L’Association de Montréal pour la déficience intellectuelle (AMDI) va, à partir de la mi-juillet, changer une portion du décor du boulevard Crémazie avec une murale pour souligner ses 90 ans d’existence.

L’œuvre couvrira trois façades de son édifice situé sur le boulevard Crémazie. La murale vise à mettre en évidence un lieu de vie, d’apprentissage et de solidarité encore relativement discret dans le quartier. Selon Liliana Tano, coordinatrice des services aux membres, la première couche de peinture devrait être appliquée le 15 juillet, si la météo le permet.
Une fresque visible depuis les lieux de passage
L’idée de la murale est née d’une réflexion menée avec les membres au sujet du 90e anniversaire d’AMDI. Ceux-ci souhaitaient non seulement célébrer l’histoire de l’organisme, mais aussi souligner sa présence dans le voisinage. Le projet s’inscrit dans une démarche plus large de verdissement, d’embellissement et d’ouverture sur la communauté.
« On voulait se mettre sur la map, marquer nos 90 ans et montrer que l’organisme fait partie du quartier », explique Liliana Tano.
De ce fait, l’œuvre sera visible à la fois depuis le boulevard Crémazie et depuis le viaduc, deux lieux de passage importants. La troisième partie se fera dans la cour intérieure, où l’organisme a déjà aménagé un petit jardin. Cet espace, autrefois délaissé, est devenu un lieu de détente, de repas et de création pour les membres. « La fresque viendra donc prolonger ce travail d’appropriation positive des lieux ».
Des partenaires mobilisés autour du projet

L’œuvre à venir s’inscrit dans le cadre du Programme d’art mural, volet 1. Il bénéficie d’un soutien financier du gouvernement du Québec et de la Ville de Montréal en vertu de l’Entente de développement culturel de Montréal. Outre l’apport institutionnel, AMDI a été soutenu par d’autres partenaires, dont la Caisse Desjardins du Centre-nord de Montréal, l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville et le collège André-Grasset. Le projet qui sera réalisé par l’artiste Ankhone est évalué à environ 50 000 $. Ces collaborations permettent non seulement de financer l’œuvre, mais aussi d’impliquer le quartier dans sa réalisation.
Une démarche inclusive avec le quartier
Des activités de médiation culturelle sont prévues avec les membres, les voisins et des élèves du collège André-Grasset. Certains étudiants participeront notamment à la préparation des murs et à la couche de fond, aux côtés des participants de l’organisme. L’idée est de faire de cette fresque une œuvre réellement inclusive, construite avec et pour la communauté.
« Nous prévoyons même de faire venir des enfants du camp de jour du Collège André-Grasset, une journée, pour peindre une petite partie. C’est un projet que nous voulons inclusif », souligne-t-elle.
Les travaux devraient se dérouler entre la mi-juillet et la mi-août. Avant de peindre, les murs devront être lavés et préparés.











