Brève – Le Parti Québécois demande au gouvernement d’expliquer pourquoi il dit non à la Dre Drouin

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Québec, le 9 novembre 2020 – À l’instar de leur chef, Paul St‑Pierre Plamondon, le député de Matane‑Matapédia, chef parlementaire du Parti Québécois et porte‑parole pour la métropole, Pascal Bérubé, ainsi que le député des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole en matière de santé, Joël Arseneau, réclament du gouvernement qu’il explique à la population pourquoi il a opposé une fin de non‑recevoir aux recommandations de la directrice de la Santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin. Aux yeux du Parti Québécois, pour contrer efficacement la propagation de la COVID-19, plus de transparence s’impose et, à défaut d’avis scientifiques contraires, les avis des experts doivent être entendus et suivis par le gouvernement. 

 

EN BREF

  • Le Parti Québécois estime que l’opinion des experts et des scientifiques doit être davantage entendue.
  • S’il n’est pas en mesure de fournir un avis scientifique contraire, le gouvernement devrait suivre les recommandations de la Santé publique de Montréal.
  • La réalité varie énormément d’une région à l’autre; les mesures imposées doivent en faire tout autant.
  • Le Parti Québécois demande aux autorités régionales de Santé publique d’émettre publiquement leurs recommandations.
  • Plus le gouvernement sera transparent, plus la population sera disposée à participer à l’effort collectif contre la COVID-19.

 

« Nous avons été très heureux d’entendre ce qu’avait à dire la Dre Drouin, qui a proposé, entre autres, un assouplissement des mesures concernant les rassemblements, ainsi qu’une réouverture partielle des salles de spectacle, des restaurants, des gyms; cette sortie indépendante du politique a permis aux Québécois de prendre connaissance, sans filtre, des recommandations formulées par les véritables experts en santé publique », a d’abord indiqué Pascal Bérubé.

Le chef parlementaire salue ce premier pas vers davantage de transparence. « Nous avons maintenant l’heure juste concernant Montréal. Si la Santé publique, au niveau national, ne partage pas l’opinion de la Dre Drouin, qu’elle le dise, elle aussi, publiquement. Quant au gouvernement, s’il décide de ne pas suivre les recommandations de la Santé publique de Montréal, il doit expliquer pourquoi. Les Montréalais, comme tous les Québécois, doivent pouvoir savoir sur quelles bases le gouvernement élabore ses stratégies de gestion de crise, et si celles-ci sont conformes ou non aux avis de la Santé publique », a‑t‑il poursuivi.

D’ailleurs, le Parti Québécois est d’avis que la réalité de chaque région commande l’établissement de plans distincts pour chacune d’entre elles. « Montréal n’est pas Québec, Québec n’est pas la Mauricie, et la Mauricie n’est pas le Saguenay–Lac-Saint-Jean. C’est important d’adapter notre réponse à la réalité du terrain, comme le Parti Québécois l’a fait en mai dernier, alors qu’il a été le premier à réclamer l’obligation du port du masque à Montréal – nous l’avons fait parce que la situation dans la métropole rendait nécessaire une telle mesure, mais nous étions conscients qu’il en était autrement pour les autres régions », a illustré Joël Arseneau.

Pascal Bérubé invite donc les autorités régionales de Santé publique à faire connaître, elles aussi, leurs avis et leurs recommandations au public. « À l’heure actuelle, les Québécois ont la désagréable impression que leur gouvernement ne leur dit pas tout, et qu’il impose des mesures de façon aléatoire, sans fondements scientifiques. Or, si les véritables experts prenaient la parole, la population serait assurément plus encline à fournir un effort supplémentaire, sachant ce que la science recommande », a‑t‑il conclu.

(Source: Aile parlementaire du Parti Québécois)

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Le présent avis est publié le 12 06 2026, par Me Chantal Houde, juge administratif

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