
Sur 84 automobilistes qui ont soufflé dans l’éthylomètre, 6 ont été déclarés positifs, mais en dessous de la limite autorisée. Un seul conducteur dépassait les 0,08 comme prévu par la loi.
Les policiers ont intercepté les véhicules dans la nuit du 20 au 21 mars, sur l’avenue Papineau, à la hauteur de la rue Prieur, de 23 h 45 jusqu’à 2 h 15 du matin.
« On a fait un barrage routier pour détecter tous les conducteurs qui auraient consommé, soit de l’alcool ou de la drogue », a indiqué au Journal des voisins (JDV) Jean-Michel Brunet, commandant des postes de quartier (PDQ) 10 et 27, à Ahuntsic-Cartierville.
L’opération s’est déroulée pendant la Semaine québécoise de prévention de la conduite avec facultés affaiblies. La Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) organisait l’événement en collaboration avec tous les corps de police du Québec.
Des policiers du PDQ 27 et du Centre opérationnel, division nord du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), ont pris part à cette opération.
Le principe est de vérifier l’alcoolémie des conducteurs de manière aléatoire. Sur une vague de plusieurs voitures, les agents en contrôlent cinq à la fois.
Ce genre de campagne vise d’abord à sensibiliser la population aux dangers de la conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool, les drogues ou certains médicaments. L’objectif est préventif et tend à réduire le nombre de décès et de blessés sur les routes du Québec.
Contrôles toute l’année
« Ce que j’entends trop souvent, c’est que les policiers font des opérations de ce genre seulement en décembre durant les fêtes », a souligné le commandant Brunet.
Le message est clair : les contrôles s’effectuent toute l’année. En outre, les policiers peuvent contrôler quiconque roule sur la voie publique, et pas seulement les automobilistes signalés ou soupçonnés de conduite en état d’ébriété.
« On a dépisté de façon aléatoire et sans motif », souligne-t-il.
Par ailleurs, les conducteurs contrôlés peuvent aussi être des facteurs de prévention.
« On espère que ces personnes vont partager leur expérience avec leurs amis et familles, en parler dans leur lieu social ou au travail pour dire que la surveillance existe », relève M. Brunet.
Les citoyens, premiers à dénoncer
Plus de 80 % des arrestations pour conduite avec facultés affaiblies ont lieu après des signalements de citoyens. La campagne invite d’ailleurs la population à composer le 911 pour tout conducteur soupçonné d’être en état d’ébriété ou sous l’effet de drogues.
Tous les ans, 28 % des personnes tuées sur les routes du Québec meurent dans un accident causé par la conduite avec les facultés affaiblies. En 2025, à Montréal, 5 des 24 décès survenus lors de collisions impliquaient un conducteur sous l’influence de l’alcool ou de stupéfiants.
Au Canada, conduire tout moyen de transport avec les capacités affaiblies par l’alcool, une drogue ou une combinaison des deux est criminel. Les peines minimales encourues vont d’une amende de 1 000 $ pour une première infraction à 30 jours de prison pour une deuxième, puis 120 jours pour chaque récidive. La peine maximale atteint dix ans d’emprisonnement sur acte d’accusation. S’ajoutent généralement une interdiction de conduire, un casier judiciaire et des sanctions administratives provinciales, comme la suspension du permis au Québec.
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