Trop peu de gens sont vraiment en forme

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Chez les jeunes, la forme décline. À peine 20 % des 12-17 ans appliquent les recommandations de la Santé publique en matière d’activité physique. Nul ne leur demande d’escalader le mont Royal au pas de course chaque matin. Non. Juste une heure par jour, divisée en deux ou trois petites tranches. Entre deux séances de jeu vidéo ou de défilement (scrolling) sur TikTok ou Snapchat, par exemple.

Le bulletin de santé des adultes n’est guère plus reluisant. On leur suggère 150 minutes d’activité par semaine. Moins de la moitié d’entre eux respecte ce temps. Et chez les aînés ? Seul un tiers est encore dans le coup. Ajoutons à cela les vilaines habitudes de notre époque : la sédentarité, devenue la norme honteuse, ou l’assiette, souvent – presque toujours – trop salée, sucrée ou transformée.

Les chiffres sont faciles à vérifier. Statistique Canada, Statistique Québec et l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) offrent des floppées de données. Autrement, les constats de ParticipACTION, un organisme canadien qui encourage la population à bouger plus et à s’asseoir moins, sont sans appel.

La situation est aussi lourde, pour ainsi dire, que le silence d’un médecin qui referme votre dossier et tarde à vous faire part de votre état de santé.

Combien cela coûte-t-il ? L’inactivité physique représenterait 3,9 milliards de dollars par année en soins de santé au Canada. Si 10 % des gens bougeaient davantage, on épargnerait chaque année 629 millions. Les maladies cardiaques et le diabète de type 2, notamment, grugent nos portefeuilles et squattent nos lits d’hôpital, quand on pourrait largement l’éviter. En fait, une société en forme, c’est aussi une note allégée pour tout le monde. Une petite marche suffirait pour faire fondre la facture… enfin presque.

Bien entendu, personne ici ne brandit de jugement. C’est juste un rappel collectif du fait que personne n’a envie de mal vieillir. Ni de compter le restant de ses sous depuis un lit d’hôpital.

Alors, comment faire sa part pour se garder en bonne condition physique ? C’est autour de cette question que nous avons bâti le dossier de ce numéro. Nos explorations sur huit pages donnent une idée de ce qui est offert et de ce qui est faisable, ici, à Ahuntsic-Cartierville. Et, apparemment, ce n’est pas très compliqué. Allez, on ne lâche pas !

Cet article a été publié dans la version papier du JDV du mois d’octobre 2026.

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