enrochement Simon-Sicard
Enrochement au barrage Simon-Sicard d’Hydro-Québec au terrain du Fort Lorette (Photo : Philippe Rachiele, JDV)

Si tout se passe comme prévu, les derniers travaux de renforcement du mur en amont du barrage Simon-Sicard débuteront en 2027. Hydro-Québec promet un mur végétalisé qui n’obstrue pas la vue.

Longue de 1,3 km, cette infrastructure assure la retenue des eaux et protège la rive dans ce secteur de la rivière des Prairies.

Les réparations partielles menées en 2018 doivent être complétées pour que l’ouvrage respecte la Loi sur la sécurité des barrages et prolonge sa durée de vie.

Comme lors de la première phase, un remblai de pierres massives stabilisera la structure.

«Nous cherchons à atteindre un équilibre optimal entre les considérations sociales, environnementales, patrimoniales, techniques, financières et de sécurité, et à instaurer les mesures d’atténuation les plus appropriées», a indiqué Alain Paquette, conseiller en relation avec le milieu chez Hydro-Québec.

Les images de synthèse présentées en 2022, avec de grandes marches en béton descendant vers l’eau, sont toutefois à oublier.

«Ce qu’on a dit à ce moment-là, ce qu’on retenait, effectivement, c’était la famille des variantes en enrochement, mais avec un enrochement placé en palier», précise Yannick Chevrier-Bédard, cheffe de projet chez Hydro-Québec.

Une autre vision

L’approche finale privilégie un remblai végétalisé et naturel, une première pour Hydro-Québec en milieu urbain. Cette solution réduira les îlots de chaleur, offrira une meilleure vue sur l’eau en limitant la hauteur des enrochements.

La compagnie d’électricité veut préserver les arbres en rive et minimiser l’impact sur les milieux naturels.

«Les blocs de béton, malheureusement, ont des hauteurs de plus de 60 cm. Quand on arrive avec une hauteur de plus de 60 cm, cela nous oblige à respecter le code du bâtiment. Donc, automatiquement, on devait mettre des clôtures», explique Mme Chevrier-Bédard.

S’il y a bien quelque chose qui éloigne le public de la rive, ce sont les clôtures.

«En raison de tous les échanges qu’on a eus avec le milieu, ce qu’on a retenu, c’est que les gens veulent avoir une certaine proximité avec la rivière», assure l’ingénieure.

Hydro-Québec prévoit l’abaissement de l’enrochement actuel derrière le site de Fort‑Lorette et de la résidence Berthiaume-Du Tremblay. Une opération qui sera menée dans le cadre des travaux du prochain chantier de stabilisation du mur.

Reste la question de la promenade riveraine réclamée par le quartier. Hydro-Québec a réservé 1,2 million de dollars dans l’enveloppe budgétaire du projet pour financer des initiatives aux abords de l’eau.

Cette somme s’ajoutera aux efforts de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville et de la Ville de Montréal, en réponse aux attentes des citoyens. Ainsi, promeneurs et résidents ne se heurteront pas à un mur de roches infranchissable le long de la rivière.



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Duff Jocelyn
Duff Jocelyn
20 Jours

Encore des balivernes. Hydro ne veut absolument pas donner pleinement l’accès public à la rive avec cette n-ième mouture du projet. On nous retire les jolis blocs en paliers que nous avions déjà accepté (des marches à un endroit seraient conformes au Code du bâtiment). Le budget ira en grande partie à la réfection de l’égout de la rue Curotte et d’autres interventions à l’extérieur de la zone.

jean paul dubreuil

Son nom rappelle le souvenir de Simon Sicard (Montréal, 1697 – Montréal, 1768). Vers 1724-1726, alors qu’il est engagé par les Sulpiciens, il construit une digue entre l’île de la Visitation et l’île de Montréal, ainsi qu’un moulin à scie à l’endroit où se trouve maintenant le barrage. On lui doit aussi la construction de deux moulins à farine entre 1726 et 1753. Il aurait été baptisé le 10 octobre 1697 et il est décédé après la construction du moulin de 1753.

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