Monsieur André Vallerand, député de Crémazie (Maurice-Richard) de 1985 à 1994, est décédé le 3 août dernier.
Né à Québec en 1940, il a fait des études à l’Université Concordia et obtenu un Bac et une maîtrise en sciences économiques. Il devint par la suite chargé de cours dans différents complexes universitaires et occupa des postes d’économiste-conseil et d’administrateur de plusieurs organisations.

Sa carrière politique
Il se lança en politique avec le Parti libéral à l’élection de 1985 et fut élu député de la circonscription de Crémazie. Il occupa plusieurs postes ministériels durant ces années comme député. Ministre délégué aux petites et moyennes entreprises dans le cabinet Bourassa, ministre délégué aux Affaires internationales, ministre de l’Approvisionnement et Services, ministre du Tourisme et finalement dans le cabinet de Daniel Johnson fils, il occupa le poste de ministre du Revenu.
Son implication dans Ahuntsic
Selon un observateur de l’époque et ancien conseiller municipal, Pierre Lachapelle, M. Vallerand a participé intensément à la protection intégrale du parc Ahuntsic pour le mettre à l’abri des spéculations. M. Lachapelle témoigne du fait que de 1987 à 1994, une véritable bataille urbaine a eu lieu et qu’elle concernait le choix entre l’amputation du parc au profit d’un imposant projet immobilier multifonctionnel ou la conservation du parc comme espace vert, sa rénovation et la récupération des centaines de mètres carrés, qui servaient de stationnement dans le parc (près de 25 % du parc) depuis l’arrivée du métro et de la station Henri-Bourassa en 1966. « C’était tout un geste politique pour un ministre de s’impliquer dans un dossier, qui relevait entièrement du pouvoir municipal montréalais, » conclu M. Lachapelle.
Vers 1990, les citoyens étaient choqués par le projet d’Hydro-Québec, qui devait rénover le barrage Simon-Sicard, dont les assises étaient érodées par l’eau de la rivière des Prairies, ce qui mettait en danger les riverains tout d’abord et le barrage lui-même. Toujours selon M. Lachapelle, M. Vallerand appuya sur le bouton arrêt et força Hydro-Québec à reprendre du début ses consultations avec les parties prenantes du secteur, des citoyens et, entre autres, la fabrique de la paroisse de La Visitation.
Il quitta la politique en 1994 après une carrière bien remplie et fut nommé président de l’Institut mondial du commerce électronique en 1994. Il termina sa carrière dans le domaine du tourisme à l’Institut canadien pour le tourisme et le commerce électronique de 1998 à 2000 et conseiller spécial à Tourisme Montréal en 2001.










