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Le mur de soutènement en amont du barrage Simon-Sicard continue de faire parler de lui. La soirée d’information organisée par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) le 31 mars dernier concernant le renforcement de cette structure a suscité un grand nombre de réactions, tant au sein du quartier qu’à l’extérieur.

Le comité de la promenade du Sault invite dans une infolettre les résidents d’Ahuntsic à se mobiliser en demandant au ministère de l’Environnement d’organiser des audiences publiques sur les travaux d’Hydro-Québec.

Le comité de la promenade du Sault milite depuis cinq ans pour une promenade végétalisée, d’accessibilité universelle, en bord de rive de la rivière des Prairies, entre le pont Viau et le pont Papineau.

« Notre comité demande à Hydro-Québec des travaux dignes du secteur du Sault-au-Récollet et qui respectent le cadre dans lequel ils s’insèrent », écrivent-ils.

Faisabilité

Un membre de ce comité a réagi également après cette rencontre du BAPE. Tout en reconnaissant dans une lettre adressée au Journal des voisins (JDV) qu’Hydro-Québec a déployé de grands efforts pour améliorer l’aménagement du mur. Il estime néanmoins que la société d’État devrait aller encore plus loin et faire preuve d’audace.

« Ces réfections au barrage sont une occasion unique qui ne se représentera pas avant des dizaines d’années pour obtenir une belle promenade continue sur les berges », plaide-t-il.

Ils citent en exemple le gouvernement fédéral, qui, il y a cinquante ans, a choisi d’ouvrir l’espace du Vieux-Port en retirant les silos et les entrepôts.

Selon lui, l’aménagement prévu sur la rivière des Prairies pourrait se faire les propriétés d’Hydro-Québec alors que l’entreprise gagne sur l’eau plusieurs mètres carrés avec le remblai envisagé.

S’il admet qu’Hydro-Québec ne peut pas créer de parcs, il appelle donc à une coopération accrue avec la Ville afin de réaliser un aménagement qui s’inscrirait dans la création d’une véritable promenade riveraine.

Pour une médiatisation

La Fondation Rivières s’est dite également concernée par le dossier.

« Nous avons des discussions avec Hydro-Québec depuis quelques années déjà et c’est un dossier qu’on connaît très bien », a indiqué André Bélanger, président de cet organisme dans un courriel au JDV.

L’organisme considère qu’une médiation serait la meilleure approche et prévoit communiquer avec le BAPE à ce sujet.

La médiation est envisagée quand les différends concernent surtout la cohabitation ou les nuisances sans contester le projet, afin de favoriser un compromis entre les parties, sur demande adressée au ministre de l’Environnement.

Hydro-Québec prévoit d’entreprendre entre 2027 et 2030 la deuxième phase de renforcement du mur presque centenaire longeant la rivière des Prairies, qui a été fragilisé par le temps alors que les risques sismiques menaceraient la centrale voisine. Une première intervention urgente, jugée brutale par les riverains entre 2017 et 2019, a été nécessaire.

Cette fois, la société d’État promet un projet plus harmonieux et écologique : un enrochement végétalisé, agrémenté de plantes et de fosses aquatiques reliées à la rivière pour favoriser la faune et naturaliser la rive.

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