
L’école primaire François-de-Laval célèbre son centenaire. À cet effet, les élèves de la classe combinée — 3e et 4e année — de madame Olga ont fabriqué une capsule temporelle pour la prochaine génération qui fréquentera l’école.
Leurs espoirs, leurs appréhensions, leurs moments euphoriques, etc., les élèves ont consigné autant de messages pour ceux et celles qui fréquenteront l’école dans 25 ans.
« Cette capsule est un moment fort de continuité. Elle relie les générations : celle d’hier, d’aujourd’hui et de demain », souligne Dominique Hébert, directrice de l’école.
La cérémonie, qui a eu lieu le 30 janvier, a été l’occasion pour certains anciens élèves de revenir sur les lieux. Parmi eux, André A. Morin, le député de l’Acadie, y a fait son primaire. Il n’a pas caché son émotion, distillant des anecdotes de son passage.
« Je ne voulais pas manquer ce moment historique. L’éducation est très importante pour la société. L’implication de tous les acteurs permet de bâtir le Québec de demain », indique André Morin.
Une activité ludique

La cérémonie du centenaire n’avait pas que pour but de fabriquer une capsule temporelle. Elle a servi aussi de cadre pour mettre à profit le projet éducatif de l’école : l’écriture. Les enfants ont ainsi pris énormément de plaisir à s’adresser à leur semblable du futur. Durant deux semaines, ils ont visualisé le passé tout en se projetant sur l’école de demain.
« J’ai mis un dessin de la carte du monde pour montrer à quoi ressemble le monde en 2025 et 2026 », confie Adam. Dans le même ordre d’idée, Zeynab a fait des drapeaux « parce qu’on ne sait pas si les pays vont changer », explique-t-elle.
Plonger dans cet inconnu de l’école de 25 ans plus tard a aussi incité les enfants à mettre dans leur capsule un crayon à mine. Dans le cadre du projet d’écriture, ils ont adressé une lettre au prochain occupant de l’école, mais aussi à eux-mêmes, indique l’enseignante.
De Bordeaux à François-de-Laval
Les premiers élèves à fréquenter l’école le font en 1924. À cette époque, ils allaient à l’école paroissiale Saint-Joseph-de-Bordeaux. Le bâtiment a été béni le 17 juin 1923. Il changera de nom pour celui de François-de-Laval le 1er juillet 1931.
« Cette école témoigne de la transformation du quartier. On part d’une école catholique d’un gros village avec une séparation entre les filles et les garçons pour aboutir aujourd’hui à 60 pays représentés parmi ces élèves », explique Jacques Lebleu, président la Société de l’histoire d’Ahuntsic-Cartierville (SHAC).
La configuration actuelle de l’école date de 1962 avec l’ajout des deux ailes. Pour cette rentrée scolaire, près de mille personnes passent le quart de leur journée dans l’école, dont 816 élèves et 106 membres du personnel.
Pour clôturer la cérémonie, la capsule temporelle a été envoyée au sous-sol de l’école. Elle y séjournera jusqu’en 2050.
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