À l’occasion de la campagne électorale qui se termine le 21 octobre prochain, Journaldesvoisins.com publie une série d’articles sur les deux circonscriptions fédérales qui incluent le territoire de l’arrondissement: Ahuntsic-Cartierville et Bourassa. Du 7 au 15 octobre, inclusivement, le jdv vous présente un portrait de la circonscription d’Ahuntsic-Cartierville; un portrait de chacun des six candidats de la circonscription d’Ahuntsic-Cartierville; et une vue d’ensemble de la circonscription de Bourassa. Voici le troisième article de cette série: la présentation du candidat du Parti populaire du Canada (PPC), Raymond Ayas. À titre d’information, le rang de publication pour chacun des portraits des candidats a été tiré au sort dans les bureaux du jdv. Par ailleurs, prenez note que ces articles seront également publiés dans notre mag papier d’octobre disponible dès le 18 octobre prochain. (C.D.) 

Dans Ahuntsic-Cartierville, c’est Raymond Ayas, un père de famille, homme d’affaires et citoyen engagé au sein de sa communauté, qui s’est donné la tâche de représenter le parti populaire du Canada. S’il est pour la première fois sous les feux de la rampe, M. Ayas n’est pas nouveau dans le monde politique et il entend bien faire résonner les idées de son parti.

Raymond Ayas a rejoint le Parti populaire du Canada (PPC) dès sa création. Mais auparavant, lorsque Maxime Bernier décide de se lancer dans la course à la chefferie du parti conservateur, ce résidant de Bordeaux-Cartierville décide d’en devenir membre afin de pouvoir voter.

Raymonde Ayas (Photo: archives jdv)

« Je n’étais pas un membre du Parti conservateur avant Maxime Bernier […] Quand il a quitté, j’ai quitté », affirme le candidat.

Dans la rue, ses affiches détonnent. Non seulement parce qu’elles sont les seules comprenant du texte, mais aussi par leur message qui ne laisse que peu de place à l’interprétation.

Les idées du parti, il les a intégrées, les connaît presque par cœur, et est convaincu de leur nécessité. Il a d’ailleurs la conviction que les valeurs du parti « sont les vraies valeurs canadiennes ».

Son entrée en politique active, il l’explique par le besoin de défendre les idées du Parti populaire du Canada.

«J’ai voulu promouvoir ces idées-là, qui, je suis convaincu, ont leur place au Canada», souligne M. Ayas.

Immigration

Les opinions du parti en termes d’immigration ont rapidement fait parler d’elles lorsque des affiches sur lesquelles on pouvait lire «Dites NON à l’immigration de masse» ont été apposées – notamment dans Ahuntsic-Cartierville.

Pourtant Raymond Ayas soutient que le parti populaire n’est pas anti-immigration. Il affirme vouloir mettre en place une immigration qu’il qualifie de durable bien que le plan vise à faire descendre le nombre annuel d’immigrants à 100 000, toutes catégories confondues. Pour le candidat, cela passe par une réduction de l’accueil des réfugiés, moins de réunifications familiales qu’il considère « exagérées » et la mise en place d’une immigration qui répond à un besoin économique avant toute chose.

 

« L’immigration doit servir à nos besoins économiques et doit être positive dans les deux sens », affirme-t-il.

Ayas souhaiterait aussi un changement dans l’approche du gouvernement face aux réfugiés, notamment la revue du principe des pays tiers. Il considère également qu’il serait souhaitable d’implanter des entrevues avec les réfugiés afin de s’assurer, au minimum, qu’ils partagent « les valeurs du Canada ».

Concernant les accusations de racisme qui frappent parfois son parti, M. Ayas soutient que ce n’est que le résultat de l’incompréhension des idées du Parti populaire. Ayant lui-même fondé 9 des 18 organisations de comtés du PPC à Montréal, il soutient ne jamais avoir été témoin de comportements racistes.

Un petit gouvernement et un marché libre

Le candidat déplore notamment l’immersion du gouvernement fédéral dans les compétences provinciales. Il aimerait un retour à la simple fonction régalienne de l’État et moins d’intrusion dans le pouvoir des provinces.

S’il est élu, le candidat du Parti populaire du Canada soutient qu’il travaillera pour la sortie du Marché par le gouvernement. Il souhaite la fin des subventions aux entreprises canadiennes coûte que coûte et affirme qu’il sera toujours possible de faire appel aux instances telles que l’Organisation mondiale du Commerce pour régler le conflit.

Mais ce retrait du Marché par le gouvernement passe aussi par la déréglementation de plusieurs industries, notamment en télécommunications. À cela s’ajoute l’abolition de la gestion de l’offre dans plusieurs industries notamment des œufs, de la volaille et du lait. Ce sont toutes des mesures qu’il souhaite implanter parallèlement à une baisse du taux d’imposition pour les citoyens et les entreprises canadiennes et qui devraient, selon M. Ayas, être bénéfiques pour les familles.

« Laisser plus d’argent dans les poches des Canadiens », continue-t-il.

Cette optique est aussi valide en ce qui a trait à l’aide internationale. Le candidat est clair, le gouvernement devrait s’occuper d’abord de ses affaires nationales avant de venir en aide aux pays étrangers. Si le Parti populaire du Canada prévoit de l’aide dans les cas de crises humanitaires en dehors de cette condition, pour M. Ayas, l’argent des Canadiens ne devrait pas aller à l’étranger.

« Je crois que l’argent des Canadiens doit servir à améliorer leurs conditions de vie au Canada et, préférablement, ce seront les Canadiens qui vont le dépenser et non leur gouvernement », précise-t-il.

Ayas critique aussi le gouvernement Trudeau sur la gestion du dossier de la légalisation de la marijuana qui va, selon lui, à l’encontre de la loi du marché.

« Ce que le gouvernement a fait, c’est de prendre une part de la criminalité et de le donner [en partie] à leurs amis […] C’est une question de milliards de dollars […] qui est la première personne à devenir multimillionnaire avec ça? […] un ancien chef des finances du Parti libéral du Canada », affirme-t-il.

Si le candidat s’oppose à la marijuana, selon lui le mal est fait.

« Le dentifrice est sorti du tube », conclut-il.

Avion et train

Il se fait très critique du bilan de la candidate sortante, Mélanie Joly, notamment sur le dossier du transport de matières dangereuses à travers le territoire d’Ahuntsic-Cartierville.

Selon lui, la députée a manqué à son devoir envers les citoyens de sa circonscription. Il souligne que le transport en train dans une zone hautement habitée, dans laquelle se retrouvent pêle-mêle des écoles, des bureaux ou des logements est une absurdité surtout après la tragédie de Lac-Mégantic.

« On a l’équivalent de 152 chargements de la taille de Lac Mégantic […] pourquoi on n’a pas fait passer par un pipeline », se questionne M. Ayas. Il y a des gens qui vivent tout le long […] Moi, je trouve que c’est un scandale », souligne le candidat qui rappelle qu’entre l’aéroport Montréal-Trudeau à l’aéroport de Pearson, le kérosène passera déjà par un pipeline.

Sur la question des nuisances sonores des avions, il souligne qu’en tant que résidant de l’arrondissement,  il constate ce problème et en est lui-même victime au quotidien.

« Chez moi, parfois c’est aux trois minutes », souligne-t-il.

Pour le candidat Ayas, la solution à une partie du problème des avions survolant Ahuntsic-Cartierville est claire :

« Je crois que la solution la plus simple, la plus faisable, c’est pas d’avion entre 11h et 7h du matin […] Pendant que les gens dorment, il faut arrêter ce bruit. »

 

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1 commentaire
  1. Article fidèle à mes idées mais il y a une erreur: je n’ai jamais dit qu’on ne devrait pas aider à l’étranger en cas de crise humanitaire… En fait j’ai donné des exemples specifiques lors de notre entrevue, j’ai bien précisé que les Canadiens sont généreux et nous avons des grands coeurs et que s’il y a par exemple un ouragan ou un tremblement de terre comme en Haïti que dans ces cas il faudrait aider.

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