Ce qui change pour le ramassage des ordures

La collecte des ordurestoutes les deux semaines mettra-t-elle fin aux dépôts sauvages? Photo : Amine Esseghir / JDV

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Le 1er octobre, la collecte des ordures ménagères passait à une fois toutes les deux semaines dans les districts de Sault-au-Récollet et Ahuntsic. La mesure vise les bâtiments de huit logements et moins, et donnera lieu au déploiement de nouveaux bacs dotés de puces RFID.

La collecte demeurera donc hebdomadaire pour les immeubles de neuf logements et plus, les établissements, les commerces et les industries.

La collecte des ordures toutes les deux semaines mettra-t-elle fin aux dépôts sauvages? Photo : Amine Esseghir / JDV

La tentation pourrait dès lors être grande de déposer chaque semaine ses ordures avec celles des commerces voisins. L’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville en est conscient, et demande aux citoyens de faire preuve de civisme. « Nous demandons aux foyers concernés de respecter le nouvel horaire en vigueur en déposant leurs ordures en bordure de rue une fois toutes les deux semaines », indique un courriel envoyé au Journal des voisins (JDV) par le service des communications de l’arrondissement.

L’administration municipale croit que l’effort de chaque foyer contribue à l’action collective pour réduire les déchets qui partent à l’enfouissement. Contrairement au recyclage et au compostage, la collecte des ordures ne permet pas de valorisation. En revanche, le ramassage des matières recyclables et des résidus alimentaires, qui, lui, demeure hebdomadaire, permet de réduire la quantité des ordures ordinaires. La Ville invite les citoyens à utiliser pleinement ces autres types de collectes, car les capacités d’enfouissement sont limitées, et une part importante de ce qui se retrouve encore dans les ordures pourrait être recyclée ou compostée.

Notons que le nouvel horaire des collectes s’étendra à Bordeaux-Cartierville et Saint-Sulpice l’année prochaine.

Des bacs et des puces RFID

De nouveaux bacs, distribués dans le cadre de l’espacement de la collecte, seront munis d’un transpondeur RFID (puce d’identification par radiofréquence) permettant de les repérer et de les identifier à distance, selon le même principe que le paiement sans contact à l’épicerie. « Il est toutefois important de préciser que l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville ne possède pas de lecteurs RFID. Ces puces ne serviront donc pas à peser les déchets ou à établir une tarification selon la quantité d’ordures produites », souligne le service des communications.

À titre d’information, à Beaconsfield, dans l’ouest de l’île de Montréal, les bacs RFID sont en place depuis quelque temps, et la Ville facture les ordures ménagères à la fin de l’année, en même temps que la taxe d’eau, en fonction du nombre de collectes effectuées et du format du bac choisi par le foyer.

Rien de tel n’est toutefois prévu à Ahuntsic-Cartierville. « Il n’est pas dans les plans de l’arrondissement d’instaurer une tarification des citoyens en fonction du poids ou de la quantité de leurs déchets », promet-on. La technologie ne devrait pas non plus servir à donner des constats d’infraction.

Il faut néanmoins savoir que le non-respect des règlements en matière de propreté et d’élimination des matières résiduelles est passible d’amendes. Elles varient de 250 $ pour une première infraction à 1000 $ en cas de récidive. Les dépôts sauvages majeurs peuvent entraîner des poursuites à la cour municipale. Les montants sont alors encore plus élevés.

Ce qu’il faut retenir ici, c’est que la puce RFID servira essentiellement à consigner la livraison de chaque bac, les réparations effectuées et les interventions associées, le but étant d’assurer une meilleure traçabilité du matériel et du service rendu. Le fournisseur assurera la livraison et la réparation des bacs, et l’arrondissement en demeurera propriétaire.

Précisons enfin qu’il n’est pas nécessaire d’attendre la livraison des nouveaux bacs. Le nouvel horaire s’applique dès maintenant, et les sacs noirs seront toujours ramassés.

La livraison des bacs a du retard. Elle devrait débuter ce mois-ci pour se terminer à la fin de novembre. Cette même information est fournie dans les communications de l’arrondissement et par le 311.

Le nombre de bacs fournis varie selon le nombre de logements. Une maison unifamiliale ou un immeuble de deux logements reçoit un bac de 240 litres. Un immeuble de trois ou quatre logements obtient deux bacs de 240 litres. Les immeubles de cinq à huit logements ont droit à deux bacs de 360 litres.

Cet article a été publié dans la version papier du JDV du mois d’octobre 2026.

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