailles remportées dans diverses compétitions, dont une médaille de bronze lors d’un championnat. Il a bien tenté de pratiquer d’autres sports, dont le hockey et le soccer, mais s’est vite rendu compte que les sports d’équipe ne collaient pas à sa personnalité. C’est son père qui lui a suggéré le karaté, activité qu’il trouve parfaite pour lui.
La sélection des athlètes qui vont représenter le Québec au Championnat national junior s’est faite en fonction d’un cumulatif de points au terme d’une série d’épreuves, et François s’est qualifié en se classant parmi les meilleurs.
Les qualités recherchées
Les mouvements de combat doivent être exécutés dans un temps limité. La technique est importante. « Tu n’as pas le droit de frapper l’adversaire, sinon tu as un avertissement », précise François. La rapidité et la force sont parmi les critères jugés par les arbitres, qui peuvent mettre fin au combat lorsque le temps est écoulé. Celui ou celle qui a le plus de points l’emporte.
François a d’abord participé à des rencontres « amicales » pendant environ quatre ans. Les récentes séances de qualification en vue du Championnat national junior lui ont offert sa première chance de compétitionner officiellement au sein de l’équipe du Québec. S’il éprouvait une certaine nervosité, il n’en croyait pas moins en ses capacités, et il affirme ne pas s’être laissé envahir par l’anxiété. « Je me disais qu’une compétition est comme un combat ordinaire. »
Son entraîneuse, Marie-Claude Germain, n’hésite pas à promouvoir ce sport. Elle est convaincue que ses valeurs profondes resteront ancrées chez François Boileau. « On sentait sa passion pour le sport dès son jeune âge. Plus tard, un athlète continuera de se développer parce que le karaté l’accompagnera tout au long de sa vie », illustre-t-elle. C’est une discipline qui permet de gérer son stress plutôt que de se laisser démolir par cette émotion. « On le transforme en énergie pour mieux exceller », ajoute-t-elle.
Il existe deux catégories : le kata et le combat. « Ce qui fait que François se démarque est qu’il est bon dans ces deux aspects du sport », se réjouit Marie-Claude. C’est à l’âge de 14-15 ans que les jeunes atteignent un certain niveau, et François s’épanouit comme karatéka, comme athlète, mais aussi comme être humain », explique celle qui détient une ceinture noire.
Longue carrière
De grandes associations regroupent les karatékas au Québec. La première, Karaté Québec, organise le Championnat national junior, et la seconde, l’Association Karaté Shotokan (AKS), chapeaute le Championnat du monde.
Claude Huneault, le propriétaire du dojo Tai Sei, situé depuis quelques mois seulement sur la rue Sauvé Ouest, affirme avec certitude que François reviendra du voyage à Edmonton avec une autre médaille à son cou. L’instructeur est aussi ceinture noire, et il évolue dans ce sport depuis 40 ans. Après toutes ces années, il estime que le jeune est l’un des athlètes qui ont le plus de potentiel.
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