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Pas de signature de registre; pas de référendum

Le projet Henri B. pourra aller de l’avant sur Lajeunesse

Publié le 25/01/2018
par Alain Martineau

Il n’y aura pas de référendum qui aurait pu modifier légèrement les plans du projet appelé Henri B. de 200 nouveaux condos à être construits sur la rue Lajeunesse, où était localisé autrefois l’ancien terminus servant aux usagers de transport en commun de Laval, grosso modo entre les boulevards Gouin et Henri-Bourassa, à l’ombre des Jardins Millen.

Personne ne s’est pointé à l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville mardi pour signer l’un des trois registres.

« Aucune signature, a confirmé Michèle Blais, l’une des porte-paroles de l’arrondissement, n’a été enregistrée pour les trois registres relatifs au projet de démolition du bâtiment portant le numéro 10765, rue Lajeunesse (ancien terminus Laval) et à la construction de bâtiments d’habitation de 3, 4 et 5 étages comptant environ 200 unités de logement (Projet Henri B). Conséquemment, il n’y aura pas de référendum sur ce projet » a-t-elle conclu, laconiquement.

Pourtant, plusieurs personnes n’étaient pas d’accord avec la décision de l’arrondissement d’octroyer un permis de construction pour ces immeubles en raison des dérogations demandées par le promoteur montréalais.

Ils l’ont fait savoir au conseil d’arrondissement et l’arrondissement avait prévu l’ouverture des registres, le mardi 23 janvier, de 9 h à 19 h, au 555, rue Chabanel.

Mais la journée a été horrible au chapitre des conditions météorologiques, ayant entre autres entrainé la fermeture des établissements de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).

Au moment d’aller en ligne, nous n’avions pas pu joindre Daniel Gaudry, l’un des opposants au projet.

Une consultation publique sur ce projet s’était pourtant tenue à la fin septembre mais, «peu publicisée»’, selon lui, l’événement n’ayant attiré que quelques personnes.

Le promoteur montréalais avait formulé une liste de dérogations au règlement d’urbanisme d’Ahuntsic-Cartierville

Pas d’opposition de Projet Montréal

Mais la mairesse Émile Thuillier ne s’était pas opposée à ce  projet, estimant qu’il est conforme aux grandes orientations du Plan d’urbanisme relatives à l’affectation et à la densité puisqu’il est «à l’intérieur des paramètres prescrits».

Mme Thuillier avait cité en exemple les affectations prévues, le bâti de 2 à 8 étages hors sol, le taux d’implantation au sol moyen ou élevé et les coefficients d’occupation au sol (C.O.S).

«En certains endroits, les marges ne sont pas exactement celles prescrites dans le règlement, mais la plus grande dérogation est sur la rue Basile-Routhier. En suivant la règlementation, le bâtiment aurait dû être construit au complet en bordure de la rue. Or, le projet propose plutôt une petite cour intérieure avec un bâtiment plus petit à l’intérieur, qui est donc bien en retrait du bord de la rue. Cette dérogation nous apparaît comme étant une amélioration très intéressante », avait-t-elle indiqué dans une note au jdv.

Parmi les autres dérogations : l’absence d’activités commerciale ou institutionnelle au rez-de-chaussée en façade des rues malgré l’obligation d’en prévoir, et, ce qui en faisait tiquer certains, la hauteur de l’un des bâtiments. Il dépasse le maximum de 17 mètres et il aura cinq étages plutôt que les quatre permis.

Le promoteur TGTA pourra donc théoriquement aller de l’avant bientôt avec son investissement et construire des logements de types «condos» d’environ  900 pieds carrés.

Daniel Gaudry avait déjà dit qu’un référendum permettrait  aux gens du secteur de prendre conscience des enjeux du projet sur le quartier.

Et il déplorait vivement qu’avec l’adoption de la loi 122, les référendums n’auront plus leur place dans les municipalités.

S’il y avait eu un référendum, il aurait été probablement le dernier de l’histoire à se tenir.

Mais des voix s’élèvent pour qu’un mécanisme transparent de consultations soit institué, maintenant qu’il n’y a plus de référendum sur des projets immobiliers contestés.