
Sueurs froides en ce moment pour les producteurs agricoles et autres opérateurs économiques qui participent au Marché public Ahuntsic-Cartierville (MAC) en raison de la menace d’une possible fin de l’événement. Ils ont exprimé leurs inquiétudes aux élus lors du conseil d’arrondissement du 16 mars.
Pris au dépourvu par cette nouvelle, les principaux acteurs de cette activité économique et sociale estivale ont appuyé sur le bouton d’urgence. La délégation présente au conseil a souligné le gouffre que cette éventualité provoquerait.
Des activités en péril
Le marché public Ahuntsic-Cartierville accueille une quarantaine de kiosques de producteurs, d’artisans et de commerçants locaux chaque saison. Il est devenu, au fil des années, un événement incontournable pour ceux-ci. Ainsi, au terme de chaque saison, le prochain marché public dans l’arrondissement figure dans leurs agendas. De ce fait, ils y consacrent, pour certains, temps, énergie et argent. L’éventualité d’une fin du MAC porterait donc un sérieux coup à leurs activités.
« Pour moi comme pour de nombreux autres petits producteurs, ce marché constitue une source essentielle de nos revenus. Son absence entraînera des pertes considérables qui pourraient mettre en péril la pérennité de nos petites entreprises », déplore Paola Belmar, propriétaire de Fleur en ville.
La délégation, présente au conseil, exhorte les élus à prendre le dossier en main afin d’éviter cette situation.
Silence du MAC
Les Marchés publics Ahuntsic-Cartierville sont gérés par l’organisme éponyme, rappelle l’arrondissement. La mairesse, Maude Théroux-Séguin, a indiqué que son administration n’a pas reçu les états financiers du précédent exercice. Elle n’a pas dissimulé son incompréhension en s’interrogeant sur le fonctionnement de l’OBNL.
Les tentatives du Journal des voisins pour avoir des informations n’ont pas été concluantes. À l’exception d’un courriel qui indique que le poste de directeur général est vacant.
L’OBNL les MAC résulte d’un désir d’améliorer la sécurité alimentaire, en plus de proposer des produits frais et locaux aux résidents. Il est une occasion pour les maraîchers, les agriculteurs urbains, les commerces locaux et les artisans de se réunir en un même endroit entre mi-juin et mi-octobre. L’organisme chargé de son administration vacille et tout un écosystème semble compromis.
Plus de détails dans la prochaine édition papier du JDV.
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