Logements dans Ahuntsic-Cartierville (Photo: Archives JDV)

L’Opération 1er juillet, lancée par la Ville de Montréal, vise à répondre aux besoins des locataires, notamment ceux qui cherchent un endroit où se loger. Selon le Comité logement Ahuntsic-Cartierville (CLAC), cette initiative fonctionne à merveille. 

En effet, le CLAC, qui s’occupe de défendre les droits des locataires à faibles et modestes revenus dans l’arrondissement, souligne que peu de gens ont contacté leur organisme afin d’éviter de se retrouver à la rue le 1er juillet.

Depuis le début des années 1970, c’est au 1er juillet que la plupart des baux se terminent et, conséquemment, que les locataires déménagent. Auparavant, quand on remonte dans le temps, soit à l’époque de la Nouvelle-France, les déménagements se faisaient le 1er mai , date d’échéance des baux.

Il arrive que des locataires soient laissés-pour-compte lors des nombreuses tractations immobilières sur l’île de Montréal.

« La plupart des locataires que nous suivons ont réussi à trouver un logement », souligne Anne Levac, du CLAC. « Il y a moins de gens à la rue que l’année passée. En 2020, plusieurs [locataires] avaient résilié leur bail avant la pandémie, et la recherche était moins évidente en raison du confinement. »

Les locataires qui n’ont pas d’options immédiates peuvent se tourner vers le Service de référence de l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM), qui les accompagne dans leur recherche de logement. La Ville de Montréal a d’ailleurs bonifié le budget du Service de référence de l’OMHM par 1 M$ cette année.

« En amont du 1er juillet, on a augmenté les ressources et tout est centralisé au 311. Les gens appellent au 311 et sont redirigés vers le Service de référence de l’OMHM, qui leur vient en aide rapidement… C’est nécessaire car nous ne sommes pas tous équipés de la même façon pour faire une recherche de logement », explique la mairesse d’Ahuntsic-Cartierville, Émilie Thuillier.

Yvon Dinel, organisateur communautaire pour le CLAC, est d’accord avec les propos de Mme Thuillier. Il souligne également que son organisme assure un suivi auprès des locataires qui les ont contactés et qui utilisent le Service de référence de l’OMHM.

« Les gens connaissent de plus en plus l’option de contacter le Service de référence, et c’est ce que nous leur conseillons de faire », dit-il.

Émilie Thuillier a mentionné au JDV que l’OMHM garde toujours quelques logements disponibles pour les situations d’urgence. Les statistiques par arrondissement ne sont pas disponibles, mais 11 ménages sont hébergés à Montréal pour le 1er juillet, tandis que 117 sont accompagnés dans leur recherche de logement.

Des logements moins abordables

Bien que peu de gens se retrouvent à la rue pour la journée du déménagement, Anne Levac souligne que les locataires sont tout de même dans une situation particulièrement précaire cette année.

« Pour ceux qui ont dû partir, ça a coûté plus cher que prévu, explique-t-elle. Les différences de prix sont énormes… Des familles ont dû se contenter de plus petits logements, comme des 4 1/2. »

Rappelons que d’après les données de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le loyer moyen a augmenté de 3 % dans Ahuntsic-Cartierville entre octobre 2019 et octobre 2020. Avec la crise du logement actuelle, il ne serait pas surprenant que ce chiffre soit de nouveau à la hausse cette année.

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