Brève: Dehors, les élèves du Québec

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Un premier service panquébécois de classes vertes destiné aux établissements scolaires porte main forte à l’amélioration du bien-être des jeunes et attire le personnel enseignant, la comédienne Eve Landry et les élèves à l’enseignement en plein air. 

Montréal, 14 décembre 2020 – Depuis le lancement en septembre dernier du service d’aménagement de classes extérieures du Semoir,  deux écoles, dont une à Terrebonne et une à Gatineau, ont bénéficié d’une classe verte destinée aux apprentissages à l’extérieur alors que 80 autres écoles sont en démarchage en prévision du printemps prochain.

Eve Landry: nouvelle porte-parole du Semoir
Eve Landry, comédienne, s’est jointe à l’équipe du Semoir comme première porte-parole, avec l’intention de s’impliquer activement dans l’écoéducation; une approche éducative vouée à la sensibilisation des jeunes sur le climat, l’environnement, l’écologie et l’écocitoyenneté. Avec l’arrivée de ses enfants, l’écoéducation est la clef, selon cette mère, pour propulser un avenir plus vert aux générations futures. « J’ai envie que mes enfants puissent voir les bélugas dans le Fleuve Saint-Laurent, et non que cette espèce ait complètement disparu » peut-on l’entendre déclarer dans une vidéo du Semoir, lancée le 19 novembre dernier sur les réseaux sociaux. Cette semaine, il est possible d’apercevoir Eve présenter la classe verte du Semoir, un véhicule novateur pour le développement d’apprentissages écoéduatifs, en compagnie des élèves de l’école Jeunes du Monde de Terrebonne.

Une classe verte, c’est quoi?
La classe verte du Semoir  prolonge l’environnement d’apprentissage à l’extérieur des murs des établissements scolaires.  Le service inclut le verdissement de la cour d’école, l’ajout de mobiliers voué à l’apprentissage en plein air et la tenue d’un atelier écoéducatif issu de son répertoire. Pandémie ou non, ses bénéfices sont nombreux. Nous comptons parmi ceux-ci la réduction des îlots de chaleur par la plantation d’arbres indigènes créant ainsi des zones de fraîcheur et d’ombrage favorisant la concentration. Cette conception québécoise de mobilier durable est unique et mise sur l’économie circulaire des ressources matérielles. Fabriqué à base de béton recyclé et adapté aux personnes à mobilité réduite, la classe prend forme sous l’aspect circulaire pour encourager le partage et le travail d’équipe. L’inauguration de ce nouvel environnement est soulignée par la tenue d’un atelier écoéducatif portant sur un sujet au choix des initiés.

Selon un sondage mené en 2018 par la Fondation Monique Fitz-Back auprès d’intervenants du milieu de l’éducation, les trois principaux avantages des apprentissages en plein air sont « la possibilité de varier les méthodes d’enseignement (53% des mentions), de donner vie aux apprentissages et de les rendre plus concrets (44%) et l’amélioration du bien-être des jeunes (43%) ». En contexte de pandémie, où le confinement affecte la santé mentale des enseignants et des élèves, sortir des quatre murs de la classe semble encore plus approprié et bénéfique.

Obtenir du financement pour l’implantation d’une classe verte, c’est possible!
Le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur reconnaît l’importance des activités extérieures dans le développement chez les jeunes et soutient les écoles qui désirent aller dans ce sens. Le Ministère offre ainsi une subvention qui se nomme la Mesure 50530 – Embellissement des cours d’écoles. Il est confirmé que le formulaire de participation sortira sous peu, et en attendant, le personnel enseignant est invité à consulter le formulaire de l’année précédente. Cette subvention permet d’obtenir jusqu’à 60% de financement pour l’aménagement d’une classe extérieure.

Le vif intérêt des établissements scolaires québécois pour les classes vertes démontre que les enseignants et les élèves sont prêts à sortir de la classe et à intégrer la nature dans les apprentissages scolaires. Ceci marque le début du mouvement de l’enseignement extérieur au Québec et est signe d’espoir pour la santé de notre planète et celle des générations futures.

(Source: Le Semoir)

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