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Feuilles de frênes sur le terrain d’Hydro-Québec au parc Nicolas-Vieil (Photo : Philippe Rachiele)

La société d’État québécoise a omis de traiter plusieurs frênes situés sur l’un de ses terrains (emprises) qui longe la rivière des Prairies, en bordure du parc Nicolas-Viel. La Ville de Montréal exhorte pourtant depuis cette année la population et les entreprises à s’occuper de leurs frênes afin de combattre l’agrile, un insecte qui s’attaque à ces arbres et cause progressivement leur mort.

Jointe par le soussigné, Hydro-Québec devait déterminer d’une part, si le terrain leur appartenait bel et bien et, d’autre part, si l’entreprise s’était occupée de traiter contre l’agrile les frênes qui sont sur cette bande de terrain.

À la suite des appels de journaldesvoisins.com, la société d’État a décidé d’envoyer une spécialiste en arboriculture pour inspecter les lieux, ce qui semblait donc n’avoir jamais été fait auparavant. «On est effectivement propriétaire d’une bande de terrain d’environ six mètres de large et on a recensé des frênes», explique Marie-Claude Durand, chef de relations avec le milieu pour Hydro-Québec. Leur spécialiste aurait identifié une quinzaine de frênes lors de sa visite le 19 octobre.

«On va engager une firme qui va effectuer une évaluation pour faire l’inventaire précis et voir le degré de santé ou de dépérissement des frênes», affirme Mme Durand, qui assure que des actions seront ensuite posées. Hydro-Québec devra également obtenir l’autorisation du ministère de l’Environnement avant d’agir puisque le terrain est situé sur une berge, zone considérée comme sensible.

Responsabilité des citoyens «corporatifs» ?

Selon le Règlement relatif à la lutte contre la propagation de l’agrile du frêne sur le territoire de la ville de Montréal, les entreprises ont autant l’obligation de faire traiter leurs frênes situés dans une zone considérée «à risque» que les citoyens. De nombreuses zones aux abords de la rivière des Prairies sont définies comme telles dans Ahuntsic-Cartierville. Les contrevenants s’exposent à des amendes de 350 $ à 750 $. Dans le cas d’une entreprise, l’amende se situe plutôt entre 700 $ et 1400 $.

L’arrondissement assure que des démarches ont été faites cette année auprès des entreprises avec l’aide des éco-quartiers. «Des lettres ont été envoyées aux propriétaires leur recommandant de faire vérifier et traiter leurs frênes», explique Émilie Miskdjian, chargée de communication pour l’arrondissement. Tout comme les citoyens, les entreprises peuvent bénéficier d’une subvention afin de les aider à assumer les frais relatifs au traitement. «Si le terrain auquel tu fais référence près du parc Nicolas-Viel appartient à un citoyen corporatif, ce dernier devrait avoir reçu la communication», assure Mme Miskdjian, qui précise toutefois que c’est la Ville-centre qui est responsable de cette campagne d’information.

Combien de citoyens «corporatifs» ?

Questionnée à savoir combien de citoyens corporatifs ont emboîté le pas, la Ville-centre n’a pas été en mesure de nous répondre. «Pour l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, nous avons 280 frênes traités en 2015 (sur 140 demandes) et 507 frênes traités en 2016 (sur 257 demandes). Nous avons donc un total de 787 frênes pour 397 demandes (subvention)», soutient la relationniste, Renée Pageau, qui précise toutefois qu’il est impossible de savoir combien d’arbres parmi ceux-ci ont été traités par des citoyens représentant des entreprises.

On se rappellera que les traitements contre l’agrile sur les frênes du parc Nicolas-Viel appartenant à la Ville de Montréal ont commencé il y a au moins deux ans.

 

 

 

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