La troisième assemblée citoyenne organisée par les postes de quartier (PDQ) 10 et 27 du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n’a pas suscité l’engouement espéré.
Ce 29 juin, à l’école Marie-Anne, à Ahuntsic, c’était l’occasion offerte à Jean-Michel Brunet, commandant des PDQ 10 et 27, de s’exprimer sur un certain nombre d’enjeux.
En réponse à une question posée par Jean-Paul Dubreuil, un citoyen du Sault-au-Récollet, sur ce qui s’est passé au PDQ 39 à Montréal-Nord, le commandant a livré son sentiment face à ces événements.
« Je me sens déçu, choqué et je me sens trahi », a-t-il souligné.
Il y a deux semaines, le SPVM a suspendu deux policiers et relocalisé une équipe du poste de quartier 39 à Montréal-Nord, soit un total de 16 agents. Cette décision a été prise à la suite d’allégations de comportements répréhensibles signalées en mars.
L’enquête est toujours en cours. On évoque des manquements lors d’interventions et des comportements racistes envers des citoyens. Un dossier a été transmis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) pour analyse.
M. Brunet a souligné que des policiers sont très affectés par ce qui s’est passé.
« Ils ont l’impression que le château de cartes qu’ils ont patiemment bâti s’est effondré », a-t-il indiqué.
Dans ce contexte, le dialogue est essentiel pour maintenir des rapports sereins entre services de sécurité et citoyens.
« La confiance du public est importante. Si on la perd, on perd la légitimité », a-t-il exprimé.
Cela est d’autant plus indispensable alors que le SPVM tend vers ce qu’on appelle la police de concertation.
Sécurité routière et itinérance
Les autres questions portaient notamment sur la sécurité routière. M. Brunet a rappelé l’importance de respecter la loi. Bien que le coût élevé des amendes émises par la police pour les infractions au code de la sécurité routière soit souvent déploré, il a rappelé que cela n’est pas une fatalité.
« On l’a la solution miracle. C’est simplement respecter la loi », a-t-il rappelé.
Cela vaut pour les automobilistes, mais même pour les jeunes qui n’ont pas encore leur permis de conduire.
Les trottinettes électriques, par exemple, ne sont autorisées que pour les jeunes de 14 ans et plus, munis d’un casque, et pour une vitesse autorisée de 25 km/h.
On a évoqué aussi l’enjeu de l’itinérance. Le commandant a souligné qu’aujourd’hui, la mise en place de l’Équipe mobile de médiation et d’intervention sociale (EMMIS), la collaboration avec RAP Jeunesse et le CIUSSS permettent de mieux aborder ces problématiques. Cela dit, les solutions définitives n’existent pas encore.
« Nous sommes chanceux parce que tout ce monde se parle », a-t-il évoqué.
La prochaine et dernière rencontre aura lieu le 7 juillet, à 18 h 30, au chalet du parc Henri-Julien, au 9300, rue Saint-Denis, à Saint-Sulpice.












