École Félix-Antoine
Mélanie Chartrand et Vanessa Lemire dans la cuisine de l’école Félix-Antoine. Photo: JDV / Amine Esseghir

L’école Félix-Antoine, à l’angle de Henri-Bourassa et de Chambord, à Ahuntsic, risque de fermer si elle ne trouve pas de financement pour se relocaliser.

Cette école qui célèbre bientôt ses trente ans d’existence, c’est celle de la dernière chance. Elle reçoit les élèves adultes que plus aucun établissement ne veut accueillir.

Des gens soutiennent déjà l’école et répondent à la campagne de sociofinancement lancée sur La Ruche.

« Nous en sommes à 26 540 $ [au 26 mars 2025], pour un objectif de 25 000 $, et il nous reste encore 30 jours », relève avec satisfaction Mélanie Chartrand, animatrice et intervenante psychosociale à l’école.

Actuellement, une soixantaine d’élèves, notamment des adultes ayant abandonné leurs études depuis longtemps, tentent d’obtenir leur diplôme d’études secondaires (DES) dans les classes de Félix-Antoine.

L’école loue un ancien bâtiment du Centre de service scolaire de Montréal (CSSDM).

« Cet immeuble excédentaire servira à répondre à nos besoins de scolarisation. Nous reprenons l’immeuble pour usage transitoire pour permettre la réhabilitation du parc immobilier. Ainsi, cette école pourrait accueillir les élèves et le personnel lors d’une délocalisation en raison de travaux à effectuer dans une école », indique Alain Perron, responsable des relations de presse du CSSDM.

Vite, un autre toit!

La direction de l’école Félix-Antoine ne s’oppose pas à la reprise du bâtiment. Le plus urgent est de trouver le financement nécessaire pour se relocaliser.

Il faut de l’argent pour le loyer, mais il faut trouver aussi une nouvelle bâtisse pour pouvoir s’installer quelque part.

« Et l’argent pour le déménagement, relève Mme Chartrand. Il y a une douzaine d’années, quand on a déménagé ici, on parlait, je crois, de 10 000 $ ou 12 000 $. » La direction s’attend à une facture de 25 000$.

L’école doit également renouveler son permis cette année et doit répondre à des exigences de superficies et d’agencement. Trouver des locaux avec la même superficie au même prix est quasiment impossible.

Avec un budget similaire, Vanessa Lemire, la directrice, est convaincue qu’il faudra réduire ses ambitions.

« On se rend compte qu’on ne payait pas trop cher, finalement », sourit Mme Lemire.

Ce n’est pas la première fois que l’école appelle à l’aide, mais cette fois c’est une question de survie. Pour les élèves il n’y a quasiment aucune autre alternative.

 Pour soutenir l’école Félix-Antoine.



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