Plaque hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal
Les Sœurs de la Providence cèdent officiellement l’Hôpital-du-Sacré-Cœur-de-Montréal à l’État québécois. (Photo : François Robert-Durand, JDV)

Les malades et les visiteurs qui se rendent à l’Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal ne pourront plus ignorer que cet établissement de santé est d’abord l’œuvre des religieuses de la congrégation des sœurs de la Providence.

L’hôpital avait rendez-vous avec son histoire le 30 août. Les religieuses cèdent ainsi officiellement l’hôpital aux services de santé du Québec. À l’auditorium Amélie-Gamelin, qui porte le nom de la fondatrice de la congrégation religieuse des sœurs de la Providence, on rappelait comment cette importante infrastructure hospitalière a pu exister.

La direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Nord-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS) dévoilait une plaque pour rappeler la contribution fondamentale des sœurs dans la création et la construction de cet hôpital qui fêtera ses 100 ans dans quatre ans.

Depuis un siècle, quand l’établissement s’appelait l’hôpital des Incurables, ce sont des dizaines de milliers de malades qui sont passés dans ses murs. Il continue de servir des patients qui viennent de partout à Montréal et d’ailleurs au Québec.

« Nous n’aurons jamais assez de reconnaissance envers les fondatrices de l’Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal », a tenu à souligner Bernard Pitre, président du conseil d’administration de la Fondation de l’Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal.

L’hôpital est passé aux mains du ministère de la Santé du Québec en 1973, avec 10 autres hôpitaux fondés dans la province par les sœurs de la Providence.

La prise de contrôle par l’État du système de la santé intervenait au moment de la Révolution tranquille, alors que la professionnalisation du personnel de santé et sa syndicalisation s’étendaient. Une époque touchait à sa fin, celle des congrégations religieuses qui géraient le système hospitalier du Québec qu’elles avaient elles-mêmes créé.

L’hommage rendu le 30 août aux sœurs de la Providence venait rappeler cet héritage souvent ignoré.

Malgré ce changement, les religieuses sont restées longtemps dans le décor. D’abord comme infirmières, mais aussi en siégeant au conseil d’administration de l’hôpital et de la Fondation jusqu’en 2019.

Legs transcendant

L’hôpital est bâti sur un terrain de un million de pieds carrés. Les sœurs avaient acquis ce lot et d’autres à Cartierville, en 1923, à une époque où c’était encore la campagne, du père d’une novice. Elles avaient pu financer la construction en recourant à des financements.

« L’Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal aura bientôt 100 ans. C’est un des plus vieux au Québec », a signalé Frédéric Abergel, PDG du CIUSSS.

Il a rappelé que dans les plans initiaux, en plus du bâtiment principal, deux ailes devaient prolonger l’édifice vers le sud. La qualité et la solidité de l’hôpital font qu’une des deux ailes a été récemment construite et la seconde suivra.

« On est en train de finir l’œuvre initiale des sœurs. Ce legs pour les gens de Montréal et du Québec, c’est aussi un bâtiment qui va durer encore longtemps », a-t-il assuré.

Lors de cet hommage, Claire Houde, sœur supérieure provinciale de la congrégation des sœurs de la Providence, a tenu à honorer ceux qui aujourd’hui gèrent maintenant l’hôpital.

« Je voulais les remercier de continuer la mission que les sœurs de la Providence ont commencée. Elle se continue par des personnes qui croient à la mission auprès des malades », a-t-elle souligné.

« Toute personne qui travaille dans la santé, au Québec et dans le monde, vient avec une vocation, c’est certain. Les conditions sont difficiles et soigner des personnes malades dans une situation de dépendance et de vulnérabilité, assurément, cela nécessite la même mentalité que les sœurs à l’époque. C’est important à Sacré-Cœur de perpétuer cet état d’esprit », a conclu M. Abergel.

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