La petite Jeanne, qui habite dans l’arrondissement, a porté des couches lavables, bébé. Elle était âgée de trois mois lorsque cette photo a été prise, en pleine canicule, à l’été 2010. (Crédit-photo: Pascal Champagne).

Alors que l’arrondissement de Mercier–Hochelaga–Maisonneuve vient d’adopter un programme de subvention des couches lavables pour les familles qui en feraient la demande, journaldesvoisins a sondé des élus et des parents d’Ahuntsic–Cartierville pour savoir s’ils seraient en faveur de l’implantation d’un tel programme dans l’arrondissement.

« On a considéré que le programme des couches lavables répondait à deux orientations prioritaires de l’arrondissement Mercier–Hochelaga–Maisonneuve. La première des choses, c’est qu’on parle bien sûr de la protection de l’environnement parce que, quelque part, le programme s’inscrit dans le développement durable de l’arrondissement. Les couches lavables, c’est un geste qui est écoresponsable, donc, c’est quelque chose qu’on voulait soutenir », a expliqué en entrevue Karine Boivin Roy, conseillère municipale du district Louis-Riel, à l’initiative du projet.

« Écoresponsable et économique »

Un projet aussi bien avantageux sur un plan environnemental, qu’économique pour les familles, selon l’élue.

« Un kit de couches lavables, c’est 20 à 30 couches, ça peut se détailler jusqu’à 450 $, ça peut monter jusqu’à 600 $ maximum et là-dessus on donne une économie de 100 $ aux 75 premières familles. Donc, pour une famille, ça peut être une économie annuelle qui peut aller jusqu’à 1000 $. »», a fait valoir Mme Boivin Roy.

Représentant un montant total de 8000 $ voté par le conseil d’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, ce projet consistera en une subvention de 100 $ allouée à chacune des 75 premières familles qui en feront la demande, tant pour l’achat que pour la location de couches lavables.

Envisageable à Ahuntsic-Cartierville?

« Du point de vue du développement durable, c’est un geste qui empêche justement d’enfouir ces couches qui sont non réutilisables et il faudra regarder l’engagement financier requis pour réaliser ce projet-là chez nous. C’est un projet intéressant », a estimé le conseiller de Bordeaux-Cartierville, Harout Chitilian, lorsqu’interrogé sur la possibilité de voir adopter un tel projet dans notre arrondissement.

Pour M. Chitilian, ce projet pourrait trouver place dans le cadre de la politique de développement durable menée par l’arrondissement.

« On fait beaucoup sur la question de la collecte des résidus verts. On fait beaucoup aussi au niveau de l’utilisation des matières non toxiques, par exemple sur la question de déglaçage des trottoirs. Et ça c’est un autre geste concret qui pourrait venir poser un pas dans la bonne direction vers cette optique-là » a estimé M. Chitilian, notant que si ce sujet n’a pas encore été soulevé au comité de direction, il comptait certainement l’y « amener et en discuter avec l’ensemble des collègues ».

De son côté, si elle s’est dite peu au courant pour le moment de ce projet, la conseillère du district Sault-au-Récollet, Lorraine Pagé, est cependant ouverte au débat.

« C’est sûr qu’il y a des considérations environnementales intéressantes, mais il faut prendre le temps de regarder quelle évaluation est faite dans les arrondissements qui l’ont mis en place puis qu’est-ce qui est possible chez nous, s’il est pertinent de le faire. Donc il y a du travail d’analyse du côté de l’administration, puis une réflexion et un débat du côté des élus, sur ce point-là, tout du moins » a indiqué Mme Pagé en entrevue au journaldesvoisins.com.

Et les parents?

Chose sûre, un micro-trottoir (vox pop) effectué par journaldesvoisins.com sur les réseaux sociaux nous a permis de constater que les couches lavables font bel et bien déjà des émules dans l’arrondissement, et qu’une subvention pour leur achat serait bien accueillie.

« Je suis la maman d’une petite fille qui aura bientôt 1 an. Elle porte des couches lavables depuis qu’elle a un peu moins de 3 mois et l’expérience est plus que concluante. Lorsque j’ai effectué l’achat de mes couches, j’étais déçue que notre arrondissement n’offre pas de subvention à l’instar de Verdun, ou des villes de Laval et Sherbrooke. Mon conjoint et moi étions prêts à faire l’investissement pour les couches (environ 400 $), mais je suis persuadée qu’une subvention de 100 à 200 $ peut inciter des familles à faire ce choix », a indiqué Maryse Bonneau, résidante du
quartier, au journaldesvoisins.com.

« Lorsque tu utilises une couche lavable, tu économises beaucoup d’argent en plus de permettre à tes enfants d’avoir des jolies fesses, sans nuire à l’environnement! Pour une personne à faible revenu aussi, c’est une vraie économie d’argent qui lui permettrait de mettre l’argent sur des besoins autres pour l’enfant », a fait valoir Marie-Claude Bernard.

À Montréal, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve devient ainsi le troisième arrondissement – après Verdun et Ville Marie – a adopter un programme de subvention des couches lavables.

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