Loin de Montréal-Nord, la question de la sécurité et les récents coups de feu sur l’avenue Bois-de-Boulogne ont été au cœur des discussions lors de la première réunion publique des postes de quartier (PDQ) 10 et 27 du SPVM. Celle-ci s’est tenue le 15 juin à Ahuntsic-Cartierville.
La vingtaine de citoyens présents au Centre communautaire et culturel de Cartierville (le 4C) prenait part au lancement d’une série de quatre rencontres avec les policiers prévues dans les districts d’Ahuntsic-Cartierville.
Pourtant, les événements du PDQ 39, à Montréal-Nord survenus à peine quatre jours avant, auraient facilement pu figurer à l’ordre du jour. Les résidents de Bordeaux-Cartierville ont préféré se pencher sur d’autres préoccupations, plus centrées sur leur quartier.
Une rencontre dans le Sault-au-Récollet
La prochaine assemblée publique des PDQ 10 et 27 du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) se tiendra le 22 juin, de 18 h 30 à 20 h 30, au centre des loisirs Saints-Martyrs-Canadiens, au 10125, rue Parthenais, H2B 2L6.
Les fusillades survenues à quelques jours d’intervalle ce printemps ont accaparé une bonne partie des deux heures de rencontre au 4C. L’avenue Bois-de-Boulogne a particulièrement cristallisé les inquiétudes en matière de sécurité publique.
« Ce que j’ai dit partout, quand il y a des déchargements d’armes à feu dans des endroits, c’est préoccupant », a reconnu le commandant des PDQ 27 et 10, Jean-Michel Brunet.
Il a souligné que la situation devient encore plus préoccupante lorsque deux événements de ce type surviennent en l’espace de quatre jours. On a tiré des coups de feu sur des maisons de cette rue le 28 avril et le 1er mai. Un événement similaire s’était également produit l’automne dernier.
Le commandant Brunet, accompagné du lieutenant Dominic Godbout (PDQ 10), a tenté de répondre aux questions et aux inquiétudes des participants. Il a notamment rappelé les efforts et les stratégies déployés par le SPVM en ce sens. Il a insisté sur l’importance de la communication et de la collaboration avec la communauté.
« Les lunettes de citoyens ne sont pas les mêmes que celles des policiers » a-t-il illustré. Il mettait ainsi en relief l’importance des différences de points de vue.
Se sentir en sûreté
L’assistance a aussi soulevé les enjeux de sécurité sur la route, le secteur étant un axe de transit important et un accès nord très fréquenté à Montréal. D’autres préoccupations plus habituelles se sont ajoutées, comme le comportement des jeunes et l’itinérance.
Toutes ces préoccupations s’inscrivent dans ce que policiers, sociologues et politiciens qualifient de « sentiment de sécurité ».
« Parce que là, il y a eu les deux événements, je pense que plusieurs l’ont nommé, le sentiment de sécurité est vraiment à la baisse. Donc, que doit-on comprendre ? Est-ce que ce sont deux éléments isolés ? », s’est interrogée une citoyenne.
Elle a également évoqué la nécessité d’obtenir des réponses et des suivis afin de rétablir un certain apaisement.
« Le sentiment de sécurité, c’est quelque chose qui vous appartient », a souligné le commandant Brunet. Il a ajouté que lorsqu’une personne est confrontée à une situation stressante, elle aurait besoin d’au moins quatre événements positifs successifs pour atténuer le sentiment négatif vécu. Il a admis croire que cela prendrait encore plus de temps.
Les enquêtes sur les coups de feu se poursuivent, et les autorités ne peuvent divulguer beaucoup de détails pour le moment pour ne pas nuire au travail des enquêteurs.









