CLINIQUE_PALAISCONGRES_01022021
Une formatrice du CIUSSS fait une démonstration de piqûre avec un spécimen de pratique qui imite la texture de la peau humaine. (photo : François Robert-Durand)

C’est au Palais des congrès qu’ouvrira bientôt le premier centre de vaccination contre la COVID destiné à la population générale de Montréal. Le JDV a eu l’occasion de découvrir les lieux lors d’une visite guidée pour les médias, lundi.

Comme c’était le cas dans les centres de vaccination grippale mis sur pied à l’automne, toute la trajectoire de soins a été pensée en fonction des contraintes sanitaires liées à la COVID, de la prise de rendez-vous à l’attente post-vaccinale obligatoire.

Un parcours éclair

En tout et pour tout, il s’est écoulé à peine quinze minutes entre le moment où nous avons passé le guichet d’accueil, puis où on nous a invités à nous désinfecter les mains et à revêtir un masque de procédure, jusqu’au moment où nous sommes arrivés au bout du parcours du patient.

Guylaine Carrière, coordonnatrice des services de première ligne au Centre intégré universitaire de Santé et de Services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, indique que la trajectoire n’a pas été minutée. Elle estime qu’avec l’attente post-vaccinale obligatoire de 15 minutes, il ne devrait pas s’écouler beaucoup plus de 30 minutes entre l’heure de début du rendez-vous et le départ du centre de vaccination.

C’est que tout a été pensé pour accélérer le processus, et ce dès l’inscription qui se fera en ligne via le site Clic Santé. Toutes les informations pertinentes étant entrées au moment de la prise de rendez-vous, les personnes qui se présenteront au palais des congrès n’auront qu’à scanner leur carte d’assurance maladie dans une borne informatique automatisée pour faire leur check in.

« Comme dans un hôtel ou dans un aéroport », illustre Sergio Fernandes, directeur des services informatiques au CIUSSS, l’identification initiale se fait donc par un système automatique.

En plus d’améliorer la qualité des données et de faciliter la reddition de comptes sur l’administration des vaccins, cette innovation technologique permet également aux équipes mobiles de vaccination de se brancher à distance, fait valoir Nathan Lavigueur, directeur adjoint des services informatiques du CIUSSS.

« Il y a beaucoup moins d’étapes, dans le sens que l’infirmière a moins de clics à faire, il n’y a presque aucunes données à rentrer dans le système », souligne Natahan Lavigueur, qui précise que le processus est ainsi pratiquement 100 % sans papier, évitant les manipulations de formulaires.

C’est donc le patient qui scanne sa propre carte de la RAMQ au poste d’évaluation et l’infirmière peut consulter à l’écran ses données d’inscription pour valider l’identité du patient.

« Je donne toute l’information vaccinale, je pose des questions pour m’assurer que le patient a un consentement libre et éclairé par rapport au vaccin », explique Louise Montpetit, infirmière retraitée qui a repris du service pour la campagne de vaccination contre la COVID.

Quand on lui demande si l’opération actuelle ressemble à quelque chose qu’elle a déjà connu, elle pense tout de suite à la campagne de vaccination contre la grippe H1N1, lors de la pandémie de 2009. Sauf qu’à l’époque, la vaccination se faisait à la chaîne et en masse, sans les mesures de distanciation physique qu’impose la COVID et sans les problèmes d’approvisionnement qu’on connaît actuellement.

À go!…On vaccine!

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« Le problème c’est d’avoir nos vaccins. Si on peut avoir nos vaccins on va vacciner, c’est le nerf de la guerre actuellement », lance l’infirmière retraitée.

Elle dit espérer que les gens répondront en masse à l’appel à se faire vacciner quand le signal de départ sera donné à la vaccination populationnelle.

« On est en pandémie, un des seuls moyens de s’en sortir actuellement, c’est peut-être le vaccin », dit-elle.

Même son de cloche de la part de Christine Vézina, vétérinaire à la retraite, au poste de vaccination où le patient doit scanner une dernière fois sa carte d’assurance maladie avant de se faire inoculer le vaccin.

« C’est important pour moi de mettre l’épaule à la roue pour qu’on puisse le plus rapidement possible se débarrasser de cette pandémie qui nous affecte tous », souligne-t-elle.

Elle explique avoir suivi une formation dispensée par le CIUSSS pour apprendre à vacciner ses congénères plutôt que leurs petites bêtes.

« Comme vétérinaire, la vaccination c’est quelque chose qu’on fait souvent, mais chez l’humain les repères anatomiques sont différents tout simplement », dit-elle avec un sourire dans la voix.

Revenant aux choses sérieuses, elle explique comment elle doit vérifier une nouvelle fois les informations du patient à l’écran et inscrire à son dossier le numéro de fiole avec laquelle elle prépare la seringue avant d’administrer le vaccin. Elle imprime ensuite l’étiquette qui servira de preuve de vaccination et la remet au patient, seul unique papier qui est échangé dans toute l’opération.

La personne est ensuite invitée à aller s’asseoir dans la salle d’attente, où elle demeure sous observation.

« On demande aux gens d’attendre 15 minutes avant de quitter, donc c’est vraiment ce qui termine le parcours patient », explique Guylaine Carrière.

Des infirmières sont de garde et deux civières sont prêtes dans la salle de premiers soins aménagée juste à côté de la salle d’attente en cas de malaise ou de réactions causée par le vaccin.

Demain, le JDV vous emmènera dans dans les coulisses de cette opération de vaccination massive. 

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2 commentaires
  1. Bonjour savez vous pour les 70 a 79 ans c’est pour quand et ça va être ou le vaccin je demeure sur Terrasse Fleury va ton être averti davance Merci

  2. Se déplacer vers le centre des congrès: y a t’il du stationnement prévu et gratuit??
    Jamais je ne prendrai les transports publics nids à contamination.

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