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D’hypersportive à sédentaire...

Une Ahuntsicoise s’inscrit au Grand défi Pierre Lavoie

Publié le 21/12/2018
par Stéphanie Dupuis

Gabrielle Ypperciel ( à dr., sur la photo, tenant une trousse à carreaux) avec sa mère Sophie, à gauche sur la photo.(Photo: Stéphanie Dupuis)

Gabrielle Ypperciel était une adolescente très sportive jusqu’à ce qu’on lui diagnostique une maladie rénale à 14 ans. Le traitement pour le syndrome dont elle est atteinte lui a fait perdre rapidement de la masse musculaire, l’exposant aux risques de blessures. Elle a adopté un mode de vie sédentaire et a pris beaucoup de poids. Près de 10 ans plus tard, elle veut se reprendre en main et se lance dans le Grand défi Pierre Lavoie. Coup d’œil sur ses motivations et ses défis.

Depuis que Gabrielle Ypperciel a appris qu’elle était acceptée pour participer au Grand défi Pierre Lavoie, elle tente le tout pour le tout pour changer ses habitudes de vie. De l’entraînement à son alimentation, elle est consciente que son équipe compte sur elle et qu’elle ne peut plus reculer.

« J’ai tendance à abandonner beaucoup de choses que j’entreprends. Je me connais. Mais là, c’est différent. J’ai une équipe derrière moi qui m’encourage », affirme-t-elle, choyée que sa famille l’appuie autant dans sa démarche.

Et pour l’appuyer, elle le fait sur tous les plans. Ensemble, ils ont établi une stratégie pour amasser des fonds pour l’aventure. Car qui dit Défi Pierre Lavoie dit aussi collectes d’argent.

Pour couvrir tous ses frais, Gabrielle espère récolter au minimum 5 000 $. Une partie de ce montant est réservé à l’école pour laquelle elle a choisi de faire le défi. Le reste servira à payer les dépenses pour se rendre au Saguenay, ses frais d’inscription et son équipement. Voilà un autre défi à relever. Heureusement, elle est bien entourée.

Une idée fructueuse

C’est en passant une soirée complète sur le réseau social de photos Pinterest que Gabrielle a trouvé ses idées. Pour entrer dans la branche des saines habitudes de vie, pourquoi ne pas s’investir dans le zéro déchet?

Sa mère, Sophie Ypperciel, venait justement d’apprendre à coudre grâce à des leçons offertes par sa propre mère, la grand-mère de Gabrielle. Elles ont d’abord créé des modèles de sacs à sandwich et à collation réutilisables, des napperons, tampons démaquillants, tous dans l’esprit du zéro déchet. Mais c’est vraiment sur les sacs qu’ils ont misé pour commencer leurs activités. Et depuis qu’elles ont lancé leur affaire, le téléphone ne dérougit pas.

Grâce à une publication faite sur le Bazar d’Ahuntsic, ce groupe Facebook qui réunit la communauté d’Ahuntsic-Cartierville, tous les sacs qu’ils ont cousus la première journée se sont envolés en une soirée.

« J’avais commencé en allant chercher quelque chose comme un demi-mètre de tissu. Le lendemain, je suis retournée au magasin, j’ai acheté pour un mètre », raconte Sophie, encore étonnée par le succès de la levée de fonds.

Depuis un mois, elle se lève très tôt le matin pour fabriquer ses sacs avant de se rendre au travail. À son retour, la machine à coudre s’active à nouveau dans l’atelier de couture improvisée de la maison familiale.

« Je dois travailler à peu près de quatre à cinq heures par jour là-dessus, en plus de mon emploi temps plein. La fin de semaine, je ne compte pas les heures », indique la mère de Gabrielle, contente d’encourager sa fille.

Un défi familial

En plus de coudre et s’occuper de la vente des sacs, la mère de Gabrielle lui a aussi promis de participer au défi Pierre Lavoie avec elle.

« Je m’étais promis de le refaire », dit-elle.

Elle doit donc à son tour se mettre à l’entraînement. Son conjoint, le père de Gabrielle, sera aussi de la partie. C’est d’ailleurs l’une de ses participations antérieures qui a inspiré Gabrielle à l’imiter.

« Je me souviens quand j’étais petite et qu’on allait accueillir mon père à la ligne d’arrivée. Je pleure déjà quand les cyclistes arrivent. Là, c’est moi qui vais le vivre. J’ai très hâte de franchir la ligne d’arrivée à Montréal et de dire ‘’J’ai réussi, moi aussi’’ », raconte Gabrielle, enthousiaste.

Pierre Lavoie est aussi pour elle une grande source d’inspiration.

« J’en ai des frissons juste à en parler », souligne-t-elle.

Après avoir parcouru les centaines de kilomètres du Défi Pierre Lavoie, de Saguenay à Montréal, Gabrielle espère poursuivre son entraînement et devenir une source d’inspiration pour les jeunes qu’elle côtoie dans son milieu de travail.

Vous pouvez suivre le cheminement de Gabrielle sur sa page Facebook Changer des vies mille kilomètres à la fois. Quant au défi Pierre Lavoie, il se déroule du 13 au 16 juin prochain.