Le mercredi 15 avril dernier, les garages et les pépinières du Québec ouvraient leurs portes alors que le premier ministre François Legault les qualifiait dorénavant de services essentiels. Une réouverture qui, si elle en inquiète certains, soulage la majorité de ces entreprises et leurs clients et surtout leur donne du pain sur la planche pour rattraper le temps perdu, tout en devant respecter les consignes de sécurité.

Beaucoup de travail pour les garagistes

Le garage Service Auto Cartierville, situé sur le boulevard Gouin non loin du boulevard Laurentien, a rouvert ses portes le lundi 20 avril. La première semaine de réouverture s’est bien déroulée. Plusieurs clients attendaient impatiemment de pouvoir y conduire leur véhicule.

Même optimisme du côté du garage Le 514 Muffler situé au sud du parc Ahuntsic sur la rue Lajeunesse. Le garage roule à plein depuis sa réouverture. La demande est au rendez-vous. Le garagiste dit avoir reçu au-delà de 400 appels à l’occasion des deux premières journées suivant l’ouverture. Évidemment, il assure aussi que son équipe fait plus attention et qu’elle n’a aucun contact avec les clients.

Un garagiste moins emballé

Le patron du Garage Beaulieu et Huntley, au nord du parc Frédéric-Back sur l’avenue Charland, est moins emballé par cette réouverture.

« Moi, j’aurais attendu plus longtemps », dit-il.

Le garage était resté ouvert pour les urgences, ce que le garagiste trouvait acceptable. Si une pièce d’une voiture brisait et que le véhicule n’était plus utilisable, il pouvait le réparer.

Par contre, maintenant, les gens viennent pour faire changer leurs pneus, un service que le garagiste ne considère pas essentiel et qui aurait pu attendre.

« Cette réouverture amène les gens à sortir pour rien. Ils font changer leurs pneus pour ensuite stationner à nouveau leur auto devant chez eux pour un autre mois… C’est une sortie qui n’est pas nécessaire », croit-il.

Le garagiste prend moins de rendez-vous et demande aux gens d’attendre un peu avant de faire changer leurs pneus.

Il craint d’être mis à risque. Il prend beaucoup de mesures de sécurité dans son garage. Son équipe est réduite pour garder une distance entre les employés: ils utilisent du Purell, portent des gants et essaient le plus possible de ne pas toucher l’intérieur de l’auto.

Les paysagistes modifient leurs méthodes

Les paysagistes aussi ont pu recommencer leur travail. Ce n’est évidemment pas encore la haute saison pour eux.

L’entreprise Écopaysage Ahuntsic dit tout de même avoir déjà adapté ses méthodes de travail. Chaque employé a maintenant ses propres outils plutôt que de les partager et les employés se déplacent à une seule personne par véhicule plutôt qu’en groupe.

Expérience de magasinage différente dans les pépinières

La pépinière Jasmin, situé sur le boulevard Henri-Bourassa Ouest, dit avoir eu un bon achalandage lors de sa réouverture le samedi 18 avril dernier.

« Les consommateurs ont des besoins hâtifs parce qu’ils n’ont rien d’autre à faire, croit le propriétaire. Les gens font des achats qui normalement se font plus tard dans la saison, le pic étant normalement autour du 21 mai. »

Le propriétaire de la pépinière se dit prêt et organisé pour cet achalandage. Des mesures de distanciation ont été installées dans le magasin. Sa capacité sera réduite.

Les consommateurs devront aussi adapter leurs habitudes d’achat. Ils ne pourront pas avoir autant d’accompagnement par les horticulteurs et devront être plus autonomes dans leurs achats.

« Ce ne sera pas la même expérience de magasinage. D’habitude, on dit aux gens de prendre leur temps et de faire le tour. Là, on va demander aux clients de faire une liste de produits au préalable et de faire ça rapidement. »

La tendance à l’autosuffisance

Le propriétaire de la pépinière Jasmin affirme que la tendance depuis les cinq dernières années en horticulture était à l’autosuffisance.

« Les gens achètent tout le nécessaire pour faire leur propre potager, faire pousser leurs propres légumes et petits fruits. C’est le retour à la terre en ville. Les produits bio ont la cote », explique-t-il.

Avec la crise du COVID-19, cette tendance explose encore plus cette année.

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Céline Marcoux
Céline Marcoux
2 Années

Merci pour votre beau travail.
Ce n’est pas un commentaire, mais plutôt une question que j’aurais. J’aimerais savoir où les fournisseurs de fleurs qui étaient au Marché central seront cette année. L’an dernier, on disait que c’était leur dernière année au Marché central.

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