[Ajout précisions de l’arrondissement le 13 juillet 2026]
La conversion de l’ancien couvent des Sœurs de la Miséricorde, à Cartierville, en une résidence pour personnes âgées de 148 logements pourrait faire l’objet d’un référendum cet automne. Le promoteur souhaite organiser sa propre rencontre d’information en août pour éviter le risque du rejet populaire.
Le Journal des voisins (JDV) a appris de la bouche de l’architecte que le propriétaire veut justement éviter l’ouverture de registres et un référendum et préconise le dialogue.
« Le promoteur est en train d’organiser une rencontre de voisinage au courant du mois d’août pour qu’on puisse justement avoir un échange », a confié Étienne Taillefer, président de mdtp atelier d’architecture, lors d’une entrevue avec le JDV.
Le projet devrait être adopté en seconde lecture lors du conseil d’arrondissement de lundi. Un avis sera publié juste après et précisera les modalités pour déposer une demande d’approbation référendaire. Si un référendum était envisagé, il aurait lieu cet automne.
L’enjeu de la circulation
Pour la majorité des riverains, le principal point de contentieux demeure la pression sur la circulation au milieu de ce secteur résidentiel.
La discussion qu’envisage le promoteur est une façon de lever certaines ambiguïtés avec les voisins et favoriser une conversion paisible du couvent des Sœurs de la Miséricorde.
M. Taillefer souligne qu’une résidence pour personnes âgées (RPA) génère généralement moins de trafic : les résidents sont souvent retraités et leurs activités se déroulent en dehors des heures de pointe.
Précisions de l’arrondissement
L’arrondissement Ahuntsic-Cartierville nous a fait parvenir les précisions suivantes concernant les modalités d’approbations référendaires pour le projet :
« Après l’adoption du second projet de résolution, les demandes d’approbation référendaire seront reçues et vérifiées. L’adoption de la résolution finale devra ensuite être effectuée par le conseil d’arrondissement.
Comme il n’y a pas de conseil en août, cette adoption devrait avoir lieu le 14 septembre. Le registre sera ensuite ouvert pour 1 journée dans la période maximale de 45 jours suivant cette adoption, soit au plus tard à la fin octobre. Si le nombre requis de signatures est obtenu au registre, le référendum, le cas échéant, devrait être tenu dans les 120 jours qui suivent la date de référence (adoption résolution finale), soit à l’automne. »
Il reste que le couvent abrite aussi une garderie, qui peut exister de plein droit. Ce serait probablement elle qui générerait la circulation la plus importante. Le propriétaire s’est dit prêt à revoir les heures d’exploitation pour atténuer le trafic dans le secteur.
« Ce qu’on a compris, c’est que l’enjeu de circulation était déjà là », a indiqué l’architecte. Le projet a seulement mis en lumière un problème ancien qui n’a jamais été résolu.
« Il ne faudrait pas se servir de la prémisse du projet pour se faire entendre sur un problème qui existe déjà », explique-t-il.
Comme mentionné précédemment par le JDV, deux écoles privées sont situées à proximité du couvent des Sœurs de la Miséricorde et obligent les riverains à des acrobaties pour sortir de chez eux le matin. Les usagers et visiteurs de l’hôpital Sacré-Cœur à proximité, viennent aussi se stationner dans ce secteur.
Le chemin vers le référendum
Lors du conseil d’arrondissement de juin, on notait chez les riverains une certaine adhésion au projet de transformation du couvent des Sœurs de la Miséricorde, même si le nombre de 148 logements paraît encore excessif.
Les élus avaient organisé un atelier de discussion à la fin mai pour entendre les citoyens et recueillir leurs suggestions en dehors des procédures de consultation officielles.
Il reste qu’après l’adoption du règlement en seconde lecture, les demandes d’ouverture de registre seront reçues et vérifiées. Cela se fera par une résolution finale, à voter en conseil d’arrondissement.
Comme il n’y a pas de conseil en août, cette adoption devrait avoir lieu le 14 septembre.











2 Responses
Voyons, tous les citoyens d’Ahuntsic sont privés de services (je pense à la Maison Arts et Lettres – externat Sophie-Barat 2021) pour le confort privilégié d’une poignée d’entre eux (ref : stationnement). Voyons, des solutions doivent exister pour mieux gérer la circulation, et puis, nous sommes plus nombreux… donc, oui, des concessions sont à faire
Madame Choquette,
Visiblement vous n’habitez pas le secteur. À l’heure du début et de fin des classes près des deux collèges sur deux rues voisines, les déplacement sont vraiment difficiles. Tellement difficiles qu’il n’est pas rare de prendre 30 minutes l’hiver, voir plus, pour pouvoir sortir de chez soit et faire 2 coins de rue. Le secteur comporte plusieurs rues à sens unique et limite les options pour éviter les rues problématiques. La circulation d’évitement au nord est impossible puisque nous sommes sur le bord de la rivière. C’est toujours facile de critiquer les gens quand nous ne sommes pas concerné mais si vous habitiez sur une de ces rues votre discours changerait. Le promoteur demande un changement dans le zonage, ce qui ouvrirait possiblement la porte a un projet de plus grande envergure dans un petit secteur résidentiel. Nous ne sommes pas contre ce genre de projet mais il faut le faire de façon intelligente et dans un endroit approprié.