Couvent des Sœurs de la Miséricorde, le propriétaire mise sur le dialogue

Vue aérienne du couvent des sœurs de la Miséricorde. Photo : Carl Huard / JDV

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La conversion de l’ancien couvent des sœurs de la Miséricorde, à Cartierville, en une résidence pour personnes âgées de 148 logements pourrait faire l’objet d’un référendum cet automne. Le promoteur souhaite organiser sa propre rencontre d’information en août pour éviter le risque du rejet populaire.

Le Journal des voisins (JDV) a appris de la bouche de l’architecte que le propriétaire veut justement éviter l’ouverture de registres et un référendum et préconise le dialogue.

« Le promoteur est en train d’organiser une rencontre de voisinage au courant du mois d’août pour qu’on puisse justement avoir un échange », a confié Étienne Taillefer, président de mdtp atelier d’architecture, lors d’une entrevue avec le JDV.

Le projet devrait être adopté en seconde lecture lors du conseil d’arrondissement de lundi. Un avis sera publié juste après et précisera les modalités pour déposer une demande d’approbation référendaire. Si un référendum était envisagé, il aurait lieu cet automne.

L’enjeu de la circulation

Pour la majorité des riverains, le principal point de contentieux demeure la pression sur la circulation au milieu de ce secteur résidentiel.

La discussion qu’envisage le promoteur est une façon de lever certaines ambiguïtés avec les voisins et favoriser une conversion paisible du couvent des sœurs de la Miséricorde.

Le principal problème qui semble susciter la grogne du voisinage serait la pression sur la circulation automobile dans ce petit quartier.

M. Taillefer souligne qu’une résidence pour personnes âgées (RPA) génère généralement moins de trafic : les résidents sont souvent retraités et leurs activités se déroulent en dehors des heures de pointe.

Il reste que le couvent abrite aussi une garderie, qui peut exister de plein droit. Ce serait probablement elle qui générerait la circulation la plus importante. Le propriétaire s’est dit prêt à revoir les heures d’exploitation pour atténuer le trafic dans le secteur.

« Ce qu’on a compris, c’est que l’enjeu de circulation était déjà là », a indiqué l’architecte. Le projet a seulement mis en lumière un problème ancien qui n’a jamais été résolu.

« Il ne faudrait pas se servir de la prémisse du projet pour se faire entendre sur un problème qui existe déjà », explique-t-il.

Comme mentionné précédemment par le JDV, deux écoles privées sont situées à proximité du couvent des sœurs de la Miséricorde et obligent les riverains à des acrobaties pour sortir de chez eux le matin. Les usagers et visiteurs de l’hôpital Sacré-Cœur à proximité, viennent aussi se stationner dans ce secteur.

Le chemin vers le référendum

Lors du conseil d’arrondissement de juin, on notait chez les riverains une certaine adhésion au projet de transformation du couvent des sœurs de la Miséricorde, même si le nombre de 148 logements paraît encore excessif.

Les élus avaient organisé un atelier de discussion à la fin mai pour entendre les citoyens et recueillir leurs suggestions en dehors des procédures de consultation officielles.

Il reste qu’après l’adoption du règlement en seconde lecture, les demandes d’ouverture de registre seront reçues et vérifiées. Cela se fera par une résolution finale, à voter en conseil d’arrondissement.

Comme il n’y a pas de conseil en août, cette adoption devrait avoir lieu le 14 septembre. Le registre sera ensuite ouvert pour une période de 45 jours, soit jusqu’à la fin octobre. Si la demande est jugée valide, le référendum devrait être tenu dans les 120 jours suivants, soit à l’automne.

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