
L’Espace des possibles a servi de cadre pour l’enregistrement du dernier Rendez-vous citoyens du Journal des voisins. La philanthropie, sujet abordé dans le dossier de l’édition papier du JDV, a été de nouveau discutée par les panélistes et le public.
La thématique a été débattue par André Veronneau, ex-président de Simplex, location d’équipements ; Marisol Houle directrice des relations avec les diplômés, engagement philanthropie et partenariats stratégiques au collège André-Grasset puis Nicole Rouillier, présidente du conseil d’administration de la Fondation internationale Roncalli.
Une affaire de cœur
La philanthropie se décline sous plusieurs formes. Elle peut se manifester par un don de soi, notamment par le bénévolat, ou encore un don financier. Elle interpelle les personnes désireuses d’entretenir la cohésion sociale. Il existe aussi différents champs d’action pour maintenir cette cohésion.
Collège d’enseignement privé, le collège André-Grasset a créé un cadre qui permet d’entretenir une relation avec ses anciens élèves. Grâce aux dons de ces derniers, le collège offre des bourses pour soutenir la relève.
La Fondation internationale Roncalli mène des œuvres caritatives depuis 45 ans. Ces actions vont bien au-delà de la province. Elle agit sur tous les continents, notamment en Haïti et en Afrique.
« Je trouve que la philanthropie ne s’adresse pas juste aux symptômes. Elle s’adresse aussi aux causes », souligne André Véronneau, philanthrope convaincu.
Un milieu concurrentiel
La santé, la culture, l’éducation, le bien-être collectif, etc., plusieurs causes méritent l’attention des philanthropes ou mécènes. Dans un milieu sain, mais concurrentiel à bien des égards, il n’existe pas de modèle providentiel pour accrocher l’intérêt des donateurs.
« La philanthropie après tout c’est de la vente. Il faut être créatif. Toutes les causes sont bonnes et nobles. Il faut donc trouver l’approche qui va toucher le cœur de notre donateur », analyse Marisol Houle.
En outre, il y a aussi cette contrainte de moule préétabli par certains donateurs qui entrave la demande des organismes, rappellent certaines personnes du public durant leurs interventions. Même s’il n’y a pas de recettes miracles, l’approche de Moisson Montréal qui regroupe en son sein plusieurs organismes dont L’œuvre des samaritains pourrait faire école analyse monsieur Véronneau.
Les Fondations et organismes doivent s’adapter, se réinventer quotidiennement pour rejoindre les préférences des donateurs.
« La philanthropie, c’est redonner au suivant », soutient Nicole Rouillier. Entre anecdotes croustillantes et analyses percutantes, les panélistes et le public ont égrainé les enjeux contemporains de la philanthropie.
Le prochain rendez-vous citoyen se tiendra au mois de mars autour du terme de la recherche.
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