
L’exposition qui a lieu au Centre communautaire et culturel de Cartierville «On ne vous voit pas» met en évidence le travail fait par les jeunes des classes spécialisées de l’école Évangéline-La Dauversière et l’accompagnement d’un photographe professionnel. C’est une retombée des projets Racine de la Ville de Montréal et Transition vers l’Inclusion de la Maison des jeunes de Bordeaux-Cartierville (MDJ de B-C).
C’est un projet qui vise l’inclusion de jeunes à besoins particuliers dans les activités de la MDJ de B-C. Selon le directeur de la MDJ, Michael Huot: «l’objectif de Transition vers l’inclusion est de permettre à des jeunes qui ne fréquentaient pas l’organisme d’y venir le lundi dans un environnement calme pour faciliter la transition vers les activités régulières. Le succès a été rapide et il y a maintenant des jeunes qui fréquentent régulièrement la maison.»

Les protagonistes
Ce projet d’ateliers de photographie a été rendu possible grâce à la collaboration de Roxanne Miclette et Marie-Pier Girard, enseignantes, Caroline Coutu et Alexandrine Desbiens, éducatrices spécialisées travaillant à l’école secondaire Évangéline-La Dauversière.
Le photographe professionnel, Youssef Shoufan, a aidé les jeunes à manipuler l’appareil photographique et à prendre des photos. C’est ainsi qu’Antea, Ibrahim, Anis, Charly, Israel, Christian, Emmanuella, Kendrick, Cierra Mai, Nathan, Anthony, Saad et Calvin ont pu s’amuser à faire des portraits de leurs amis.
En ce qui concerne le thème: les yeux fermés, il s’agit d’une suggestion de l’un des participants. Ce qui correspond à une réalité observée quand il s’agit de ces jeunes souvent oubliés ou ignorés, souligne Michael.

Les résultats, la suite…
Isabelle Courcy, chercheuse et professeure à la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal travaille depuis peu avec Michael à évaluer les résultats de Transition vers l’inclusion. Une équipe de recherche documente le projet.
«On veut recueillir la réaction des jeunes, mais aussi des personnes qui travaillent avec eux. On désire démontrer les bonnes pratiques et voir comment on peut réellement rendre les Maisons des jeunes neuro-inclusives.»
De plus en plus d’espaces publics comme les musées, les bibliothèques sont accessibles aux personnes à mobilité réduite avec des rampes d’accès, mais Isabelle aimerait que ce projet qui vise à développer des pratiques inclusives tout d’abord dans les Maisons des jeunes puisse s’étendre aux installations publiques et rendre celles-ci favorables à la participation de personnes neuro-divergentes.
Restez informé
en vous abonnant à notre infolettre
Vous appréciez cette publication du Journal des voisins? Nous avons besoin de vous pour continuer à produire de l’information indépendante de qualité et d’intérêt public. Toute adhésion faite au Journal des voisins donne droit à un reçu fiscal.
Nous recueillons des données pour alimenter nos bases de données. Pour plus d’informations, veuillez vous reporter à notre politique de confidentialité.
Tout commentaire sera le bienvenu et publié sous réserve de modération basée sur la Nétiquette du JDV.