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Une résidante reçoit le prix Hommage-Bénévolat Québec

Publié le 01/06/2018
par Stéphanie Dupuis

Marie-Michèle Fournier (Photo: courtoisie RABQ)

Si le bénévolat allait de soi dans la vie de Marie-Michèle Fournier, c’est grâce à toutes ses années passées au sein du mouvement scout. C’est notamment pour son engagement dans cette grande communauté que la résidante d’Ahuntsic-Cartierville s’est fait remettre l’un des prix Hommage Bénévolat-Québec en avril dernier. Portrait d’une citoyenne engagée.

« Essayez de quitter la terre en la laissant un peu meilleure que vous l’avez trouvée. » 

Marie-Michèle Fournier n’était âgée que de 10 ans lorsqu’elle a entendu la phrase qui allait changer sa façon de voir les choses pour toujours. Cette citation est de Robert Baden-Powell, fondateur du scoutisme, ce mouvement dans lequel et pour lequel elle se dévoue depuis ses 8 ans.

Maintenant âgée de 36 ans, la résidante d’Ahuntsic-Cartierville continue d’étendre les valeurs de partage, d’épanouissement personnel et de savoir-faire acquis chez les scouts à toutes les sphères de sa vie. C’est d’ailleurs ce qui lui a valu de recevoir récemment le prix Hommage bénévolat-Québec pour la région de Montréal, un prix qui récompense les individus qui se sont distingués pour leur engagement et la richesse de leurs actions.

« J’ai toujours l’impression que d’autres en font plus que moi. J’ai été étonnée de remporter ce prix. […] Je suis contente que ça puisse donner une visibilité au mouvement scout », souligne Marie-Michèle Fournier, en toute modestie.

Plusieurs contributions

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« J’ai toujours commencé par être du côté des participants », lance la récipiendaire.

Comme c’est arrivé avec le scoutisme, alors qu’elle est passée de scout à bénévole après l’âge maximal de 22 ans à l’époque (maintenant fixé à 26 ans), elle répète le scénario avec la danse folklorique, activité à laquelle elle a été initiée par un ami.

« La difficulté est au niveau de la participation. Les gens viennent de moins en moins, donc comment faire pour les attirer de nouveau », se questionne-t-elle.

Sentant le besoin criant de participations bénévoles pour Contra-Montréal, organisation qui coordonne ces événements de danse folklorique, elle a décidé de s’y engager et s’occupe aujourd’hui autant de la promotion que de l’organisation de soirées de danse. Elle y consacre une demi-douzaine d’heures par semaine, en plus de son engagement auprès des scouts, où elle accomplit de nombreuses tâches administratives environ trois heures par semaine.

Outre ces occupations, dès qu’elle en a la possibilité, elle participe au mouvement Troc-tes-trucs, où des citoyens s’échangent les objets dont ils ne se servent plus, généralement dans l’arrondissement Villeray.

« C’est vraiment le fun. En plus, ce sont des valeurs écologiques, c’est très valorisant », pense-t-elle.

Lorsqu’elle était aux études en génie informatique, Marie-Michèle n’a pas hésité à devenir vice-présidente à l’éducation, à participer aux réformes de programme et à de nombreuses réunions du cadre universitaire. Elle exerce aujourd’hui le métier de développeuse de logiciels au sein d’une entreprise dont les valeurs reflètent les siennes, lui permettant de combiner aisément ses activités bénévoles à son emploi.

Une vision

Un monde inclusif avec la diversité des classes sociales, des expressions, des genres, c’est ce que Marie-Michèle souhaite le plus.

« Tout le monde devrait contribuer à faire quelque chose en ce sens, même si ce n’est qu’une heure par semaine. N’importe quoi d’important aux yeux de cette personne, pour qu’elle puisse être partie prenante de notre communauté », pense Marie-Michèle.

Ainsi, pendant les soirées de danse folklorique, les participants sourient et s’amusent. Marie-Michèle, elle, sent à ce moment-là qu’elle fait une réelle différence.