1420 rue Legendre Est : l’arrondissement veut apaiser les tensions

Une maquette de l’édifice qui remplacera le mini centre commercial au 1420 rue Legendre Est (Capture d’écran).

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Alors qu’un appel de la décision autorisant la démolition du centre commercial André-Grasset du 1420, rue Legendre Est doit être entendu, la mairesse, Maude Théroux-Séguin, affirme vouloir écouter les inquiétudes des résidents tout en rappelant les limites du pouvoir de l’arrondissement.

Le comité de démolition présidé par la mairesse Maude Théroux-Séguin. Photo : Benoît Dosseh/JDV (archive).

Depuis l’assemblée publique du 3 juin, des résidents du secteur Saint-Sulpice s’insurgent contre la modification du paysage avec le projet de construction d’un bâtiment à vocation mixte de huit étages au 1420 rue Legendre Est. La disparition de certains services, la densité de la circulation, entre autres, alimentent les critiques. Un appel à mobilisation dans le local de l’arrondissement a été lancé par un groupe de citoyens mécontents.

Un projet privé

« Ce n’est pas notre projet, c’est le projet d’un promoteur immobilier », rappelle Maude Théroux-Séguin. « Nous ne défendons pas ce projet-là », poursuit-elle. La mairesse soutient toutefois que l’administration a le devoir d’accompagner le changement et de s’assurer que les inquiétudes citoyennes sont prises au sérieux.

À cet effet, le comité de démolition, réuni au début de juin, avait imposé plusieurs conditions au promoteur. Parmi les ajustements demandés figurent des marges de recul plus importantes, le déplacement du stationnement commercial, l’augmentation du nombre de locaux commerciaux, l’ajout de logements familiaux et l’intégration de toits verts. « J’ai l’impression qu’on a été quand même exigeants avec le promoteur », affirme la mairesse.

Veiller à la conformité

La mairie dit aussi vouloir surveiller de près les effets du projet sur la circulation et la sécurité. « Notre responsabilité, ça va être de s’assurer que la circulation se fait de façon sécuritaire », souligne Mme Théroux-Séguin.

Selon la mairesse, l’arrondissement peut encadrer le projet, imposer des conditions raisonnables et demander des ajustements, mais il ne peut pas exiger un retour au modèle précédent. Pour cause, le projet de remplacement est conforme au Plan d’urbanisme et de mobilité, adopté en 2025, ce qui limite la marge de manœuvre des élus.

« On administre et on gère une ville avec les règlements qu’on a », résume-t-elle.

Une séance ouverte à tous

Face à la grogne, une séance extraordinaire du conseil d’arrondissement, prévu ce mercredi, en soirée, doit permettre aux élus d’entendre les arguments avant de trancher.

« Tout le monde est invité à venir faire entendre sa voix », souligne Maude Théroux-Séguin. À travers cette séance, la mairesse veut que les parties s’expriment et s’expliquent. « Le premier pas pour la gestion du changement, c’est d’informer les gens correctement », dit-elle.

Le promoteur détaillera les modifications qu’il a apportées à son projet. Les élus pourraient statuer séance tenante ou lors du prochain conseil d’arrondissement, le 14 septembre.

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