La mairesse veut s’attaquer au désintérêt citoyen

Le Conseil d'arrondissement du 6 juillet 2026 s'est tenu au 4C, à Cartierville. Photo: Amine Esseghir / JDV

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La mairesse d’Ahuntsic-Cartierville veut savoir comment augmenter la participation citoyenne et mieux intéresser les gens à la vie municipale.

Maude Théroux-Séguin a mis de l’avant un certain nombre d’engagements, au détour de la présentation des résultats financiers de 2025, dont le développement d’un cadre de consultation et de participation citoyenne. Elle veut faire appel à l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) pour mieux comprendre comment favoriser la participation des citoyens aux affaires publiques.

Lors du conseil d’arrondissement du 6 juillet, une question de Nathalie Goulet, conseillère de ville du district d’Ahuntsic, au sujet du budget participatif, a ouvert la voie aux explications.

« Comptez-vous conserver les budgets participatifs ? » a-t-elle demandé.

Le budget participatif, qui permet aux citoyens d’imaginer des investissements ou des aménagements dans les limites d’un budget alloué par les municipalités, est un outil éprouvé, a martelé l’élue. Elle se demandait si le mandat de l’OCPM serait orienté pour favoriser ce type de participation, soulignant au passage que le budget participatif de la Ville de Montréal a été aboli.

Mme Théroux-Séguin n’a pas l’intention de pousser vers une formule de participation précise.

« L’idée c’est de voir comment on peut augmenter la participation citoyenne, puis aider éventuellement les autres arrondissements à reproduire un cadre qui va encourager tout le monde [à s’intéresser aux affaires municipales] », a-t-elle indiqué lors du conseil d’arrondissement.

Elle a rappelé que le dernier budget participatif, voté en 2025, est en cours de réalisation jusqu’en 2027.

« Le budget participatif, pour moi, c’est une façon de faire participer les gens. Est-ce la meilleure ? C’est ce qu’on veut voir », a-t-elle précisé en entrevue avec le Journal des voisins (JDV).

Une participation en déclin

La démarche semble motivée surtout par une analyse des chiffres des élections du 2 novembre. Le constat est clair. Les Montréalais, les citoyens d’Ahuntsic-Cartierville inclus, votent de moins en moins.

« On le sait, lors des élections, la participation dans certains districts était faible. Je pense notamment à Bordeaux-Cartierville, où ça descend à 30 % », a-t-elle mentionné au JDV.

Le taux général de participation à Ahuntsic-Cartierville a dépassé les 40 % pour élire la mairesse. Selon Montréal en statistiques, les districts où la participation a été la plus forte, comme Ahuntsic, comptent une forte proportion d’aînés. Près d’un cinquième de la population y est âgé de 65 ans et plus. C’est une catégorie qui vote traditionnellement en grand nombre.

Au niveau de la ville, les taux les plus faibles se retrouvent chez les personnes de 18 à 35 ans, et plus particulièrement chez les hommes. La ventilation des taux de participation par âge et par district n’est toutefois pas disponible dans les documents publiés.

À Montréal, le 2 novembre 2025, seuls 37,07 % des citoyens inscrits ont franchi le seuil des bureaux de vote. Quatre ans plus tôt, la mobilisation était un peu plus forte et 38,32 % des électeurs et électrices avaient déposé leur bulletin dans l’urne. Entre les deux élections, le vote se fait donc un peu moins populaire, avec un recul de 1,25 point, et c’est la troisième baisse du taux de participation depuis 2013.

« La participation citoyenne, ce n’est pas seulement le jour du vote. C’est toutes les années auparavant, puis c’est ce qui fait que tu as envie d’aller voter, parce que tu t’es impliqué auparavant », a observé Mme Théroux-Séguin.

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5 Responses

  1. Je ne suis pas surprise du faibles taux de participation des jeunes aux électrions municipales. Selon Statistiques Québec : Le taux de participation des jeunes varie d’une région électorale à l’autre. En 2022, dans les régions électorales, le taux oscillait entre environ 35 % et 63 % chez les 18-24 ans, et entre environ 42 % et 66 % chez les 25-34 ans.
    À cet âge on commence à vivre. On étudit tout en travaillant et certains pratiquent aussi des sports. L’agenda est over booké comme on dit. Alors pas étonnant que les jeunes ne s’intéressent pas à l’actualité municipale. L’état des rues, la collecte des vidanges, le taux de taxation, la plantation d’arbres, l’agrile du frêne, les punaises de lit ou encore la collecte des encombrants, ils en ont rien à foutre. Ils jonglent avecc leurs études, les examens, la remise des travaux, leur horaire de travail, etc. À mon avis, on aura beau multiplier les consultations, la chose municipale va très peu intéresser les jeunes dont plusieurs sont aussi aux prises avec la conciliation travail-famille. Le temps est un luxe et il se fait rare chez cette tranche de la population. Enfin c’est mon humble avis

    1. tres bonne réflexion, vous auriez pu ajouter que les jeunes ne sont pas propriétaires et donc sont moins conscients du compte de taxes.

  2. Mon jeune n’est pas intéressé à voter il dit que Ahuntsic n’a rien pour les jeunes adultes…pas de café internet sauf la bibliothèque sur La jeunesse qui a des heures incompatible avec eux ( heures d’ouverture trop tard) et la fermée et rien ne bouge… pas d’endroit pour jouer des jeux de société et loyer trop chers…

  3. Dans toutes les municipalités ,les jeunes ,les locataires, les immigrants, s’intéressent moins à la vie politique municipale.

    Le citoyen urbain, en général , s’intéresse aux décisions locales uniquement quand les taxes augmentent, quand les services diminuent , quand il y a un problème qui le dérange personnellement ,ou quand il craint qu’un projet vienne déranger sa qualité de vie ou la valeur de sa maison.

    Comparé aux autres , Ahuntsic-Cartierville est un arrondissement agréable et bien géré où se produisent peu de situations conflictuelles mobilisant les citoyens.IL y a des problèmes comme partout , mais il n’y en a pas souvent.

    La controverse publique la plus importante des 8 dernières années est sans contredit le réseau des pistes cyclables. Ce fut le sujet de plaintes le plus fréquent de toutes les assemblées publiques du conseil d’arrondissement et ce l’est encore.

    Le précédent parti au pouvoir a consulté uniquement les petits groupes militants pro-vélo pour justifier un réseau de pistes cyclables très coûteux, mais n’a pas voulu écouter la grande majorité des citoyens qui ne partageaient pas son idéologie sur la guerre à l’auto et le transport actif .

    L’exemple le plus spectaculaire est le projet du boulevard Henri-Bourassa où la ville de Montréal et l’arrondissement se sont organisés pour consulter uniquement ceux qui étaient d’accord avec leur projet.

    Souhaitons que la nouvelle administration trouve une façon d’écouter TOUS les citoyens et non pas uniquement ceux qui pensent comme elle.

    .

  4. La Ville a besoin de projets structurants qui vont façonner son avenir et améliorer le vivre en ville. Qu’a fait la nouvelle administration à part de chercher une solution à l’itinérance et aux nids de poule, solution qu’elle cherche encore? Comme pour la rue Saint-Denis les détracteurs se font nombreux avant et pendant les travaux. Une fois le chantier terminé et le REV complété la vaste majorité s’en réjouit. Ce sera probablement la même chose pour Henri-Bourassa! Il y a certes des commerçants insatisfaits mais d’autres attendent probablement l’occasion pour s’y établir. Donnons du temps au temps!

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