Boulevard Henri-Bourassa avant l’intersection avec l’avenue Vianney. Photo : Courtoisie

Entretien hivernal des trottoirs et pistes cyclables : de nombreux citoyens expriment leur mécontentement quant à la praticabilité des voies de transport sur les réseaux sociaux. Portrait de la situation.

Les conditions de marche varient d’un tronçon à l’autre dans plusieurs secteurs, selon Robert Pierre Venne, résident de l’arrondissement.

M. Venne trouve que les voies pour vélos sont de bonnes alternatives aux trottoirs quand ces derniers ne sont pas déneigés.

Ainsi, comme d’autres personnes ayant témoigné sur Facebook, il dit avoir vu de nombreux parents, avec leur poussette, marcher sur les pistes cyclables quand les chemins piétons ne sont pas praticables.

Frédéric Bataille, porte-parole et coordonnateur de l’organisme Ahuncycle, reconnaît également que les trottoirs ne sont pas bien déneigés cette année et il encourage les piétons à se déplacer sur les pistes cyclables quand les voies qui leur sont réservées sont impraticables.

Le REV déneigé

Pour ce qui est des voies cyclables, leur déneigement est inégal comme le constate M. Bataille.

« Cet hiver, beaucoup de pistes cyclables ne sont pas accessibles du tout. Seuls les axes Berri/Lajeunesse/Saint-Denis et Henri-Bourassa du REV (Réseau express vélo) restent fiables », explique-t-il.

Mais M. Bataille observe que les pistes de la rue Prieur et la rue Tolhurst, qui ne sont pas protégées, disparaissent l’hiver et deviennent dangereuses.

L’entretien des voies de circulation

Le déneigement se fait en trois étapes : l’épandage d’abrasif lorsque le sol est glissant, le déblaiement des trottoirs et pistes cyclables dès une accumulation de 2,5 cm de neige ainsi que le chargement de neige lors d’une accumulation de 10 à 15 cm de neige.

« Tous les appareils disponibles sont mobilisés pour chaque opération », explique Dominique Paquin, directeur des travaux publics de l’arrondissement.

Pour des chutes normales, c’est-à-dire à partir de 2,5 cm de neige, le déblaiement est finalisé quatre heures après la fin des précipitations.

Une équipe de gestionnaires s’occupe de vérifier que le déneigement a été fait par les employés de l’arrondissement avant que ces derniers terminent leurs quarts de travail.

Les différences de déneigement

L’arrondissement gère le déneigement des 483 kilomètres de trottoirs et 50 kilomètres de pistes cyclables localisés dans sa zone. Selon M. Paquin, le plus grand nombre de kilomètres de trottoirs à déneiger donne l’impression que le déneigement des pistes cyclables commence en premier.

Il révèle que les voies piétonnes et les chemins cyclables sont déblayés selon des priorités et des parcours optimisés, et que les employés ont un circuit de déneigement à suivre.

« Si on attend d’avoir déblayé tous les chemins pour piétons avant de déblayer la piste cyclable, celui qui utilise le REV à l’heure de pointe le matin, il circulera dans de la neige », dit M. Paquin, interrogé sur la possibilité de déneiger les trottoirs avant les pistes cyclables.

Il explique aussi qu’il n’est pas possible de mobiliser tous les appareils de déneigement pour les trottoirs ou les pistes cyclables uniquement puisque la largeur des équipements est différente selon la surface à déneiger.



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jean paul dubreuil

Il aurait été pertinent de savoir combien coûte aux contribuables l’entretien des 50 kilomètres de pistes cyclables en hiver : personnel, équipement, diesel, sel .

Il aurait été encore plus éclairant de mettre en relation le coût d’entretien des pistes avec le nombre de cyclistes qui les utilisent.

Les statistiques officielles de la ville de Montréal nous indiquent que la part modale du vélo (% des déplacements réguliers) n’est que de 2 à 4 %,dans Ahuntsic Cartierville soit trois fois moins que dans Rosemont et 4 fois moins que dans le Plateau Mont Royal.

Il y a donc 1035 personnes au total dans Ahuntsic Cartierville qui utilisent le vélo comme principal moyen de transport, soit moins de 1% de la population.

L’hiver il n’y a que 20 % de ces 1035 qui utilisent les pistes cyclables soit environ 200 personnes .Quand la température est aussi froide que cette année, il y a certainement encore moins d’usagers.

Est-ce que dépenser plusieurs centaines de milliers de $ ou plus pour entretenir 50 kilomètres de pistes cyclables pour au maximum 200 personnes est justifiable ?

Brendan O'Neill
Brendan O'Neill
12 Jours

Le sel est mis sur l’asphalte et non sur le béton des trottoirs.
La vraie question, est pourquoi on mettre pas de sel sur les trottoirs?

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