Le Carrefour d’aide aux nouveaux arrivants (CANA) a organisé une soirée récital d’art lyrique, à l’église de la Visitation de Montréal (Sault-au-Récollet). Un concert de musique classique, sans frontières ni couleur, le 23 octobre.

Dans la plus ancienne église de Montréal encore debout, les sopranos Marie Francis Koua et Christina Bonnelli, puis le ténor Qingyue Yang étaient accompagnés par les musiciens de l’Ensemble Obiora. Les artistes ont visité quelques répertoires de la musique classique devant un public conquis.
Avant que les artistes de cette soirée ne prennent place au cœur de cette unique église de style traditionnel québécois de Montréal, le public était accueilli par une musique de fond qui plantait le décor de la soirée. Au même moment, les artistes passaient en revue, une dernière fois, leur répertoire dans la sacristie.
Au-delà des cultures
En organisant cette soirée, le CANA voulait « montrer que la musique, notamment la musique classique, n’a pas de frontières ni de couleur », explique le président de l’organisme Love-Joyce Amavi.
Tous diplômés en art lyrique, les trois chanteurs qui l’ont animée sont issus des communautés immigrantes : Ivoirienne (Marie France Koua), Syrienne (Christina Bonnelli) et Chinoise (Qingyue Yang). Ils ont fait valoir la variation de leurs cordes vocales sur douze pièces de la musique classique. Ces interprétations vont de La donna è mobile de Verdi (Rigoletto) à O mio babbino caro de Puccini (Gianni Schicchi) et Porgi amor de Mozart (Les noces de Figaro).
Pour les accompagner dans ce voyage qui transcende les cultures, l’organisme Ensemble Obiora, collaborateur de l’événement, a mis à leur disposition trois musiciens : John Koffi Dapha (piano), Cendrine Despax (violon) et Valérie Despax (violoncelle).
Le CANA, organisme qui facilite l’intégration des nouveaux arrivants, a aussi vu dans ce concert d’opéra une occasion de montrer que « peu importe son territoire d’origine, toute personne peut apprendre et s’intégrer dans sa société d’accueil ».
Coup d’essai coup de maître
L’initiative a été saluée par un public dont certains assistaient pour la première fois à un concert de ce genre musical.

« C’est pour quand, la prochaine fois ? » C’est à travers cette question que lui a posée une personne que Reine Rached, responsable des projets et des partenariats de l’OBNL, souligne leur satisfaction.
Heureux d’avoir transformé cette première expérience, le CANA laisse entrevoir une prochaine édition. Cependant, le format reste à définir, confie Reine Rached.








