La mairesse d’Ahuntsic-Cartierville veut savoir comment augmenter la participation citoyenne et mieux intéresser les gens à la vie municipale.
Maude Théroux-Séguin a mis de l’avant un certain nombre d’engagements, au détour de la présentation des résultats financiers de 2025, dont le développement d’un cadre de consultation et de participation citoyenne. Elle veut faire appel à l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) pour mieux comprendre comment favoriser la participation des citoyens aux affaires publiques.
Lors du conseil d’arrondissement du 6 juillet, une question de Nathalie Goulet, conseillère de ville du district d’Ahuntsic, au sujet du budget participatif, a ouvert la voie aux explications.
« Comptez-vous conserver les budgets participatifs ? » a-t-elle demandé.
Le budget participatif, qui permet aux citoyens d’imaginer des investissements ou des aménagements dans les limites d’un budget alloué par les municipalités, est un outil éprouvé, a martelé l’élue. Elle se demandait si le mandat de l’OCPM serait orienté pour favoriser ce type de participation, soulignant au passage que le budget participatif de la Ville de Montréal a été aboli.
Mme Théroux-Séguin n’a pas l’intention de pousser vers une formule de participation précise.
« L’idée c’est de voir comment on peut augmenter la participation citoyenne, puis aider éventuellement les autres arrondissements à reproduire un cadre qui va encourager tout le monde [à s’intéresser aux affaires municipales] », a-t-elle indiqué lors du conseil d’arrondissement.
Elle a rappelé que le dernier budget participatif, voté en 2025, est en cours de réalisation jusqu’en 2027.
« Le budget participatif, pour moi, c’est une façon de faire participer les gens. Est-ce la meilleure ? C’est ce qu’on veut voir », a-t-elle précisé en entrevue avec le Journal des voisins (JDV).
Une participation en déclin
La démarche semble motivée surtout par une analyse des chiffres des élections du 2 novembre. Le constat est clair. Les Montréalais, les citoyens d’Ahuntsic-Cartierville inclus, votent de moins en moins.
« On le sait, lors des élections, la participation dans certains districts était faible. Je pense notamment à Bordeaux-Cartierville, où ça descend à 30 % », a-t-elle mentionné au JDV.
Le taux général de participation à Ahuntsic-Cartierville a dépassé les 40 % pour élire la mairesse. Selon Montréal en statistiques, les districts où la participation a été la plus forte, comme Ahuntsic, comptent une forte proportion d’aînés. Près d’un cinquième de la population y est âgé de 65 ans et plus. C’est une catégorie qui vote traditionnellement en grand nombre.
Au niveau de la ville, les taux les plus faibles se retrouvent chez les personnes de 18 à 35 ans, et plus particulièrement chez les hommes. La ventilation des taux de participation par âge et par district n’est toutefois pas disponible dans les documents publiés.
À Montréal, le 2 novembre 2025, seuls 37,07 % des citoyens inscrits ont franchi le seuil des bureaux de vote. Quatre ans plus tôt, la mobilisation était un peu plus forte et 38,32 % des électeurs et électrices avaient déposé leur bulletin dans l’urne. Entre les deux élections, le vote se fait donc un peu moins populaire, avec un recul de 1,25 point, et c’est la troisième baisse du taux de participation depuis 2013.
« La participation citoyenne, ce n’est pas seulement le jour du vote. C’est toutes les années auparavant, puis c’est ce qui fait que tu as envie d’aller voter, parce que tu t’es impliqué auparavant », a observé Mme Théroux-Séguin.











