Mur de soutènement du barrage Simon-Sicard (Photo: courtoisie).

Le mur de soutènement du barrage Simon-Sicard, construit l’année de la crise de 1929, qui longe la berge sud du bassin de la rivière des prairies en amont du barrage fait l’objet de vérifications de la part d’Hydro-Québec, et ce étant donné les crues importantes du printemps dernier.

Emplacement du barrage, en lilas entourné de noir, première flèche rouge. Emplacement du mur de soutènement, depuis le barrage jusqu’à l’avenue, tracé en bleu le long de la rivière, deuxième flèche rouge en bas. (Source: Google Maps et Ressources naturelles Canada).

Selon les services concernés à Hydro-Quebec contactés par journaldesvoisins.com, le mur de soutènement en rive sud de la rivière des Prairies qui part du barrage Simon-Sicard jusqu’à l’avenue Saint-Charles, fait actuellement l’objet d’analyses pour décider du meilleur plan de réparation éventuelle.

Un mur de soutènement est un mur vertical qui sert à retenir la poussée des eaux (ou de la terre, le cas échéant).

Dernière étude répertoriée : 2011

Selon un document du Ministère du Développement durable, Environnement, et Lutte contre les changements climatiques, la dernière étude de la structure telle que répertoriée sur le site du Ministère remonterait à 2011.

Toutefois, Hydro-Québec serait à pied-d’œuvre présentement et étudierait la question.

« Nos équipes d’ingénieurs sont actuellement en train d’évaluer la meilleure façon de procéder pour réparer et/ou reconstruire le mur », affirme Jean-Philippe Rousseau, conseiller, Relations avec le milieu – Montréal, chez Hydro-Québec.

Ce responsable indique que plusieurs paramètres sont à considérer, notamment le débit d’eau, étant donné les crues importantes du printemps dernier.

Il mentionne également un certain nombre d’analyses en cours, entre autres : l’analyse du comportement des glaces durant l’hiver et les analyses du sol. M. Rousseau précise aussi que sur le mur en question, il y a des appareils de mesure de mouvements qui sont installés à différents endroits et que des inspections sont effectuées régulièrement par les ingénieurs de Hydro-Québec.

Interrogé par journaldesvoisins.com sur l’échéancier du plan de réparation éventuelle de ce mur qui compte tout de même 85 ans d’existence au compteur, M. Rousseau annonce que les différentes analyses en cours depuis un moment doivent être complétées dans les prochaines semaines.

« Une fois que ces études seront complétées, on sera en mesure d’annoncer la marche à suivre pour un projet de réparation du mur avec un échéancier », dit M. Rousseau

C’est un lecteur du journaldesvoisins.com qui s’est inquiété de la vétusté du mur et qui a alerté votre média à ce sujet.

Selon Hydro-Québec, les études en cours permettront de décider du meilleur scénario à envisager : est-ce qu’on doit réparer le mur ? Le reconstruire en partie ou en entier ? Quelles sont les sections qui sont toujours en bon état et celles qui doivent être réparées ? À suivre…

Histoire de poisson et Histoire tout court

Une anecdote sur le barrage lui-même: en 1990, une partie des aloses qui se sont rendues jusqu’au Barrage Simon-Sicard, situé non loin du barrage principal de la rivière des Prairies, ont été capturées à l’aide de filets et transférées en amont.

Selon Stéphane Tessier, historien et guide-animateur de sites et d’événements historiques sur le territoire et ailleurs à Montréal, cette infrastructure fut nommée à l’origine le barrage Walker en l’honneur du propriétaire du site des moulins de l’époque. Il a été rebaptisé « Simon-Sicard » en souvenir du meunier qui construisit le site des moulins entre 1724 et 1726.

Toujours selon M. Tessier, lorsque les travaux de construction du barrage ont été terminés, à l’époque, le niveau de la rivière des Prairies en amont (à l’ouest) de la centrale fut rehaussé de 24 pieds (8 mètres). Depuis, le tiers de l’île-de-la-Visitation a été submergé et plusieurs petites îles sont disparues sous l’eau.

D’ailleurs, Stéphane Tessier mentionne sur son site qu’un pont a déjà été supporté par ses petites îles entre 1849 et 1883 : le pont des Saint-Anges. Ce pont était grosso modo situé où l’on retrouve actuellement le pont Papineau-Leblanc.

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