Des employés distraient les enfants en attendant la préparation des doses de vaccins. (Photo: François Robert-Durand)

Durant la dernière semaine, environ 80 nouveaux cas de COVID-19 ont été décelés quotidiennement dans Ahuntsic-Cartierville. Toutefois, la situation est de plus en plus inquiétante dans les établissements de santé de l’arrondissement, notamment à l’Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal. 

Comme mentionné la semaine dernière par le porte-parole de la Direction générale de santé publique (DRSP) de Montréal, Danny Raymond, les données liées au nombre de cas sont nettement « sous-estimées ». Cela s’explique par le manque de tests disponibles pour la population générale. Le site de la DRSP indique d’ailleurs que « ces résultats doivent dorénavant être interprétés avec prudence ». 

Tout de même, on recense une baisse de 39 % du nombre de cas dans Ahuntsic-Cartierville par rapport à la semaine dernière. Six personnes sont décédées de la COVID-19 dans l’arrondissement depuis notre dernier bilan (en excluant les CIUSSS). 

Difficile à gérer dans les hôpitaux

Quelques CIUSSS ont emboîté le pas à celui du Nord-de-l’Île-de-Montréal, qui était passé au niveau supérieur de délestage la semaine dernière. 382 employés du CIUSSS du Nord sont présentement atteints de la COVID-19, mais ce nombre est à la baisse. 

« Le nombre de cas tend à diminuer pour cette vague, nous avons atteint un nombre de 797 employés positifs en date du 5 janvier 2022 », confirme Emilie Jacob, relationniste du CIUSSS.

À l’Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal, on comptait 95 hospitalisations en date de jeudi, dont 20 patients en soins intensifs. Ces chiffres augmentent progressivement depuis le début de la 5e vague. Plus tôt cette semaine, Radio-Canada confirmait que le département de cardiologie était maintenant divisé en deux à Sacré-Cœur : une partie pour les véritables patients en cardiologie, et une autre pour les patients atteints de la COVID-19 (12 lits de chaque côté, et non 24 lits en cardiologie. 

La semaine dernière, le CIUSSS du Nord confirmait au Devoir que les chirurgies cardiaques avaient diminué de 50 % dans ses établissements de santé. 

Plusieurs éclosions dans les résidences pour aînés

Le nombre de cas est resté stable par rapport aux dernières semaines dans les divers CHSLD de l’arrondissement, mais on constate la progression de certaines éclosions, dont au CHSLD Berthiaume-Du Tremblay, où sept résidents sont maintenant atteints de la COVID-19. 

Dans les résidences privées, la résidence Chartwell Bois-de-Boulogne compte neuf cas actifs (6 % de ses résidents sont atteints), mais aucun n’a été déclaré au cours des 24 dernières heures. 

Journaldesvoisins.com constate donc une légère augmentation du nombre total de cas en CHSLD et en RPA, qui passe de 89 à 102 par rapport au dernier bilan hebdomadaire. 

Dur d’y voir clair dans les écoles

La semaine dernière, le ministère de l’Éducation a annoncé la fin des bilans des cas de COVID dans les écoles du Québec. Le responsable des relations de presse du Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM), Alain Perron, a confirmé au JDV qu’aucune donnée ne pouvait être obtenue, car les centres de service ne tiennent plus le compte. 

Les classes individuelles peuvent retourner en enseignement à distance si au moins 60% des élèves de la classe sont tenus de suivre les consignes d’isolement établies par une autorité de santé publique en raison de la COVID-19. 

La vaccination progresse lentement chez les jeunes : le taux de couverture adéquate chez les 5 ans et plus est passé à 81,6 % cette semaine, particulièrement grâce aux 5 à 11 ans, dont le taux a grimpé de 3,3 à 4,2 %. 

Des lecteurs de dioxyde de carbone (CO2) sont présentement en cours d’installation dans toutes les écoles du Québec. D’après des données obtenues par Radio-Canada, 42% des classes de la province ont maintenant un lecteur, qui permet d’évaluer la qualité de l’air pour éviter la transmission du virus par aérosols. Vendredi dernier, le docteur Yves Jalbert, directeur général adjoint de la protection de la santé publique au ministère de la Santé et des Services sociaux, avait tout de même expliqué ceci : 

« Si les autres mesures sont bien appliquées, la qualité de l’air actuelle n’est pas un grand facteur dans la transmission de la COVID. Il peut y avoir des améliorations, mais pas de là à penser qu’on prend un risque à retourner les enfants dans ces milieux. »

Depuis le retour en classe, plusieurs enseignants ouvrent les fenêtres pour assurer une bonne circulation de l’air, ce qui fait en sorte que plusieurs élèves doivent garder leur manteau. Les lecteurs de dioxyde de carbone continueront d’être installés au courant des prochains jours.

Le ministère de l’Éducation a également fait parvenir les directives suivantes si un jeune présente des symptômes de COVID-19 :

  • S’isoler pour un minimum de 24 heures;
  • Passer un test rapide immédiatement, si possible;
  • Passer un autre test rapide 24 à 36 heures plus tard, si le premier test est négatif.

Le retour en classe peut seulement se faire après deux tests négatifs. Les directives d’isolement vont comme suit :

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