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Bruit en pleine nuit et policière blessée

Un lieu de culte met le couvercle sur la marmite

Publié le 01/11/2018
par Alain Martineau

Église bulgare orthodoxe, Sauvé et Georges-Baril. (Photo: jdv P. Rachiele)

Après un triste épisode de bruit et de beuverie à la suite d’une fête dans leur salle communautaire, les dirigeants de l’église orthodoxe bulgare Saint- Ivan Rilsky (sur la rue Georges-Baril, coin Sauvé) ont affirmé avoir pris des mesures pour éviter la répétition d’événements «dérangeants», voire disgracieux, survenus depuis environ un an.

Dans la nuit du 7 octobre dernier, une policière du service de police de Montréal (SPVM) a été blessée après avoir reçu des objets (dont une brique, dit-on), de la part de fêtards qui tardaient à plier bagages après une fête organisée par des membres de la communauté haïtienne.

Des riverains du bâtiment religieux ont dû appeler la police compte tenu du bruit et des agissements de certaines personnes. Mais le SPVM tente toujours d’établir si ces fêtards étaient de l’événement qui se tenait au sous-sol de ce qui était autrefois l’église de la paroisse Saint-Charles-Garnier, installée en 1953, avant d’être vendue en 2013.

Selon des informations refilées au journaldesvoisins.com, des fêtards éméchés ont même vomi sur des terrains privés et lors de l’arrivée de la police, des agents ont été reçus cavalièrement (on avait dépêché au moins sept auto-patrouilles, selon un témoin), comme l’a confirmé le porte-parole du SPVM, Raphaël Bergeron.

« Nous confirmons être intervenus au cours de cette nuit, a indiqué M. Bergeron. Des objets ont été lancés vers nos agents et une agente a été blessée. Il n’y pas eu d’arrestation. Mais nous n’avons pas pu déterminer si les gens qui se trouvaient à l’extérieur étaient bel et bien de la fête qui se tenait à l’intérieur. Les organisateurs de l’événement ont collaboré avec le service de police », a  confirmé l’agent des relations médias depuis le quartier général du SPVM.

Inquiétude palpable

Une dame demeurant tout près de l’église a raconté que des gens ne s’étaient pas gênés (il était environ 4 heures du matin) pour mettre la musique à tue-tête, «empêchant quiconque de dormir cette nuit-là. Devant les résidences,  les gens, dans leurs autos, ne se gênaient pas pour rire de nous, hurlant à tue-tête quand on ouvrait nos lumières», a-t-elle relaté.

De plus, le jeudi précédent, un attroupement de jeunes avait aussi été signalé devant l’édifice religieux, avec la présence de jeunes sur le parvis de l’église.

«Après avoir haussé le volume d’une pièce musicale sortant d’une radio d’auto, a affirmé une dame du secteur, des coups de klaxons ont retenti pour suivre le rythme musical. Vous imaginez alors le genre de concert », a-t-elle déploré.

Ces événements, aux dires des gens du coin, (qui tiennent à garder l’anonymat (certains ont reçu des menaces dans des missives qui ont atterri dans leurs boites aux lettres; estimant être aux prises avec des membres de gangs de rue) sont survenus à quelques reprises depuis environ un an.

Les personnes affectées comptent maintenant aller plus haut et faire intervenir la mairesse de l’arrondissement, Émilie Thuillier, pour tenter de trouver une solution durable afin «d’avoir la paix le soir et la nuit».

Mesures d’apaisement

En réaction, un membre de l’équipe paroissiale, le prêtre Dimitri Shumov, a confirmé qu’il n’y aura plus de location de salle pour le groupe en question, après avoir déploré les incidents survenus.

Pour sa part, une personne membre du conseil d’administration de l’église et qui est responsable du dossier location, Vesela Dimitrova, a indiqué à jdv que ces incidents sont «rares».

« Nous louons la salle une fois sur deux, en moyenne, surtout le samedi soir, a-t-elle précisé. En général, il n’y a pas d’alcool, mais s’il doit y en avoir, ceux qui louent la salle doivent montrer leur permis. Souvent les fêtes sont  des ‘’showers’’ de bébé, qui se terminent vers 22 heures et qui se déroulent sans problèmes ».

La responsable de la location a indiqué que l’église bulgare, la seule à Montréal, doit aller chercher du financement à l’extérieur pour payer ses dépenses, entre autres les frais d’électricité dont le chauffage qui s’élève à 4000$ par mois, a fait savoir Mme Dimitrova.

De plus, l’église doit payer une hypothèque jusqu’en 2031 à la suite de la prise de possession des bâtiments achetés au diocèse catholique de Montréal.

L’église bulgare orthodoxe tient aussi ses propres fêtes, à caractère social, dont des campagnes pour amasser des fonds pour diverses causes, a conclu Mme Dimitrova.