
Dimanche matin, plus d’une centaine de personnes se sont réunies pour l’inauguration citoyenne du Réseau express vélo (REV) sur le boulevard Henri-Bourassa.
Prêts à braver cette journée froide, des cyclistes montréalais se sont rassemblés pour rendre hommage à une chose qui leur tient tous à cœur : le REV Henri-Bourassa.
Pour souligner la fin d’une partie des travaux, ils ont parcouru plus de 8 km à vélo à la fois sur le REV et, par moment, dans la rue.
Frédéric Bataille, porte-parole d’Ahuncycle, un organisme pour la promotion du transport actif dans l’arrondissement, estime que c’est une occasion pour remercier les administrations d’avoir mis sur pied cet aménagement.
Par ailleurs, l’évènement est également un signe de résistance. Les cyclistes souhaitent démontrer au parti à la mairie, Ensemble Montréal, l’importance de cette piste pour la communauté.
Ils réclament notamment le reste de la construction du REV, qui n’est pas encore terminé dans certains secteurs.
De fait, présentement, le REV est partiellement actif entre la rue Saint-Firmin et l’avenue des Récollets, et entre l’avenue Marcelin-Wilson et la rue Lajeunesse. La construction prévue sur l’autre partie du réseau, soit de la rue Lajeunesse à la rue Saint-Firmin, devrait se conclure en 2025-2026.
Un besoin pour les Montréalais
Autant une inauguration qu’une manifestation, selon Séverine Le Page, porte-parole de Vélorution Montréal, le collectif qui a organisé cet évènement, ce type de mobilisation permet d’envoyer un message à ceux qui considèrent que les pistes cyclables sont trop nombreuses sur l’île.
« Le problème quand il y a de la circulation, ce ne sont pas des vélos ou des trottoirs, ce ne sont pas les piétons, c’est le fait qu’il y a trop de voitures en ville », soulève-t-elle.
Une recherche publiée par l’Université McGill en août dévoile que les espaces consacrés à la micromobilité, comme le vélo ou la trottinette, n’occupent que 2 % des rues de la métropole. Les 98 % restant sont réservés aux automobilistes.
Pour Mme Le Page, les pistes délimitées, comme celle du REV, sont plus sécuritaires. Notamment parce que les voies ne sont pas partagées entre les vélos et les voitures, ce qui permet de minimiser les risques de collisions.
L’emplacement du REV joue également un rôle important pour la communauté cycliste. Le corridor de mobilité rejoint de nombreux arrondissements de Montréal. Il s’étend sur près de 18 km d’ouest en est, passant par Saint-Laurent, Ahuntsic-Cartierville et Montréal-Nord.
M.Bataille compare le REV aux lignes de métro. Pour lui, c’est l’ossature du déplacement à vélo, un axe qui permettra de traverser divers quartiers.
Du nouveau dans la mobilité
Cette inauguration vise aussi à célébrer l’ouverture de la nouvelle station Du Ruisseau du Réseau express métropolitain (REM), présente sur le territoire d’Ahuntsic-Cartierville.
Cette station, située tout près du parc Avila-Vidal, est connectée aux pistes de la rue Jean-Massé et du boulevard Henri-Bourassa Ouest.
Mme Le Page souligne que c’est une très belle avancée pour le développement des moyens de transport écologiques. Les cyclistes pourront se rendre facilement au REM et y déposer leur vélo dans le wagon, sauf aux heures de pointe en semaine.












